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A vue de monde

NOUVELLES EMEUTES EN BANLIEUE FRANÇAISE

La mort de deux adolescents a entraîné une escalade de violence en banlieue parisienne. Le calme est revenu mercredi dernier.

Le calme est revenu à Villiers-le-Bel, une commune sensible du Val d’Oise située en banlieue parisienne, théâtre en début de semaine dernière d’affrontements entre jeunes et forces de police. Deux ans après les émeutes urbaines de l’automne 2005, ces nouvelles échauffourées qui se sont propagées à quelques communes environnantes, ont fait 82 blessés du côté des policiers, des centaines de voitures brûlées, des magasins pillés et plusieurs édifices publics incendiés. A l’origine de ces affrontements : la mort lundi dernier en fin d’après-midi de deux adolescents. Ils roulaient sans casque avec leur mini moto, quand ils ont percuté une voiture de police qui patrouillait dans la cité.

Recevant les familles des victimes à son retour de Chine, Nicolas Sarkozy a ouvert une information judiciaire contre X pour « homicides involontaires », afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de l’accident. Pour l’heure, la thèse officielle retenue est celle de l’accident de circulation et les premiers éléments de l’enquête écartent toute responsabilité des policiers. Mais tout en appelant au calme, les proches des victimes contestent cette version des faits et accusent les fonctionnaires d’avoir délibérément percuté la mini moto.

Jeudi, dans une allocution télévisée, le président de la République a prôné la fermeté envers les jeunes qui ont notamment tiré au fusil sur les policiers. « Je ne prends pas ce genre d’évènements à la légère. Un fonctionnaire a perdu un œil, un autre a été lynché à coups de barre de fer. Pour eux (les coupables), ce sera la cour d’assises ».

Il s’est refusé à mettre un sou supplémentaire dans le tissu social des banlieues, déclarant : « Je ne répondrai pas en donnant plus de moyens ». Et a renvoyé l’opposition comme certains membres de sa majorité dans les cordes, qui réclamaient le retour de la police de proximité. Instaurée sous le gouvernement Jospin, cette police de proximité basée sur un lien plus étroit entre les policiers et le tissu social local, avait fait ses preuves au regard des chiffres sur la délinquance.

Pour François Hollande, premier secrétaire du PS, ces nouvelles émeutes urbaines traduisent « une crise sociale et politique profonde ». Didier Vaillant, le maire de Villiers-le-Bel, a rappelé que sa commune enregistre « 19% de chômeurs ».

Le scénario qui a précédé les émeutes a fait craindre une escalade de violences similaire à 2005. La mort dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) de deux jeunes poursuivis par la police avait provoqué trois semaines de violences urbaines sans précédent dans l’histoire contemporaine du pays.

Matthieu Hérault

LE COUP D’ETAT MONARCHIQUE DE CHAVEZ
QUE DIEU SAUVE LE VENEZUELA

Pour la première fois, Hugo Chavez est perturbé dans son assurance tranquille car ses opposants mobilisent autant que lui, sinon plus. Le voilà donc exposé au risque d’un vote négatif au référendum constitutionnel de ce premier dimanche de décembre, initié pour lui permettre de se présenter ad vitam aeternam aux élections présidentielles. Est-ce la raison qui le pousse à titiller le nationalisme vénézuélien en accusant au cours de la campagne, ses opposants de collusion avec l’impérialisme américain pour le renverser et faire échec aux réformes sociales qu’il propose au bénéfice de son peuple ? Il n’y a pas grand doute à cet égard tellement la manœuvre est grossière. En tout cas, tout démocrate sincère ne peut que s’inquiéter des dérives monarchistes qu’on constate dans ce pays pris en otage par un homme des plus fantasques, et souhaiter que pour l’avenir de la démocratie vénézuélienne et pour couper court à toute contagion, le peuple ait raison de sa révolte contre ce bradage de sa démocratie chèrement reconquise ! Une idée des deux forces en présence dans la capitale, avec les deux photos ci-dessous !


Une marée humaine manifestant
contre la réforme constitutionnelle
à Caracas. (Photo : Reuters)


Une marée humaine manifestant pour la réforme constitutionnelle (Photo Lorient-le-Jour)




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