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San Finna N°442 du 03 au 09 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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CAMPAGNE DU MINISTERE DE LA SANTE
POINT DE REPIT POUR LA ROUGEOLE

Jeudi 29 novembre 2007, le ministre de la Santé Alain Yoda, accompagné de son staff et de responsables de l’UNICEF ont présenté à la presse nationale la campagne intégrée de Rougeole + Vitamine A. Campagne, troisième du genre après 2001 et 2004, qui vise à renforcer l’immunité des enfants de moins de cinq ans.

De la lecture de la déclaration liminaire, il est ressorti que pour la majorité des pays, la rougeole demeure un problème de santé publique et est l’une des principales causes de décès chez le jeune enfant.

Le ministre, avant de situer les journalistes sur les différents programmes en matière de lutte contre le mal depuis les années 1990 à nos jours, a tenu à montrer le cadre dans lequel se situait la présente campagne.

En effet, il parlera du sommet mondial pour l’enfance de 1990 qui avait eu à fixer les objectifs de réduction de 90 % de la morbidité et 95 % de la mortalité imputable à cette maladie.

Pour l’atteinte de ces objectifs, 4 stratégies allant du renforcement de la vaccination systématique à l’amélioration de la prise en charge des cas, avaient été définies.


Enfant atteint de rougeole
(http://medecinetropicale.free.fr
/images/rougeole2.jpg)

Depuis 2006, le Burkina Faso, après avoir expérimenté différents programmes, a introduit le Pentavenlent qui est un vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et l’hémophilus influenza B, dans tous les districts sanitaires, « élargissant ainsi le spectre de protection des enfants contre 9 maladies ». La couverture vaccinale s’étant accrue, le taux de couverture en 2006 a été de 88 %.

La présente campagne vise à toucher 3.000.000 d’enfants et connaîtra un début d’exécution le 1er décembre 2007 (samedi passé, donc). Deux stratégies seront utilisées.


L’une est fixe et se fera au sein des formations sanitaires pour les populations vivant dans un rayon de moins de 5 kilomètres, et l’autre dénommée « Stratégie avancée pour les populations qui vivent au-delà des 5 km des centres de santé ». Pour cette dernière, les agents se déplaceront vers les villages pour vacciner les enfants.

Il a été précisé que les conditions habituelles de sécurité vaccinale sont observées et un système de surveillance et de gestion des effets secondaires mis en place.

En plus de cette campagne de vaccination anti-rougeoleuse, la vitamine A sera également administrée aux enfants de 6 mois à 5 ans, soit près de 3.300.000 enfants en vue de renforcer leur système immunitaire.

Combien d’agents pour ce faire ? Et quels moyens seront mis en œuvre ?

2940 équipes de vaccination, composées surtout d’agents de santé et de volontaires, soit au total 11.762 personnes, seront sur le terrain. En terme de coût, l’estimation est de 1.149.882.208 fcfa, représentant les coûts opérationnels plus vaccins et matériels d’injection.

L’Etat contribue pour plus de 287.000.000 fcfa à cette opération.

Les deux séquences de questions et réponses ont contribué au débat, à renforcer les esprits sur l’importance d’une telle campagne au bénéfice de ceux qui constituent l’avenir de notre pays, c’est-à-dire les enfants.

TN


LE COBA A PROBLEME DE PAMA
L’AFFAIRE EST LOIN D’ETRE TERMINEE


La semaine dernière, nous levions le lièvre dans l’affaire du coba de Pama. En effet, nous expliquions qu’on aurait découvert dans le frigidaire du maire de cette ville, de la viande de coba qui aurait été tuée pendant la période de chasse interdite et on se demandait, si c’était vrai, quelles en seraient les suites.

L’histoire, à en juger par sa reprise dans les médias, n’a pas laissé indifférents les Burkinabé. C’est ce qui explique sans doute qu’elle continue à provoquer des révélations et des commentaires. Il nous parvient en effet par bribes à la Rédaction, que des efforts seraient menés pour faire sauter l’infraction, voire la disqualifier en la banalisant. Il n’y aurait pas eu en effet braconnage puisque le coba se serait trouvé dans une enceinte privée mais on voit bien que c’est plutôt tiré par les cheveux puisqu’enceinte privée ou pas, le propriétaire (Maurice Bardé, patron de « Yayanga Safari ») ne semble pas avoir donné son accord pour l’abattage de sa bête.

En tout état de cause, à Pama, on ne veut pas que cette affaire tourne en une impunité qui laisserait sur le carreau, le seul second couteau, actuellement au frais. On relève avec insistance que celui qui a été arrêté a eu un donneur d’ordre, un commanditaire, comme on le dit et qu’il faut l’identifier. Et même si les investigations prouvent que c’est le maire en personne, il doit répondre de ses actes. L’affaire fait d’autant plus de bruit que ce ne serait pas le seul coba qui ait été par ces méthodes, passé à la casserole : on en dénombrerait au moins 5 ! Les victimes ici ne se limitent pas à l’expatrié qui pourrait avoir bien de raisons, malheureusement, de ne pas actionner la justice (on est au Faso) ; les victimes, ce sont aussi les populations de la région, c’est la loi burkinabé égale pour tous qui semble bien avoir été violée, et en pareil cas, nul n’étant au-dessus de la loi, il faut que force reste à la loi. Voilà ce qu’on dit à Pama où on en a marre d’être l’objet de braquages à longueur de journée, de braconnages sans que des secours conséquents ne viennent de Ouaga, comme si on n’était pas de la même république !

Dans le même registre des braquages, notons qu’un autre maire de la même région serait dans le collimateur de la police parce que des braqueurs auraient été arrêté en possession d’une arme qui serait la sienne. Drôles de maires, si c’est confirmé !

Bala Sibiri





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