San
Finna N°442 du
03 au 09 Décembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
KAMIL
IDRISS, DG DE L’OMPI
UN PROTEGE QUI N’EN FINIT PAS
DE SALIR L’IMAGE DU CONTINENT
En
évoquant le cas Kamil Idriss dans notre numéro
435 parmi bien d’autres exemples de fonctionnaires
internationaux africains qui desservent l’Afrique
par leurs indélicatesses et penchants prébendaires,
nous ne pensions pas avoir mis la main sur un tel nid
de vipères ! Immédiatement après
l’écrit, nous en avons appris des vertes
et des pas mûres sur l’individu et même
reçu des correspondances nous communiquant des
documents probants non encore rendus publics, le concernant.
Si tout cela se trouve vérifié par un traitement
judiciaire, Kamil Idriss, patron de l’Organisation
internationale de la Propriété intellectuelle
(OMPI), faussaire invétéré, apparaîtra
comme un fieffé larron.
Commençons
d’abord par les larcins qui lui sont directement
ou indirectement imputés. Selon des organes
de presse qui n’en font pas mystère,
dont « Le Matin on line », journal suisse
du 26 juin 2006, plusieurs affaires pourraient impliquer
d’une façon ou d’une autre Kamil
Idriss. Il y a d’abord celle de ces 3,5 millions
de francs suisses qu’un intermédiaire
ghanéen, M.C, aurait perçu de la part
de 3 entreprises genevoises pour obtenir de l’OMPI
un contrat de construction. Cet intermédiaire
aurait reversé 325.000 f suisses à
un proche collaborateur de Kamil Idriss, collaborateur
ami d’ailleurs de Kojo Anan, fils de l’ancien
SG de l’ONU mis en cause dans un certain dossier
« Pétrole contre nourriture ».
Deuxième affaire : un autre fonctionnaire
de la maison s’est occupé en 2003, de la
construction de la piscine, propriété privée
de Kamil Idriss, travaux payés en liquide. S’y
ajoute l’aménagement d’une autre piscine
plus petite ; faits qui montrent comment le directeur
met à contribution l’organisation à
des fins personnelles. Ca s’appelle, sinon du détournement,
de l’abus de biens sociaux.
Autre dossier : il s’agit des projets informatiques
Wiponet Impact lancés par Kamil Idriss qui ont
coûté la bagatelle de 1000 millions de frs
suisses sans avoir véritablement fonctionné,
et la règle élémentaire voudrait
qu’on sache où cette somme est passée.
Des affaires de ce genre, il y en a en veux-tu, en voilà.
Il est même fait état dans les documents
qui nous ont été envoyés de ce que
le directeur aurait cherché à récupérer
9.000 fr suisses pour frais de déménagement
en produisant une fausse facture, et le pot aux roses
aurait été découvert, la société
déniant avoir fait de déménagement.
Maintenant, s’agissant des faux, en sus des contrefaçons
dont il s’est rendu coupable sur son âge,
il aurait aussi soumis aux services compétents
de l’OMPI, 4 attestations au nom de sa mère
pour obtenir la prime pour personne à charge pour
elle. Le grand problème dans cette affaire, c’est
que chaque document censé être signé
par sa mère porte, à ce qu’on peut
voir en pièces jointes, une signature différente.
Il faudrait, pour la réputation de l’Afrique,
qu’on apprenne aussi à ne pas encourager
l’impunité à ce haut niveau de représentation
du continent. On peut dire ce qu’on veut de George
W. Bush mais devant les extravagances de Paul Wolfowitz,
il n’a pas défendu son protégé.
Non seulement les pays africains ne s’inscrivent
pas dans la condamnation de cette forme d’impunité
mais ils organisent la défense de leur protégé
en imputant l’acharnement dont il serait l’objet,
à des motifs racistes, obtenant même une
espèce de sortie honorable sous forme d’impunité
en lui permettant de rester encore une année à
son poste, avec un salaire garanti jusqu’à
la fin de son mandat, soit jusqu’en 2010. D’ici
là qu’on organise des difficultés
en 2008 pour faire des blocages à sa succession,
c’est pas loin, et notre bonhomme serait parti encore
pour des « rab » à la tête de
l’OMPI. Perspective funeste non seulement pour la
maison et l’image du continent mais aussi pour les
1.300 employés qui voient ainsi aller à
vau-l’eau cet outil si précieux pour eux
et le monde entier.