Mise à jour le 02/12/2007
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San Finna N°442 du 03 au 09 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

KAMIL IDRISS, DG DE L’OMPI
UN PROTEGE QUI N’EN FINIT PAS
DE SALIR L’IMAGE DU CONTINENT

En évoquant le cas Kamil Idriss dans notre numéro 435 parmi bien d’autres exemples de fonctionnaires internationaux africains qui desservent l’Afrique par leurs indélicatesses et penchants prébendaires, nous ne pensions pas avoir mis la main sur un tel nid de vipères ! Immédiatement après l’écrit, nous en avons appris des vertes et des pas mûres sur l’individu et même reçu des correspondances nous communiquant des documents probants non encore rendus publics, le concernant. Si tout cela se trouve vérifié par un traitement judiciaire, Kamil Idriss, patron de l’Organisation internationale de la Propriété intellectuelle (OMPI), faussaire invétéré, apparaîtra comme un fieffé larron.


Kamil Idriss
(http://www.interet-general.info/IMG/Kamil-Idris-1.gif

Commençons d’abord par les larcins qui lui sont directement ou indirectement imputés. Selon des organes de presse qui n’en font pas mystère, dont « Le Matin on line », journal suisse du 26 juin 2006, plusieurs affaires pourraient impliquer d’une façon ou d’une autre Kamil Idriss. Il y a d’abord celle de ces 3,5 millions de francs suisses qu’un intermédiaire ghanéen, M.C, aurait perçu de la part de 3 entreprises genevoises pour obtenir de l’OMPI un contrat de construction. Cet intermédiaire aurait reversé 325.000 f suisses à un proche collaborateur de Kamil Idriss, collaborateur ami d’ailleurs de Kojo Anan, fils de l’ancien SG de l’ONU mis en cause dans un certain dossier « Pétrole contre nourriture ».

Deuxième affaire : un autre fonctionnaire de la maison s’est occupé en 2003, de la construction de la piscine, propriété privée de Kamil Idriss, travaux payés en liquide. S’y ajoute l’aménagement d’une autre piscine plus petite ; faits qui montrent comment le directeur met à contribution l’organisation à des fins personnelles. Ca s’appelle, sinon du détournement, de l’abus de biens sociaux.

Autre dossier : il s’agit des projets informatiques Wiponet Impact lancés par Kamil Idriss qui ont coûté la bagatelle de 1000 millions de frs suisses sans avoir véritablement fonctionné, et la règle élémentaire voudrait qu’on sache où cette somme est passée.

Des affaires de ce genre, il y en a en veux-tu, en voilà. Il est même fait état dans les documents qui nous ont été envoyés de ce que le directeur aurait cherché à récupérer 9.000 fr suisses pour frais de déménagement en produisant une fausse facture, et le pot aux roses aurait été découvert, la société déniant avoir fait de déménagement.

Maintenant, s’agissant des faux, en sus des contrefaçons dont il s’est rendu coupable sur son âge, il aurait aussi soumis aux services compétents de l’OMPI, 4 attestations au nom de sa mère pour obtenir la prime pour personne à charge pour elle. Le grand problème dans cette affaire, c’est que chaque document censé être signé par sa mère porte, à ce qu’on peut voir en pièces jointes, une signature différente.

Il faudrait, pour la réputation de l’Afrique, qu’on apprenne aussi à ne pas encourager l’impunité à ce haut niveau de représentation du continent. On peut dire ce qu’on veut de George W. Bush mais devant les extravagances de Paul Wolfowitz, il n’a pas défendu son protégé. Non seulement les pays africains ne s’inscrivent pas dans la condamnation de cette forme d’impunité mais ils organisent la défense de leur protégé en imputant l’acharnement dont il serait l’objet, à des motifs racistes, obtenant même une espèce de sortie honorable sous forme d’impunité en lui permettant de rester encore une année à son poste, avec un salaire garanti jusqu’à la fin de son mandat, soit jusqu’en 2010. D’ici là qu’on organise des difficultés en 2008 pour faire des blocages à sa succession, c’est pas loin, et notre bonhomme serait parti encore pour des « rab » à la tête de l’OMPI. Perspective funeste non seulement pour la maison et l’image du continent mais aussi pour les 1.300 employés qui voient ainsi aller à vau-l’eau cet outil si précieux pour eux et le monde entier.

VT






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