San
Finna N°442 du
03 au 09 Décembre 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
BIB
UN PORTE-MONNAIE ELECTRONIQUE SUR LE MARCHE
Le
vendeur en chef d’argent de la Banque Internationale
du Burkina (BIB) comme il aime à répéter,
Monsieur Gaspard Ouédraogo et son staff ont rencontré
la presse nationale le 29 novembre passé pour présenter
le nouveau-né baptisé Africards, avant de
procéder dans la soirée, à son lancement
officiel sur le site du SIAO. Monsieur le premier Ministre,
Tertius Zongo, a rehaussé de sa présence,
la cérémonie.
tertius
Zongo , recevant des mains de Gaspard Ouédraogo
une carte Africards
Africards,
à la lumière des explications, est
une carte électronique sous forme de porte-monnaie
et on n’aurait pas besoin d’avoir un
compte pour la posséder. C’est une
carte Visa prépayée et rechargeable
soit par les services compétents, soit de
carte à carte via Internet. A chaque opération,
une alerte SMS fait la situation sur votre portable.
Bientôt, assurent les responsables, un serveur
vocal viendra parfaire le service à la clientèle.
Une gamme de cartes sera mise à la disposition
de la clientèle, telles les cartes Elite,
Bleu, Argent ou Or. Mais dès à présent,
le Bleu et l’Argent sont disponibles, soit
en anonyme, soit estampillé de votre nom.
Le coût d’achat de la carte sans crédit
est de 20.000 et 30.000 francs CFA.
Avec l’explosion technologique, la globalisation,
nous pouvons dire qu’un tel produit, s’il
est bien maîtrisé, avec des taxes réduites,
sera un soulagement pour nombre de citoyens. Nous sommes
depuis longtemps confrontés à la criminalité
et au grand banditisme ci fait que beaucoup de personnes
se voient spolier de leurs biens, quelquefois au péril
de leur vie. Et plusieurs fois, nous sommes revenus sur
la nécessité pour les voyageurs, de ne pas
emporter par-devers eux, de fortes sommes d’argent.
Un tel produit qui fait office de portefeuille et à
usage multiple ne pourrait qu’être bénéfique.
A titre d’exemple, les achats dans les supermarchés
avec terminaux Visa, les achats et services sur Internet
et autres services tels que les réservations dans
les hôtels ou les locations de véhicule.
Si on peut donc faire l’éloge de cette carte
qui offre tant d’opportunités sans obligation
d’avoir un compte bancaire, elle n’est toutefois
pas exempte de tout reproche. A chaque recharge, les prestataires
prélèvent 5.000 FCFA. Il aurait été
judicieux que ce prélèvement se fasse en
tenant compte ou au prorata du niveau de revenus des clients.
En plus, on est astreint à une multitude de taxes
qui peuvent décourager les moins nantis.
Malgré les déboires que connaît cette
institution financière, ses problèmes en
justice puisqu’il semble que la BIB doive un paquet
de milliards à un citoyen qui l’aurait assigné
en justice, le DG Gaspard Ouédraogo et ses hommes
paraissent décidés à vendre cher
la peau de la banque. En attestent des initiatives comme
celle d’Africards ! Si on revoit le coût d’utilisation
et qu’on assure, comme cela est annoncé la
popularisation, cela peut très bien marcher.
Des guichets seront ouverts à l’Hôtel
Amiso et sur l’Avenue Kwame N’Krumah dans
les jours à venir.
Aristide
Ouédraogo
LIERME
SOME, NOTRE CONFRERE
A ETE INHUME LE 27 NOVEMBRE 2007
Dans
le village de Kopper, à quelques encablures
de Dano, des membres d’une délégation
de journalistes dirigée par Chérif
Sy, président de la Société
des éditeurs de la presse privée,
ont représenté l’ensemble des
organes du privé à l’enterrement
de notre confrère et grand ami Liermé
Somé, ancien Directeur du journal L’Indépendant.
Un parcours sur près de 300 km dans un car
fourni par le Ministère en charge de l’Information
a permis aux 15 journalistes à bord, d’échanger
sur la personnalité du disparu.
Dans le village de notre confrère, l’ambiance
qui y régnait a définitivement prouvé
à la délégation et aux représentants
du Conseil supérieur de la communication que celui
qui ne sera plus parmi nous, était un homme respecté,
aimé et supporté. En effet, tous les villageois,
les amis et autres fans du journaliste étaient
tous présents.
Ce monsieur que nous avons pris le temps de lire depuis
les années 90 à travers les colonnes du
journal « Le Pays », « Bendré
», « Journal du Soir » et « L’Indépendant
», a beaucoup fait pour la liberté, la justice
et l’équité au Faso. Il a œuvré
à l’image de notre confrère Norbert
Zongo assassiné en décembre 1998.
Liermé, en écrivant ces lignes, on est triste
de mettre un point à la fin parce que nous sommes
persuadés que la vie d’un homme comme toi
n’a pas de fin. Alors, que la terre du Burkina Faso,
que tu as contribué à construire, te soit
légère.