BILLET
SCANDALE A LA DOUANE BURKINABE ?
A Ouagadougou,
il faut reconnaître qu’il y a rarement
de fumée sans feu. Déjà depuis
quelque temps, la grogne se faisait sentir par
rapport aux tracasseries dont les commerçants,
et même les simples particuliers, étaient
l’objet. C’étaient des contrôles
par ci par là de la façon la plus
inattendue, la plus désagréable,
portant surtout jusqu’aux engins à
deux roues de plus de 50 cl, notamment les motos
de type JC et autres. Et comme nous sommes au
Burkina Faso où le laxisme, les affaires
vont bon train, avec des complicités haut
placées, ceux qui sont en règle
en matière de cycles ne sont pas nombreux.
Voilà pourquoi, en quelques jours, nous
avons vu la température monter avec des
gens courant à gauche et à droite
pour avoir de quoi aller retirer un engin sans
carte, sans plaque, un engin sans pièces,
etc.
Mais ce qui a donné les « boules
», c’est le pourquoi de cette rage
soudaine de faire rentrer de l’argent dans
les caisses de l’Etat. Des responsables
n’ont pas fait leur boulot ou ont préféré
se servir plutôt que servir l’Etat
de telle sorte qu’il y a eu des contre-performances
en matière de recettes fiscales et douanières.
Il en résulte un manque à gagner
pour le budget de l’Etat. Et ça,
il faut coûte que coûte faire payer
le Burkinabé lambda.
Quand sur ces entrefaites, on apprend que le DG
de la Douane aurait été entendu
par la justice toute la journée du mercredi
5 décembre, qu’il aurait même
été inculpé mais gardé
chez lui, on comprend que les commentaires et
critiques se soient répandus à Ouagadougou
comme une traînée de poudre. Pourquoi
n’en fait-on pas état ? Pourquoi
est-il chez lui ?
Est-ce parce que, comme on dit, il y aurait une
guerre de clans au sein de la justice et que l’inculpation
aurait été faite en brûlant
la politesse de l’information préalable
au ministre de la Justice ? Est-ce parce que les
faits (une imitation ou un faux en signature ayant
porté sur un décaissement d’environ
200 millions de nos francs) remontent à
plusieurs années, à l’époque
où il était le patron de la législation
et de la réglementation, sont prescrits
?
On ne sait rien de tout cela, et la meilleure
façon d’éviter les extrapolations,
c’est d’éclairer au plus vite
la lanterne des citoyens.
A.O
BILLET
COOPERATION DECENTRALISEE FRANCE/BURKINA
DES ASSISES FRUCTUEUSES DU 06 AU 08 DECEMBRE
Plusieurs
hautes autorités de notre pays, des élus
français et bien d’illustres personnages
tels Charles Josselin, Président de Cités
Unies-France et le secrétaire Exécutif
de l’Association Internationale des Maires
Francophones (AIMF), étaient présents
à la cérémonie d’ouverture
avec le président du Faso. Voilà
sur l’importance du panel des participants..
Trois journées de travaux ont été
nécessaires pour permettre aux participants
des deux pays et leurs alliés du monde
pour discuter de l’avenir de la coopération
décentralisée entre le Burkina Faso
et la France.
Trois plénières, autant d’ateliers
et neuf forums libres leur ont permis de jeter
un coup d’œil sur cette coopération.
Ils ont échangé notamment sur les
voies et moyens qu’il faudrait emprunter
pour appuyer institutionnellement les collectivités
locales. Les stratégies de mobilisation
des ressources financières nécessaires
au développement local ont été
définies. Les relations entre collectivités
territoriales pendant ces travaux, ont été
renforcées et les assises ont permis aux
participants de répondre à la question
: « Quelles synergies possibles entre collectivités
territoriales du Burkina Faso et les PME françaises
? ».
La jeunesse n’a pas été en
reste. Le thème du premier forum libre
s’est penché sur l’emploi des
jeunes et le rôle que peut jouer la coopération
décentralisée.
Les questions essentielles des femmes élues,
de l’assainissement, de l’environnement,
de la culture, de la santé.., ont trouvé
des oreilles attentives lors de ces trois jours
de travaux.
Depuis 1995, bien entendu, après les premières
élections municipales de la 4ème
République, cette dynamique de coopération
s’est mise progressivement en place. Aujourd’hui,
le Burkina n’est pas un parent pauvre de
la coopération décentralisée,
et les assises qui viennent de s’achever
devraient permettre une plus grande implantation
de celle-ci, d’autant plus que ces assises
auront contribué à clarifier les
axes à travers lesquels cette coopération
va se développer institutionnellement pour
le bien des collectivités et de leurs habitants.