Mise à jour le 09/12/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°443
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°443 du 09 au 16 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

CONTESTATION DEMOCRATIQUE EN BOLIVIE
MORALES EN DIFFICULTE APRES CHAVEZ ?

Depuis les civilisations précolombiennes, les Conquistadors, Simon Bolivar, le système des vases communicants fonctionne parfaitement en Amérique Latine. Rares sont les évènements produits dans un pays, surtout lorsqu’ils sont politiques, à ne pas avoir d’influence dans le sous-continent. On pourrait d’ailleurs s’étonner que l’intégration, depuis Simon Bolivar, n’ait pas fait plus de chemin dans cette partie du monde. Cette perméabilité des phénomènes politiques s’est encore vérifiée tout dernièrement à travers la contagion du phénomène Chavez en Amérique Latine. La vague socialiste a en effet gagné plusieurs Etats latino-américains par imitation de Chavez et grâce à son activisme. Mais après une période ascendante, va-t-on assister au reflux du phénomène ? Il y en a qui le croient qui, après la déconvenue du numéro un vénézuélien battu au référendum qu’il a commandé, tournent les yeux vers son colistier, Evo Morales, qui semble actuellement connaître les mêmes assauts d’une partie de l’opinion, excédée par son socialisme ici et maintenant, ne s’embarrassant pas des préoccupations constitutionnelles.


Evo Morales
Les conditions dans lesquelles s’est déroulée dernièrement, la réforme de la constitution (intervenue sans les 2/3 des voix requises et en l’absence de l’opposition) a mis le feu aux poudres entraînant de plus en plus de Boliviens dans des actions de désobéissance civile. Là-bas, comme au Venezuela, Morales est accusé de vouloir confisquer le pouvoir au peuple, de favoriser les siens et de les aider à s’en mettre plein les poches en s’abritant derrière une rigueur socialiste de façade.


Ce dernier, sûr de son fait comme Chavez, réagit en s’adossant au peuple. Il en appelle à un référendum pour le départager de ses détracteurs. Le peuple dira si oui ou non, il est d’accord avec ses réformes. Mais là où il mouche quelque peu Chavez, c’est qu’il va jusqu’au bout de ses intentions en demandant un « référendum révocateur ». Il rejoint ainsi de Gaulle, reste fidèle aux principes de la légitimité populaire en prévenant que s’il est désavoué, il quittera le pouvoir.

Bravo à Morales qui, soit dit en passant, a demandé à ses adversaires (les préfets élus), s’ils sont sûrs d’eux, de soumettre également leur propre mandat à ce référendum ! Voilà une situation de défi démocratique bien intéressante si tant est que les élections à venir seront justes, équitables et transparentes !

VT






Site réalisé par Come Tell The World