Mise à jour le 16/12/2007
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°444
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°444 du 17 au 23 Décembre 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

PAS DE POURSUITES
CONTRE OMAR BONGO ET DENIS SASSOU N’GUESSO

Le Parquet de Paris a classé sans suite, la plainte pour « recel de détournement d’argent public » déposée par trois associations à l’encontre d’Omar Bongo et Denis Sassou N’Guesso. Une nouvelle plainte devrait être déposée dans les jours à venir.

« Sans surprise », consentent les associations plaignantes, le Parquet de Paris a annoncé il y a quelques jours que la plainte qu’elles avaient déposée en mars 2007 pour « recel de détournement d’argent public » était classée sans suite.

Omar Bongo et Sassou N’Guesso
(Photo RFI)

Survie, Sherpa et la fédération des Congolais de la Diaspora, accusaient les chefs d’Etat africains Omar Bongo (Gabon) et Denis Sassou Nguesso (Congo) de posséder en France des biens financés par de l’argent public détourné dans leur pays.

L’enquête préliminaire ouverte en juin par le Parquet de Paris n’aura duré que quelques mois. Quelques mois pour confirmer l’existence d’un patrimoine immobilier en France, essentiellement à Paris et dans la région parisienne, dont les propriétaires sont des membres de la famille des Présidents Omar Bongo et Denis Sassou N’Guesso, d’ailleurs eux-mêmes propriétaires de certains immeubles concernés. Mais rien de plus.

Le Parquet de Paris a justifié sa décision en précisant notamment que les infractions relevées par les associations plaignantes, n’étaient « pas suffisamment caractérisées ». Mais dans un communiqué de presse commun, Survie, Sherpa et la FCD dénoncent une manœuvre politique visant à protéger des chefs d’Etat en plein exercice de leurs fonctions.

« L’impossibilité ou la grande difficulté à justifier de l’origine des fonds ayant financé l’acquisition de biens luxueux (…) a toujours été considérée comme suffisante pour justifier l’ouverture d’une information et de la désignation d’un juge d’instruction. (…) Seul le juge d’instruction, compte tenu des pouvoirs qui lui sont conférés, (…) aurait pu établir définitivement les responsabilités. (…) Dans cette décision, la France manque gravement à toutes les obligations internationales auxquelles elle a souscrit du fait de la ratification des conventions internationales de lutte contre la corruption ».

A regard des liens qui ont fait la Françafrique que Nicolas Sarkozy entretient depuis son arrivée à l’Elysée, les associations plaignantes mettent en doute l’indépendance de la justice française. « A se demander si l’arsenal juridique de lutte contre la corruption ne devient pas de plus en plus un tigre en papier dès lors que, pour éviter de contrarier les chefs d’Etats les plus corrompus de la planète, on fait voler en éclat la séparation des pouvoirs ».

Abattues mais pas résignées, les associations reformuleront prochainement une plainte qu’ils déposeront devant le Doyen des Juges d’Instruction de Paris. Dans l’espoir que la justice française ouvre enfin une instruction judiciaire.

Matthieu Herault






Site réalisé par Come Tell The World