Mise à jour le 13/01/2008
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San Finna N°446 du 14 au 20 Janvier 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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LE TRAIN DU DEVELOPPEMENT SUR LES RAILS
DANS LA CAPITALE DU LEERE (ZABRE)

« Nous ne sommes pas venues faire de la politique à Zabré ; nous sommes venues à la rencontre de frères, sœurs et mères afin qu’ensemble, main dans la main, nous puissions explorer les voies et moyens qui peuvent nous conduire vers le développement harmonieux de la capitale ‘du Grand Léeré’ ou encore ‘Léeré Guirame Koom’ (Zabré) » : c’est en ces termes que la porte-parole de l’Association des Femmes Ressortissantes de Zabré (Djimkoum), Mme Christiane Lamizana née Gouba, s’est adressée à une population sortie nombreuse pour la circonstance. C’est l’enceinte de la maison des jeunes de Zabré (en état piteux) qui a servi de cadre à cette rencontre le 29 décembre 2007. Ces braves dames, on l’a senti, ont vraiment à cœur la croissance de Zabré et de sa région.

Cette importante rencontre a connu la présence effective des autorités coutumières et religieuses de Zabré, de Monsieur Boussim Tobignaré président de la communauté Bissa de la région de Zabré vivant en Italie, des cadres de la région et de nombreux autres invités venus de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou et nous en oublions.


Un négoce à Zabré
(http://www.valguarnera.com/
eventi/burkina/20negozio20a0Zabré.JPG)
Comme il fallait s’y attendre, les uns et les autres ne sont pas passés par plusieurs chemins pour dépeindre les mots qui minent le développement de Zabré. Les différents intervenants qui se sont succédés à la tribune de cette assemblée générale, ont été très formels ; si les frères Gouba fument le calumet de la paix, le développement économique, culturel et social de Zabré et de sa région sera une réalité. Certains sont allés jusqu’à dire que c’est la politique qui a divisé Zabré.

Il serait souhaitable, a-t-il été souligné, que les politiciens de la région incluent dans leur programme, la formation de leurs militants à la base ; cela pourrait un tant soit peu éviter ces querelles intestines ou guerres fratricides qui sont devenues monnaie courante à Zabré.

Cette rencontre avait pour objectif d’amener d’une part les filles et les fils de cette partie du Burkina à parler le même langage (celui du développement) et d’autre part à amener les uns et les autres à cultiver l’esprit de tolérance, de pardon, de solidarité, de cohésion, d’entente et d’accepter l’autre dans sa différence afin que main dans la main, tous puissent impulser véritablement le développement de Zabré.

Comme dirait l’autre, ce que femme veut, Dieu le veut. Cette Assemblée générale a été possible grâce à la volonté partagée de trois grandes Dames que sont Madame Lamizana née Gouba Christiane présidente du Groupe d’Action des Femmes pour la Relance Economique de Bobo (GAFREHB), Mme Maré née Gouba Tata, gérante d’un restaurant au secteur 15 de Ouagadougou et de Mme Bancé née Gouba Safoura, opératrice économique à Ouagadougou. Tous ceux qui se sont succédés à la tribune de cette première rencontre unique en son genre à Zabré, ont de façon unanime reconnu l’effort de ces braves dames qui ont fait du développement de Zabré, leur cheval de bataille. Nous osons croire que leur cri de cœur de ces dames sera entendu et que les filles et les fils de Zabré vont relayer au second plan les querelles de clocher et s’engager résolument tout de suite et maintenant au développement socio économique de la région de Zabré.

C’est dans une ambiance bon enfant concoctée par la Troupe Saoura dirigé par Elie Gouba que les femmes ressortissantes de Zabré ont pris congé de leurs invités.

Seydou Diabo


LE DIRECTEUR GENERAL CELESTIN TIENDREBEOGO ETAIT FACE A L’ASSOCIATION DES PRODUCTEURS D’HUILE DE BOBO-DIOULASSO

La salle de conférence de la Sofitex BOBO I a servi de cadre le lundi 24 décembre 2007 dernier dans l’après-midi, à l’organisation d’une rencontre digne d’intérêt entre la SOFITEX et l’Association des producteurs d’huile de Bobo-Dioulasso. Ce partenariat naissant entre la Sofitex et l’association des producteurs d’huile est une première dans la vie de la Sofitex. Cette initiative du Directeur Général Célestin Tiendrébéogo, comme il fallait s’y attendre, a été accueillie avec enthousiasme par l’Association des groupements des huiliers.

En prenant la parole le premier, le Directeur Général a bien voulu énumérer les difficultés auxquelles la filière cotonnière a dû faire face en cette campagne 2007/2008. Parmi ces difficultés, on pourrait citer entre autres, les facteurs climatiques, la baisse du prix du kg de coton graine, la hausse du prix des intrants consécutive à la hausse du prix du baril de pétrole, la chute vertigineuse du cours du dollar et cette publicité mensongère visant à décourager les producteurs à la culture du coton. Ces difficultés, selon le Directeur Général, ont porté un coup à la nationale des fibres textiles burkinabé. Se retrouvant sur la plus haute marche du podium africain avec le titre de premier producteur de coton africain la campagne précédente, la Sofitex occupe aujourd'hui le deuxième rang après l’Egypte.


Le travail du coton au Faso
(Photo de l’Hebdo)

La production attendue au cours de cette campagne serait de 380.000 tonnes et la graine de coton attendue serait d’environ 160.000 tonnes. L’offre étant inférieure à la demande (1.300.000 tonnes), les patrons de la Sofitex ont jugé nécessaire de rencontrer leurs partenaires que sont les associations et groupements des huiliers de Bobo-Dioulasso afin que les choses puissent se passer dans la clarté et d’une façon équitable.

Le DG de la Sofitex aura aussi insisté en disant qu’il ne souhaiterait pas que les semences qui sont allouées aux producteurs ne reviennent dans les usines aux risques d’intoxiquer les consommateurs car ces graines ont été traitées au préalable. Après s’être réjoui de la création de ces usines de transformation, le DG a laissé entendre qu’il pourrait mettre 50.000 tonnes de graine de coton à la disposition des associations et groupements des huiliers.

Suite à l’intervention du DG, la parole a été donnée au porte parole de l’Association des groupements des huiliers de Bobo-Dioulasso, Monsieur Sékou Haidara. Après avoir présenté les membres du bureau, il a profité de l’occasion qui lui était offerte pour remercier sincèrement du fond du cœur les responsables de la Sofitex pour cette initiative. Pour le président d’honneur de l’association des producteurs d’huile de Bobo-Dioulasso, la naissance de ce dialogue franc leur va droit au cœur car ce qu’ils viennent d’entendre est plus que satisfaisant. Le souhait des huiliers est qu’on mette en place une commission de six personnes composée des huiliers et des responsables de la Sofitex pour la facilitation du travail.

C’est dans une ambiance bon enfant que le DG de la SOFITEX a pris congé de ses invités.

Seydou Diabo






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