LE
TRAIN DU DEVELOPPEMENT SUR LES RAILS
DANS LA CAPITALE DU LEERE (ZABRE)
«
Nous ne sommes pas venues faire de la politique
à Zabré ; nous sommes venues à
la rencontre de frères, sœurs et mères
afin qu’ensemble, main dans la main, nous puissions
explorer les voies et moyens qui peuvent nous conduire
vers le développement harmonieux de la capitale
‘du Grand Léeré’ ou encore
‘Léeré Guirame Koom’ (Zabré)
» : c’est en ces termes que la porte-parole
de l’Association des Femmes Ressortissantes
de Zabré (Djimkoum), Mme Christiane Lamizana
née Gouba, s’est adressée à
une population sortie nombreuse pour la circonstance.
C’est l’enceinte de la maison des jeunes
de Zabré (en état piteux) qui a servi
de cadre à cette rencontre le 29 décembre
2007. Ces braves dames, on l’a senti, ont vraiment
à cœur la croissance de Zabré et
de sa région.
Cette importante rencontre a connu la présence
effective des autorités coutumières
et religieuses de Zabré, de Monsieur Boussim
Tobignaré président de la communauté
Bissa de la région de Zabré vivant en
Italie, des cadres de la région et de nombreux
autres invités venus de Bobo-Dioulasso, Ouagadougou
et nous en oublions.
Un
négoce à Zabré
(http://www.valguarnera.com/
eventi/burkina/20negozio20a0Zabré.JPG)
|
Comme
il fallait s’y attendre, les uns et les
autres ne sont pas passés par plusieurs
chemins pour dépeindre les mots qui minent
le développement de Zabré. Les
différents intervenants qui se sont succédés
à la tribune de cette assemblée
générale, ont été
très formels ; si les frères Gouba
fument le calumet de la paix, le développement
économique, culturel et social de Zabré
et de sa région sera une réalité.
Certains sont allés jusqu’à
dire que c’est la politique qui a divisé
Zabré. |
Il serait souhaitable, a-t-il été souligné,
que les politiciens de la région incluent dans
leur programme, la formation de leurs militants à
la base ; cela pourrait un tant soit peu éviter
ces querelles intestines ou guerres fratricides qui
sont devenues monnaie courante à Zabré.
Cette rencontre avait pour objectif d’amener
d’une part les filles et les fils de cette partie
du Burkina à parler le même langage (celui
du développement) et d’autre part à
amener les uns et les autres à cultiver l’esprit
de tolérance, de pardon, de solidarité,
de cohésion, d’entente et d’accepter
l’autre dans sa différence afin que main
dans la main, tous puissent impulser véritablement
le développement de Zabré.
Comme dirait l’autre, ce que femme veut, Dieu
le veut. Cette Assemblée générale
a été possible grâce à
la volonté partagée de trois grandes
Dames que sont Madame Lamizana née Gouba Christiane
présidente du Groupe d’Action des Femmes
pour la Relance Economique de Bobo (GAFREHB), Mme
Maré née Gouba Tata, gérante
d’un restaurant au secteur 15 de Ouagadougou
et de Mme Bancé née Gouba Safoura, opératrice
économique à Ouagadougou. Tous ceux
qui se sont succédés à la tribune
de cette première rencontre unique en son genre
à Zabré, ont de façon unanime
reconnu l’effort de ces braves dames qui ont
fait du développement de Zabré, leur
cheval de bataille. Nous osons croire que leur cri
de cœur de ces dames sera entendu et que les
filles et les fils de Zabré vont relayer au
second plan les querelles de clocher et s’engager
résolument tout de suite et maintenant au développement
socio économique de la région de Zabré.
C’est dans une ambiance bon enfant concoctée
par la Troupe Saoura dirigé par Elie Gouba
que les femmes ressortissantes de Zabré ont
pris congé de leurs invités.
Seydou
Diabo
LE
DIRECTEUR GENERAL CELESTIN TIENDREBEOGO ETAIT FACE A
L’ASSOCIATION DES PRODUCTEURS D’HUILE DE
BOBO-DIOULASSO
La
salle de conférence de la Sofitex BOBO I a
servi de cadre le lundi 24 décembre 2007 dernier
dans l’après-midi, à l’organisation
d’une rencontre digne d’intérêt
entre la SOFITEX et l’Association des producteurs
d’huile de Bobo-Dioulasso. Ce partenariat naissant
entre la Sofitex et l’association des producteurs
d’huile est une première dans la vie
de la Sofitex. Cette initiative du Directeur Général
Célestin Tiendrébéogo, comme
il fallait s’y attendre, a été
accueillie avec enthousiasme par l’Association
des groupements des huiliers.
En
prenant la parole le premier, le Directeur Général
a bien voulu énumérer les difficultés
auxquelles la filière cotonnière a dû
faire face en cette campagne 2007/2008. Parmi ces
difficultés, on pourrait citer entre autres,
les facteurs climatiques, la baisse du prix du kg
de coton graine, la hausse du prix des intrants consécutive
à la hausse du prix du baril de pétrole,
la chute vertigineuse du cours du dollar et cette
publicité mensongère visant à
décourager les producteurs à la culture
du coton. Ces difficultés, selon le Directeur
Général, ont porté un coup à
la nationale des fibres textiles burkinabé.
Se retrouvant sur la plus haute marche du podium africain
avec le titre de premier producteur de coton africain
la campagne précédente, la Sofitex occupe
aujourd'hui le deuxième rang après l’Egypte.
Le
travail du coton au Faso
(Photo de l’Hebdo)
|
La
production attendue au cours de cette campagne
serait de 380.000 tonnes et la graine de coton
attendue serait d’environ 160.000 tonnes.
L’offre étant inférieure
à la demande (1.300.000 tonnes), les
patrons de la Sofitex ont jugé nécessaire
de rencontrer leurs partenaires que sont les
associations et groupements des huiliers de
Bobo-Dioulasso afin que les choses puissent
se passer dans la clarté et d’une
façon équitable. |
Le
DG de la Sofitex aura aussi insisté en disant
qu’il ne souhaiterait pas que les semences qui
sont allouées aux producteurs ne reviennent
dans les usines aux risques d’intoxiquer les
consommateurs car ces graines ont été
traitées au préalable. Après
s’être réjoui de la création
de ces usines de transformation, le DG a laissé
entendre qu’il pourrait mettre 50.000 tonnes
de graine de coton à la disposition des associations
et groupements des huiliers.
Suite à l’intervention du DG, la parole
a été donnée au porte parole
de l’Association des groupements des huiliers
de Bobo-Dioulasso, Monsieur Sékou Haidara.
Après avoir présenté les membres
du bureau, il a profité de l’occasion
qui lui était offerte pour remercier sincèrement
du fond du cœur les responsables de la Sofitex
pour cette initiative. Pour le président d’honneur
de l’association des producteurs d’huile
de Bobo-Dioulasso, la naissance de ce dialogue franc
leur va droit au cœur car ce qu’ils viennent
d’entendre est plus que satisfaisant. Le souhait
des huiliers est qu’on mette en place une commission
de six personnes composée des huiliers et des
responsables de la Sofitex pour la facilitation du
travail.
C’est dans une ambiance bon enfant que le DG
de la SOFITEX a pris congé de ses invités.
Seydou
Diabo