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IB » A BEL ET BIEN REPLONGE
Depuis
que « IB » a délogé de
la présidence Henri Konan Bédié,
il s’est taillé une réputation
solide. Nul ne peut croire qu’il est le concepteur
et le maître d’oeuvre exclusif de ce
coup d’Etat mais le chapeau, il le porte si
bien que, piqué au jeu, il a tenté
d’autres coups. L’affaire de la «
Mercedes noire », le complot du « cheval
blanc » et quoi d’autre encore, sont
autant de tentatives de déstabilisation qui
portent sa griffe. Qu’il se soit rabattu sur
la zone occupée par les Forces nouvelles
quand il a été évincé
de la direction du mouvement pour mettre en œuvre
son expertise, ça n’étonne personne.
Les éliminations de ses partisans comme des
Kass et autres -qu’on soupçonnait de
manœuvres déstabilisatrices au Sud-
n’ont pas soulevé beaucoup de contestations.
Pourquoi s’étonner aujourd’hui
qu’à partir de l’étranger,
il soit revenu à ses premières amours
pour déstabiliser les Forces nouvelles et
même la République ? On ne peut pas
attribuer cela à des bobards. Et puis, il
faut prendre en considération la position
du Bénin. Yayi Boni, qui jusqu’à
preuve du contraire, n’est pas coutumier de
ces manigances : si son gouvernement a décrété
« IB » persona non grata, il faut savoir
que ce n’est pas pour rien. Par ailleurs,
si les Forces nouvelles affirment que « IB
» avait prévu de renverser les institutions
de la République le 27 décembre 2007,
il faut croire qu’elles ne parlaient pas pour
parler. C’est du reste la position du Commissaire
du gouvernement Ange Kessi qui vient d’ouvrir
une information sur le putschiste pour atteinte
à la sûreté de l’Etat
et qui s’en expliquant sur les ondes de la
radio ONUCI/FM a dit qu’il s’agissait
d’une affaire grave et qu’il avait en
sa possession des indices sérieux. En tout
cas, le ministre Konaté Sidiki, est formel
et Fraternité Matin a répercuté
sa conférence de presse dans son édition
du 12 janvier 2008. Extraits : «.. le sergent-chef
Ibrahim Coulibaly (NDLR : ce sont les propos de
Konaté Sidiki) veut rentrer de façon
triomphale au pays pour occuper le fauteuil présidentiel.
Il veut atteindre son objectif en prenant le pouvoir
par la force. C’est ce qui explique la tentative
de coup d’Etat du 27 décembre dernier.
Pendant qu’I.B se trouvait dans une région
du Ghana, prêt à rentrer au pays si
le putsch avait marché. Mieux, a-t-il insisté,
le journaliste français Ney Jean-Paul faisant
partie du réseau d’I.B, l’a précédé
en Côte d’Ivoire. Vu que dans une cassette
audio-visuelle qu’il a réalisée
au Bénin, I.B dévoilait ses ambitions
de venir prendre le pouvoir en Côte d’Ivoire
avec un discours préparé au préalable
». Et puis, de toute façon, le problème
ivoirien met en jeu tellement d’intérêts,
tellement d’impatience, qu’il ne serait
pas étonnant, comme on le susurre déjà,
que «IB » ait pu bénéficier
d’appuis solides de parrains africains ou
non pour tenter de freiner l’élan qui
se renforce chaque jour davantage vers une paix
qui, si elle profite au peuple ivoirien, est loin
de profiter à ceux qui l’ont toujours
exploité.
TOMI.
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«
IB » EST VICTIME D’UNE CABALE
Cette
affaire de « IB » qui tente tantôt
de faire un coup d’Etat aux Forces nouvelles
à Bouaké et dans le même temps
à Abidjan à Laurent Gbagbo, passe
difficilement. Ce n’est pas l’Observateur
Paalga qui dira le contraire. Dans son édition
du 10 janvier 2008, sous le titre « Crise
ivoirienne : Evitons d’agiter l’épouvantail
‘IB’ ». Le quotidien se montre
très dubitatif par rapport aux capacités
de nuisance du major. « Si tant est que le
tombeur de Konan Bédié est dangereux,
pourquoi ne pas conclure avec lui un accord politique
spécifique afin qu’il entre dans les
rangs ? ». Mais pour l’Observateur,
«il faut qu’on arrête d’agiter
l’épouvantail IB. Aujourd’hui
le sergent chef n’est plus qu’un lion
sans crocs qui ne peut que rugir tout au plus ».
C’est dire qu’il ne croit pas en cette
fameuse entreprise de déstabilisation entreprise
par le sergent chef à partir du Bénin.
Voilà qui confirme les propres dénégations
du mis en cause lui-même et de son parti (UNIR)
qui n’ont de cesse de dire qu’ils font
face à une nouvelle cabale pour contrecarrer
le retour de « IB » au pays et surtout
sa candidature aux élections présidentielles.
Comment ne pas aller dans leur sens quand on pense
à tous les montages qui ont émaillé
depuis bientôt 5 ans, la gestion de la crise
ivoirienne ? Qu’aujourd’hui, on s’appuie
sur la procédure ouverte par le Commissaire
Kessi pour dire que l’affaire est sérieuse
fait rigoler à la limite : combien d’enquêtes
ont été ainsi lancées en grande
pompe par le même Commissaire et qui aujourd’hui
sont dans les tiroirs ? L’affaire du bombardement
de Bouaké, les incidents de l’Hôtel
Ivoire, l’attentat contre l’avion du
premier Ministre, sont parmi les plus célèbres.
Où en est-on aujourd’hui ? Alors vraiment,
la ficelle est trop grosse. Ce qui est par contre
certain, c’est qu’on voit de plus en
plus difficilement comment les élections
pourront se tenir en juin prochain, et quand on
voit toutes les craintes qui se renforcent à
cet égard, et les risques qui en découlent
pour la paix publique, on peut comprendre qu’ici
et là, on se prépare des alibis pour
trouver des rallonges ou des solutions de substitution.
Que les Forces nouvelles et le pouvoir puissent
s’entendre sur un scénario à
cet égard n’étonnera personne.
Pour « IB », qui s’est confié
dernièrement à Afrique Magazine, le
tandem à la tête de l’Etat ivoirien
usera de tous les subterfuges pour arriver en 2010
sans élections. De toutes les façons,
imperturbable, il fait entendre à qui le
veut qu’il rentrera bel et bien au pays (on
parle du 24 février prochain) et que n’ayant
rien à se reprocher, il est prêt à
répondre à toute convocation de la
justice. Pour le quotidien Le Pays, qui a titré
son article « IB le sacrifié de la
paix », le chef de la rébellion est
devenu « le pestiféré, le banni
de la cité, car ne s'inscrivant pas dans
la dynamique de la paix instaurée de nos
jours en Côte d'Ivoire ». Pour lui donc,
c’est donc clair : il y a bien cabale.
TOZI.
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