Mise à jour le 20/01/2008
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San Finna N°446 du 14 au 20 Janvier 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

COMMUNE RURALE DE SAABA
CONTROLE TOUT AZIMUT !

La commune rurale de Saaba, que nous évoquions dans une de nos précédentes parutions, reste toujours sous le feu de l’actualité. Informé qu’une équipe de contrôleurs financiers serait en train de passer au microscope les carnets et reçus de l’opération de recensement pour le lotissement de la bretelle qui sépare Ouagadougou à l’est de cette commune, nous sommes allés nous rendre compte de la situation.

Depuis le 11 janvier, les discrets contrôleurs financiers qui ont déposé leurs
pénates à la commune, travaillent d’arrache-pied pour faire la lumière sur l’opération de recensement. Une opération que beaucoup accusent d’avoir été bâclée, accusations de plus en plus difficiles à contenir et qui sont en train de prendre une envergure nationale. Les populations attendent donc beaucoup des contrôleurs pour être situées sur leur sort.

Si aujourd’hui, certains se posent des questions sur la peinture qu’on aurait amené et entreposé à la mairie, il est aussi utile de savoir qu’à la mairie, on parlerait de vrai et de faux numéros dans le recensement. Le 17 janvier, nous sommes allés voir par nous-mêmes l’agitation qui s’est emparée de Saaba.

Il était 10 heures quand nous sommes arrivés à la mairie. Le maire, Henri Désiré Ouédraogo, était scotché à son téléphone portable et une activité inhabituelle se passait. De notre poste d’observation et à la vue de notre appareil photo, sûrement un employé alla rapporter notre présence sur les lieux et informer le maire que nous étions en train de faire des photos. Alors, un comité d’accueil vint presque nous contraindre d’aller rencontrer le maire.

Après un bref échange avec les contrôleurs et le maire, sur les raisons de notre présence sur les lieux et de ce qui nous a motivé à faire des photos du bâtiment administratif, nous sommes repartis mais il y avait une certaine agressivité et comme un trouble à cause de notre présence sur les lieux. A preuve, ce quasi comité d’accueil et l’alerte donnée aux agents présents qui se sont regroupés au dehors. Un comportement qui renforce nos convictions qu’il se trame quelque chose ou que ça sentirait le roussi dans la marmite de la mairie.

Selon certaines indiscrétions, le contrôle se ferait sans discontinuer de 8 à 16 heures, tous les jours depuis le 11 janvier. Bref, les jours prochains vont certainement nous situer sur les investigations de ces contrôleurs mais il faut reconnaître que l’équipe municipale qui a mené le recensement des parcelles n’était pas outillée pour ce genre d’opérations.

Un lotissement qui devait, semble-t-il, concerner d’abord les propriétaires terriens avant d’être élargi aux demandeurs. Au finish, on a permis aux jeunes commis à la tâche de recensement de le faire comme ils l’entendaient, occasionnant du même coup, outre l’anarchie, des spéculations et des transactions hors normes. Si dans certains milieux, on penserait taire cette histoire, dans d’autres cercles, on ne l’entendrait pas de cette oreille. La politique de décentralisation, qui devrait permettre aux populations de se prendre en charge dans le domaine du développement, serait mal comprise et on assiste à des dérives.

Saaba doit être un exemple pour certains aventuriers qui pensent trouver dans les communes, des sources d’enrichissement illicite. Il se dirait même qu’on a déjà mis la main sur certains comptes bancaires.

Même si cette histoire trouve un dénouement, il reste que la collusion entre chef traditionnel et pouvoir politique moderne, aurait encore joué à fond dans cette histoire. Une collusion détonante qui met mal à l’aise nombre d’habitants de cette bourgade turbulente. Et l’on repose encore le problème des chefs traditionnels et de leurs rapports avec le pouvoir moderne dans un Etat républicain. Si la puissance financière n’est pas jouée à fond dans cette affaire de contrôle dans la gestion des recensements, la commune rurale de Saaba risque de tomber dans les mains d’une délégation spéciale à moins de deux ans après l’installation solennelle du maire.

Vivement que la lumière soit faite !

Aristide Ouédraogo


CLUB POUR LA SOLIDARITE ET LE DEVELOPPEMENT (CSD)
UN CLUB AUX MULTIPLES AMBITIONS

Le Club pour la solidarité et le développement (CSD) a rencontré la presse pour présenter son plan d’action de 2008, à l’Espace Gambidi, le 4 janvier 2008. Un club qui a des ambitions nobles et qui espère que les autorités politiques et les organismes l’accompagneront dans ses actions.

Présent dans 19 contrées de notre pays, le Club ambitionne de lutter contre le Sida et les MST, la pauvreté, et aussi mener des formations au profit des élèves du primaire et du secondaire sur l’écocitoyenneté. L’objectif qui tient à coeur à Albert Bationo, le Président du CSD et ses camarades est de reboiser chaque année un site afin de faire du Burkina, un Burkina vert.

Le slogan du CSD qui est « Pour une jeunesse solidaire » commence une série de formations les 8 et 9 février prochains. Une formation dont le thème est : éducation environnementale. Une série donc de formations qui se feront simultanément dans les 19 localités dont Kombissiri, Koudougou, Ouagadougou, Ouahigouya, Dori et Koupela.

Le Club, qui compte une centaine de membres, prévoit d’organiser une opération coup de balai de grande envergure, dotée du prix de l’arrondissement le plus propre en avril-mai prochain.

C’est en présence d’un représentant de l’Ambassade de France et d’un technicien du ministère de l’Environnement et du cadre de vie, que les membres du Club ont exposé leur programme d’actions de 2008.

Outre toutes ces actions à mener, ils ambitionnent aussi d’organiser des séminaires de formation sur l’entreprenariat et le montage de projets, de donner des trousseaux à des mécaniciens opérant dans les deux roues.

Une belle initiative qu’il faut encourager quand on sait que le Burkina a besoin de tous ses bras valides pour sa construction.

Aristide Ouédraogo





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