*
Rien n’irait plus à la SOTRACO. Un client
habituel est venu se plaindre à notre Rédaction.
Voici ses propos : « Au début, tout allait
bien mais maintenant, le nombre de bus est réduit,
et pire, il y a des lignes qui se retrouvent avec un
seul bus. La société des contrôleurs
a été remerciée et remplacée
par les chauffeurs de la SOTRACO par manque de bus puisque
beaucoup sont en panne. Si un abonné de la SOTRACO
doit se rentre à son service à 7 h, même
s’il prend le premier bus à 5 h 30 mn,
il arrive avec 30 mn de retard : par exemple, un client
de Tampouy qui travaille à Kossodo ne peut pas
être à l’heure, c’est clair.
On m’a dit que la société voulait
aussi même mettre au chômage les receveurs,
anciens chauffeurs et demander aux chauffeurs restants
d’être en même temps chauffeur et
receveur. Et ça, c’est impossible pour
moi ».
* On vient d’annoncer le projet d’une grande
autoroute ouest africaine. Qui peut être contre
? Forcément que c’est une bonne idée
puisque cela faciliterait les échanges dans des
temps records (encore que certains demandent plutôt
de construire plus de routes en interne) mais il y a
un mais. Ce qui frappe, c’est le montant des études
de faisabilité : on annonce pas moins de 16 milliards
de FCFA. Bien vrai que ce ne doit pas être facile
à faire, toutes ces études, mais tout
de même ! Sans compter que ce qu’on peut
aussi craindre, c’est que les commissions tombent
dans certaines poches sans que le projet ne se réalise.
Alors, il faudrait songer à amoindrir grandement
ce montant !
* Chez nous, les militaires admis à la retraite
qui ont souscrit à la fonction publique, seraient
mécontents car depuis la fin de la première
semaine de janvier, date limite de dépôt
des inscriptions, aucun d’entre eux n’aurait
été appelé, ceci sans compter que
les salaires proposés seraient dérisoires.
On murmure qu’ils ont même rejoint le groupe
des radicaux et que cette fois-ci, ils sont bien décidés
à aller en rangs serrés pour reprendre
la lutte. Attendons de voir, donc …
* Les fonds souverains, ça vous dit quelque chose
? Ce sont des fonds d'investissement dont les revenus
sont la propriété de l'Etat et leur objectif
est de faire fructifier des excédents budgétaires,
dopés par les revenus pétroliers ou par
les excédents commerciaux (les pays pétroliers
en sont friands notamment en prévision de la
fin du pétrole). Ces Etats investissent donc
dans les grands groupes internationaux ni vu ni connu
dans nombre de pays mais beaucoup pensent qu’il
y a des risques pour ceux-ci, d’espionnage industriel
ou de contrôle d'industries stratégiques
; sans parler d’emprise sur les décisions
politiques. Claire Gatinois, qui a rédigé
un article dans le Monde sur le sujet (16/01/2008),
estime que la position du président français
a varié en l’espace de quelques jours,
sur la question de ces fonds : « Début
janvier, Nicolas Sarkozy a assuré que la France
assumerait ‘le choix politique, stratégique,
de protéger ses entreprises’. Mais avec
une croissance en berne, le discours change : la France
est ‘ouverte aux fonds souverains’, si leurs
intentions sont ‘sans ambiguïté’
et leur gouvernance ‘transparente’, vient
de se raviser M. Sarkozy, lors de son passage à
Riyad ».
* Au Burkina, on ne parle plus tellement de la culture
du coton biologique. Où en est-on ? On se le
demande !
* Une nouvelle insolite maintenant : un homme, qui avait
été lâché par sa femme au
profit du directeur de la société dans
laquelle elle travaillait, avait obtenu en compensation,
une pension alimentaire de son ex-moitié et la
maison que les deux amants habitaient. C’était
déjà pas mal ! Mais pour lui, ce n’était
pas suffisant et il a saisi le tribunal pour une demande
de près de plus de 650 millions FCFA en invoquant
le préjudice de perte d’affection et de
…. sexe ! Il a eu gain de cause : on aura tout
vu !
* Actuellement, en France (et sans doute ailleurs en
Occident) des enfants de 3 à 10 ans frappent,
volent et brûlent des voitures. On les a surnommés
les « mini caïds ». Problème
très grave et il faut espérer que cela
n’arrive jamais chez nous où on a déjà
assez de problèmes à gérer comme
ça !
* Le Directeur général de la FAO, récemment
en visite au Faso, a eu des difficultés à
dire combien le Burkina Faso a reçu au titre
de l’aide aux inondations de la part de la grande
institution. On a pu savoir, grâce au Ministre
Salif Diallo, qu’1 million de dollars avaient
été affectés au pays des hommes
intègres. Ca fait penser qu’il serait bien
qu’il y ait le point général des
contributions au niveau de l’aide aux sinistrés
des dernières inondations (que nous n’avons
pu obtenir malgré nos démarches) de même
qu’un état de la situation des sinistrés
à ce jour : on aimerait bien savoir où
ils en sont et ce serait faire preuve de bonne gouvernance.
Le pouvoir pourrait en profiter pour remercier publiquement
tous ceux (organismes internationaux, ONG, associations,
particuliers) qui ont mis la main à la poche,
surtout que si demain, à Dieu ne tienne, des
mêmes calamités devaient se répéter,
ça pourrait pousser à encore plus de générosité.
A bon entendeur…
* La patronne d’AREVA, Mme Anne Lauvergon, vient
de signer avec Mamadou Tandja, Président de la
République du Niger, le renouvellement des contrats
d'approvisionnement d’uranium provenant des mines
de Cominak et Somair pour les deux prochaines années,
à un prix double de celui exercé il y
a deux ans : une livre d'oxyde d'uranium devrait coûter
40 dollars cette année à AREVA, contre
22 dollars en début 2007 et une nouvelle augmentation
devrait intervenir en 2009. On se souvient que jusque-là,
les tarifs étaient iniques et allaient à
l’encontre des intérêts du peuple.
Aujourd’hui donc, AREVA a été obligée
de se soumettre aux exigences des autorités nigériennes
et on s’en félicite. Espérons que,
dans la foulée, la crise touarègue bénéficiera
de ce vent favorable. Sait-on jamais !
* Justement, suite à ce rapprochement entre Paris
et Niamey, beaucoup pensaient que des mesures de clémence
pourraient tomber pour les deux journalistes récemment
incarcérés au Niger pour atteinte à
la sûreté de l’Etat, Pierre Creisson
et Thomas Dandois. Et c’est ce qui vient de tomber
: ils ont obtenu la liberté provisoire et sont
déjà rentrés en France (contrairement
à deux de leurs confrères nigériens,
toujours incarcérés). Tant mieux pour
eux même si on ne peut s’empêcher
de penser que peut-être la justice, dans cette
décision, a été dictée sous
l’emprise de l’Exécutif !
* Chez nous, c’est Tenkodogo qui devrait abriter
la cérémonie de la Journée internationale
de la femme, le 8 mars 2008. Journée placée,
à ce qu’en dit notre confrère du
Sidwaya, sous le thème : "Femme et lutte
contre le VIH/Sida". Et qui rajoute que les femmes
du Burkina Faso aimeraient dorénavant instaurer
la Semaine nationale de la femme. Bonne idée
? La réponse risque d’être mitigée
: bonne car c’est toujours ça de pris pour
les femmes qui seront aidées pour leurs activités,
mauvaise idée car il faut en finir avec ces fiesta
qui ne finissent pas et où il ne s’agit
que de brasser de l’air et surtout, des billets
…. Nous verrons bien ce qui sera décidé
!
* Et maintenant, encore une nouvelle insolite mais tout
de même un peu triste quand on y réfléchit
: un Autrichien de 59 ans s’est inventé
des maladies et des blessures pour pouvoir vivre dans
des hôpitaux et cliniques aux frais de la collectivité,
et ceci pendant deux ans. Il était au chômage
depuis 21 ans. Il réussit donc à séjourner
nourri et logé dans pas moins de 93 hôpitaux
différents depuis 2005. C’est un médecin
qui finit par découvrir le stratagème
en ne trouvant rien d'alarmant au patient qui venait
d'arriver aux urgences et affirmait souffrir d'un grave
traumatisme crânien après une mauvaise
chute. Après un interrogatoire, l'homme avoua
avoir feint ses blessures et ses maux pour pouvoir vivre
aux crochets des hôpitaux. L'escroquerie aura
coûté près de 100.000 euros à
la sécurité sociale autrichienne en seuls
frais d'hébergement et de nourriture pendant
les deux ans. Il a été inculpé
de fraude. Mais au fait, s’il doit croupir en
prison, il sera encore pris en charge, nourriture et
logement, par la collectivité ! Il y aura peut-être
moins d’agrément, mais bon, c’est
déjà ça de gagné !
* On murmure chez nous que les militaires de l’Opération
Djinn envisageraient de donner de la voix dans le dossier
Taylor au cas où ils ne seraient pas entendus
dans leurs demandes de règlement du reliquat
qui leur est dû.
* Un prêtre de 67 ans en Suisse vient d’être
fortement soupçonné de pédophilie.
Si on remarque bien, ça fait beaucoup de prêtres
pédophiles qui sont dans les mailles de la justice
et quand on imagine tous ceux qui passent à travers
ces mailles sans en piper mot, on a des frissons. Si
certains pensent que la solution, c’est d’accepter
le mariage des prêtres, on peut être très
dubitatif parce que beaucoup de ces malades sexuels
ne rentrent dans les ordres que pour mieux satisfaire
leurs pulsions malsaines sur des enfants, et surtout
sur des garçons. Le mariage avec des femmes ne
les intéresse donc pas du tout puisqu’ils
sont des homosexuels, et qui plus est, recherchent des
sensations encore plus fortes avec de jeunes garçons.
Il est urgent que le Vatican et tous les Etats prennent
cette question au sérieux car les cas se multiplient
!
* Le Kadiogo a désigné ses représentants
au Parlement des enfants. Il y a plusieurs choses qu’on
aimerait savoir pour bien comprendre l’utilité
de cette structure. Comment les enfants sont élus
? Après une campagne dominée par le pluralisme
des idées, des structures ? Fonctionnent-ils
avec des semblants de groupes parlementaires ? Ont-ils
des indemnités parlementaires et comment cela
fonctionne-t-il ? Qu’en est-il du budget ? Il
est important de savoir tout cela, s’agissant
d’une organisation qui est une école de
la démocratie et qui pour cela, devrait agir
positivement sur de frêles consciences pour ne
pas les plonger demain, avec des déviances, dans
l’activité démocratique.
* Le Malawi, l'un des cinq pays africains à reconnaître
encore la souveraineté de Taiwan, a annoncé
lundi passé qu'il changeait de position pour
nouer des liens diplomatiques avec la Chine. Le Malawi
n’a même pas attendu un jour de plus, après
la victoire du Kuomitang (proche de la Chine Populaire),
pour virer de bord. Tout de même choquant, n’est-ce
pas ?
* Est-il vrai que San Finna ne serait pas en odeur de
sainteté dans les communes du Kadiogo parce que
le Bourgmestre en chef ne voudrait pas le voir en peinture
? Le fait que le canard ne se trouve pas dans ces lieux
inciterait certains à ne pas minimiser cette
rumeur qui court.