Mise à jour le 20/01/2008
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San Finna N°447 du 21 au 27 Janvier 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

D'une 
                        semaine à l'autre

La semaine passée, voici ce qui a été retenu pour vous comme évènements : la session extraordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA, la visite du ministre des ressources animales des fermes périphériques de la capitale. La semaine passée également a été marquée par la prestation de serment de 11 nouveaux Inspecteurs du travail et des lois sociales et par la rencontre organisée par la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina sur l’AGOA. Par ailleurs, la semaine écoulée a vu la naissance d’une brigade anti-fraude dans le commerce de l’or, une signature de coopération entre le Burkina et l’Ordre de Malte. Enfin, les travailleurs de la Société nouvelle sucrière de la Comoé (SOSUCO), mécontents de la concurrence déloyale faite à la SOCUCO, étaient dans la rue le 17 janvier dernier pour exiger des mesures du pouvoir afin d’éviter la fermeture de la boîte. Voyons maintenant tout cela plus en détail.
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PHOTOGRAPHIE DE LA SEMAINE ECOULEE

• Session extraordinaire de l’UEMOA

C’est le 14 janvier dernier que s’est tenu, à la BCEAO, une réunion extraordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA. Les points examinés ont porté sur le rapport sur l’état de l’Union, la mises en œuvre des réformes au sein de l’Union, la crise de l’énergie et les solutions possibles pour y remédier, les Accords de partenariat économique. Charles Koffi Diby, président du Conseil des ministres de l’Union, a fait état des difficultés relatives au cours du pétrole, à la flambée des prix des produits alimentaires importés, les difficultés dans le domaine agricole (notamment le coton) et les difficultés au niveau des finances publiques. Il a annoncé que 2008 verrait la poursuite du programme communautaire en vue de l’approfondissement de l’intégration économique. Il a informé que les barrières tarifaires et non tarifaires observées depuis le début 2006 seront levées pour faciliter les échanges.

• Le ministre Sékou Ba sur le terrain

Le 14 janvier dernier, Sékou Ba, le patron du ministère des Ressources animales, était en visite à Koubri et Pabré notamment pour se rendre compte de la situation des fermes pastorales. Il a pu rencontrer les fermiers, discuter avec eux et prendre la température du secteur dans cette zone. Il est ressorti que si l’on veut augmenter la production, ce qui est une nécessité, il faut prendre à bras le corps le problème de l’acquisition d’aliments pour le bétail. Il a été souligné que le prix du tourteau a augmenté -puisque la production cotonnière a baissé- et est donc plus cher (le prix de la tonne est passé de 40.000 fcfa à 120.000 voire 180.000 fcfa !) ; la conséquence est que les vaches sont moins nourries et donnent moins de lait ; il faut aussi se pencher sérieusement sur la question de l’hydraulique pastorale, celle des médicaments pour les animaux… Le ministre en a nécessairement pris bonne note et va s’activer, on l’espère, à répondre aux demandes des éleveurs.

• Prestation de serment de 11 nouveaux Inspecteurs du travail et des lois sociales

11 nouveaux inspecteurs du travail et des lois sociales ont prêté serment, le mardi 15 janvier 2008. Ils ont juré, devant la Cour d'appel de Ouagadougou, de bien et fidèlement remplir leur mission. C’est le juge Franck Compaoré qui présidait la cérémonie. Il a été lu les textes relatifs à la prestation de serment. Puis, Adama Sagnon, Procureur général, a pris la parole. Extraits : "Vous êtes munis d'une couche protectrice, la loi, pour mener à bien votre mission". Il leur a dit que les obligations d'un inspecteur du travail et des lois sociales sont notamment la discrétion et le secret professionnel, faute de quoi les dispositions du code pénal s’appliquent notamment dans le cadre de la divulgation du secret professionnel. La prestation de serment a ensuite eu lieu de même que les habituelles félicitations qui suivent toute prestation de ce genre.

• Rencontre sur l’AGOA

La Chambre consulaire de Ouagadougou a abrité la rencontre organisée par la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat du Burkina Faso (CCIA-BF) autour de l’AGOA et accessoirement, du « Millenium challenge account » (MCA). La rencontre était organisée à l’attention des entrepreneurs intéressés par l’exportation de produits burkinabé vers les USA. Ils sont venus très nombreux. On a noté la présence de Mme Jeanine Jackson, ambassadeur des USA au Burkina Faso. Il est donc ressorti que le pays des hommes intègres étant éligible à la loi African Growth and Opportunity Act (AGOA) avait dorénavant des possibilités d’exporter certains produits vers le pays de l’Oncle Sam, sans droits de douane. On note pas moins de 6.500 produits qui peuvent exportés jusqu’en 2015, hors taxes : vêtements, chaussures, beurre de karité, gomme arabique, sacs à main, poisson sec, haricot vert, jus de fruit, porte-documents en cuir… Des conseils ont donc été donnés lors de la rencontre aux exportateurs burkinabé qui seraient intéressés pour l’exportation de leurs produits vers les USA. Il leur a été dit de bannir deux choses : l’amateurisme et le dilettantisme car le consommateur américain est très exigeant sur la qualité et sur le respect mutuel du contrat. A l’occasion de la rencontre, il a été évoqué le « Millenium Challenge account », ce programme américain pour promouvoir le développement sur notre continent.

• Naissance de la Brigade nationale anti-fraude de l’or

Puisqu’on assiste à une chute de production d’or dans les statistiques et que cela est dû notamment aux pratiques frauduleuses qui se sont consolidées dans ce milieu, notamment dans les zones d’orpaillage, il a été décidé de créer une brigade anti-fraude. Ainsi, est née la Brigade nationale anti-fraude de l’or le 15 janvier passé, au palais de Justice de Ouaga 2000. Cette brigade relève du ministère des Mines, des Carrières et de l’Energie, et est composée de 11 membres qui ont prêté serment ce 15 janvier dernier. Le directeur de cette structure est le bien connu Antoine Karambiry, juriste de son état. A noter que la mission principale de la brigade est donc la réglementation de la commercialisation de l’or au Faso et cela passe par la recherche, la constatation et la poursuite des infractions à la réglementation de l’activité de commercialisation de l’or produit de façon artisanale, sur tout le territoire.

• Signature d’un accord-cadre de coopération entre le Burkina et l’Ordre de Malte

Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Clément P. Sawadogo, et Bernard Chaix, représentant l’Ordre de Malte au Burkina, ont signé le 16 janvier 2008, un accord cadre de coopération axé sur la sécurité. Il s’est agi pour l’Ordre de Malte, présent chez nous depuis 1998, de mettre à la disposition des citoyens victimes d’accidents de la circulation, des équipements, des secouristes et des ambulances à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Tout citoyen dans le besoin en cas d’accident, pourra appeler d’urgence l’ambulance au 78 04 40 40 ou le dispensaire au 50 33 90 95. Ce dispensaire, situé au Secteur 24 de Ouagadougou, est ouvert 24 h sur 24 pour des consultations générales et spécialisées en dermatologie et en ophtalmologie.

• SOSUCO : travailleurs dans la rue pour dire non à la concurrence déloyale

C’est le jeudi 17 janvier 2008 que les travailleurs de la SOSUCO ont manifesté dans les rues de Banfora pour faire part de la situation dangereuse que vit leur outil de travail et exiger des mesures adéquates. Ils étaient un millier environ à marcher et ils ont remis une lettre de doléances au Secrétaire général de la région. Ils estiment que si la SOSUCO devait mettre la clef sous le paillasson, c’est de nombreuses familles et toute la région qui souffriraient de cette situation. Le problème est que si la production est bonne, a même augmenté ces dernières années, le sucre ne se vend plus comme avant car du sucre vient d’autres pays et à des prix cassés. Les travailleurs ont expliqué que la production varie entre 60.000 et 70.000 tonnes de consommation nationale dont 30.000 produites par la SOSUCO (le reste venant de l’extérieur) mais il se trouve qu’on consomme plus de 60.000 tonnes venant de l’extérieur, ce qui fait que le sucre burkinabé reste stocké dans les magasins de la SOSUCO. Pourtant, affirment-ils, au Mali, il a été instauré un quota qui permet aux Maliens de s’en sortir, ce qui n’est pas le cas au Faso.


PROJECTION SUR LA SEMAINE A VENIR

La semaine prochaine sera marquée essentiellement par la venue des responsables du RDRA et du PDCI/RDA à Ouagadougou, pour des entretiens avece le chef de l’Etat burkinabé.

CY





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