San
Finna N°449 du
04 au 10 Février 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
NOUVELLES
DU HOUET
SOUS L’IMPULSION DE LA PAUVRETE,
UNE MAMAN QUINQUAGENAIRE TENTE DE VOLER UN SAC DE RIZ
ET RECHAPPE A LA MORT
Courant
semaine écoulée, une dame, la cinquantaine
révolue, aurait commis un vol spectaculaire
dans un quartier périphérique de Bobo-Dioulasso.
Selon une source généralement bien
informée, cette bonne dame aurait commis
ce vol presque malgré elle. Tenez, elle serait
allée au marché de ce quartier pour
payer des condiments. Et comme dirait l’autre,
ventre creux n’a point d’oreilles. Dans
ses multiples va et vient à l’intérieur
du marché, elle apercevra une boutique pleine
à craquer de sacs de riz que personne ne
semblait vraiment garder. Elle prendra le soin de
faire plusieurs fois le tour de cette boutique et
finira par
découvrir
que le mur de cette boutique était percé
et laissait entrevoir les sacs de riz entassés.
N’ayant pas réfléchi aux conséquences,
elle introduisit sa tête et commença
à tirer un sac de riz. Au fur et à
mesure qu’elle tirait le sac de riz avec toute
son énergie, les sacs de riz qui étaient
superposés finirent par s’écrouler,
mais
malheureusement
sur son cou. Et comme vous vous en doutez, c’est
le cri de détresse de cette dame qui a alerté
le gérant de cette boutique en question,
et en deux temps trois mouvements, elle a été
évacuée d’urgence à l’hôpital
et sauvée in extremis. C’est sûr
que le propriétaire des sacs ne va pas poursuivre
la malheureuse dame pour tentative de vol. Il y
perdrait son temps et son argent, et de toutes les
façons, il n’est pas ignorant des conséquences
qu’entraîne la pauvreté par ces
temps de galère. Mais cette pauvreté,
qui sape les bases sociales et morales de notre
pays, il faudra bien que Messieurs les décideurs
de ce pays fassent quelque chose pour éviter
aux bonnes dames de 50 ans, de risquer ainsi leurs
vies et leur honneur !
Seydou
Diabo
AFFAIRE
DE CHAMBRE DE PASSE A BOBO-DIOULASSO :
QUAND CERTAINS ELEMENTS DES FORCES DE L’ORDRE S’EN
MELENT
Selon
une source proche des gérants de chambres de passe
à Bobo-Dioulasso, certains agents des forces de
l’ordre se sucreraient sur leur dos. Un de ces agent
bien connu des gérants de chambres de passe sillonnerait
chaque 28 du mois la quasi-totalité des chambres
de passe de la ville de Sya pour récupérer
la « maudite » somme de 15.000 CFA à
chaque détenteur de chambre de passe. Informé,
nous avons pris le soin de faire le tour de quelques chambres
de passe dans la ville de Bobo-Dioulasso, et hélas,
le constat s’est vérifié pour le montant
qu’on nous avait indiqué. A la question de
savoir sur quelle base ce dernier percevait cette somme,
on nous répondra sans hésiter qu’il
y a là une coopération gagnant/gagnant.
L’agent est chargé de mettre la puce à
l’oreille au gérant par rapport aux descentes
de police et autres contrôles de routine pour que
ces derniers prennent leurs dispositions ; en contrepartie
de sa peine, il reçoit de chaque gérant,
15.000 f. Quand on sait qu’il y a 25 secteurs à
Bobo et qu’au minimum il y a deux chambres de passe
par secteur, l’on imagine combien de francs cet
agent encaisse par mois. Comme quoi, Tertius Zongo aura
vraiment fort à faire dans sa lutte contre la corruption
tellement on a le sentiment qu’il vient un peu tard
dans un monde déjà trop vieux !
Seydou
Diabo
POLICE
NATIONALE DU BURKINA : 58 ANS AU SERVICE DE LA
NATION BURKINABE
Le cadre enchanteur du gouvernorat des Hauts Bassins a
servi de cadre le 31 janvier dernier à l’organisation
des premières journées de la Police Nationale
du Burkina. Cette importante cérémonie a
connu à l’ouverture la présence d’éminentes
personnalités dont les Ministres de la Sécurité
et celui chargé des collectivités territoriales,
du Directeur Général de la Police Nationale
du Mali, des autorités politiques, administratives,
communales, coutumières et religieuses de la belle
cité de Sya et de plusieurs autres invités.
En prenant la parole, le bourgmestre de la ville de Sya,
El Hadj Salia Sanou s’est réjoui de savoir
que la Police Nationale se rappelle de sa naissance dans
la belle cité de Sya ce 28 décembre 1949.
Pour terminer, il n’a ménagé aucun
effort pour traduire toute sa gratitude et sa reconnaissance
aux autorités en charge de la sécurité
et à l’ensemble des fonctionnaires de police
qui ont cru que Bobo-Dioulasso demeure un pan de leur
histoire et reste toujours un lieu où ils pourront
toujours s’y ressourcer. Nul n’est besoin
de rappeler que c’est dans cette cité cosmopolite
de Sakidi Sanou que les premiers services de Police ont
été installés en 1949. Pour le Directeur
Général de la Police Nationale du Burkina,
Monsieur Thomas Y Dakouré, ces journées
ont pour objectifs :
De faire prendre conscience aux policiers de ce qu’ils
sont, de leur histoire, de ce vers quoi ils tendent et
de ce que l’Etat et les populations attendent d’eux
De faire mieux connaître la police, la rapprocher
des populations et favoriser son intégration dans
le cadre de la police de proximité et de rappeler
aux policiers qu’ils forment une famille dont les
membres doivent se tenir les mains dans la lutte contre
l’insécurité sous toutes ses formes.
Cette police a pour mission essentielle de veiller à
l’application des mesures relatives au maintien
de l’ordre et de la paix publique, à la sûreté
d’Etat et la sécurité des personnes
et des biens, d’organiser sur toute l’étendue
du territoire national, la collecte du renseignement destinée
au gouvernement dans les domaines politique, économique,
social et culturel et
d’assurer les rapports avec les polices des autres
pays.
Le Directeur Général de la Police du Mali,
qui était l’invité d’honneur
de ces premières journées de la police du
Burkina, Monsieur Diallo Yacouba, dira qu’en cette
ère de mondialisation et d’intégration
sous régionale, la criminalité n’a
plus de frontières. Selon lui, il est donc nécessaire
et impérieux que les services de police malien
et burkinabé se rencontrent pour échanger
et renforcer le cadre de leur coopération de tous
les jours pour la lutte contre la criminalité transnationale
et transfrontière. Le Ministre de la sécurité
qui présidait cette cérémonie dira
sans équivoque que cette institution républicaine
doit s’inspirer de ses débuts pour rechercher
les voies et moyens d’assurer avec efficacité
et efficience, la sécurité de nos populations.
Avant de clore ses propos, il a tenu à dire que
l’organisation de ces journées devraient
être considérées comme un tremplin
pour l’ensemble des fonctionnaires de police pour
la construction de l’identité et de l’unité
de la police nationale, seules gages de succès
des missions régaliennes dont ils ont la charge.
Puis, avant la parade des différents corps de la
police nationale, des militaires et para militaires, quatre
personnes ont été décorés
pour service rendu à la nation. Après donc
une parade riche en couleurs, la cérémonie
s’est transportée à la place de la
mairie centrale de Bobo-Dioulasso pour l’ouverture
des stands exposant toutes les facettes de la police nationale.
Là-bas, nous avons pu voir de visu le lancement
officiel du site WEB de la Police Nationale du Burkina
par le premier responsable du département en charge
de la sécurité. Du sport et autres activités
culturelles viendront meubler les manifestations qui vont
quatre jours durant permettre aux hommes DG Thomas Dakouré
de mieux communier avec la population.