Mise à jour le 03/02/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°449
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°449 du 04 au 10 Février 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

LE FMI AU POUVOIR BURKINABE :
ARRETEZ DE DEPENSER N’IMPORTE COMMENT MAIS AUX AUTRES PAYS :
ALLEZ-Y, DEPENSEZ COMME VOUS VOULEZ !

Après le rapport portant sur la corruption de Transparency International, celui du PNUD, les toutes récentes recommandations du FMI au Burkina Faso portant sur la nécessité de l’austérité budgétaire, viennent alimenter le courant de ceux qui n’ont jamais voulu se laisser emballer par toute la littérature autour de la bonne gouvernance, de la croissance positive au pays des hommes intègres ; bref, à cette vision attrayante, inoculée à fortes doses de campagne médiatique soutenue qui veut faire croire que le Burkina Faso est le pays de rêve où coulent le miel et le lait. Sans doute, faudrait-il finir par reconnaître qu’il y a effectivement quelque chose qui cloche dans le plan de campagne, que la tenue de route politique, économique et sociale du pays, la croissance ne sont pas si altières et radieuses sinon on ne comprendrait pas ces rapports et ces recommandations du FMI en ce qui concerne le pays des hommes intègres.

On le comprendrait encore moins que la nouvelle politique de l’institution financière, depuis que Dominique Strauss Khan est aux commandes, est «En

Dominique Strauss Khan, actuel patron du FMI
(photo http://www.plusnews.fr)
avant toutes pour le déficit budgétaire ». Voici d’ailleurs le titre d’un article sur le sujet de notre confrère « Le Courrier International » du 29 janvier dernier : « Incroyable ! Le FMI conseille de dépenser sans compter ». Et le quotidien d’expliquer que ce virage à 180 ° se justifierait par la « gravité de la crise ». On voudrait donc procéder à des desserrements budgétaires pour relancer la machine économique mondiale.

Au même moment chez nous, le FMI nous demande absolument le contraire, via Mr Mario Zejan, son représentant résident à Ouagadougou, qui a donné un point de presse le 28 janvier passé, sur les consultations qui ont eu lieu avec les autorités le 9 janvier dernier sur l’évaluation de notre pays au niveau de ses politiques économiques.

Il y a été notamment souligné que notre pays ne pourra certainement pas atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, et cela même en dépit du fait qu’il ait fait des progrès notables vers la stabilité macroéconomique et que ses résultats en 2006 ont été supérieurs aux projections des dernières consultations, avec une croissance du PIB réel établie aux environs de 5,5 % et une inflation qui a chuté en deçà du critère de convergence de l’UEMOA de 3 %. Cette difficulté à atteindre les objectifs s’explique par le fléchissement des cours mondiaux du coton et il est ressorti que les résultats au niveau des recettes sont restés « modestes » par rapport aux autres pays de l’UEMOA. Il est également ressorti que la balance des paiements a subi un choc extérieur et que l’augmentation du prix du pétrole n’a pas arrangé les choses. Ainsi, la croissance réelle du PIB pour 2007 devrait chuter à 4,5 %.

Le FMI a donc demandé notamment qu’on élargisse l’assiette de l’impôt (surtout au niveau des gros contribuables), qu’on renforce la gestion des finances publiques, qu’on accentue la lutte contre la corruption et que la filière coton soit réformée notamment par sa libéralisation et la non ingérence de l’Etat dans ce secteur. Le FMI a enfin été clair : il faut réduire le déficit budgétaire, et l’institution a recommandé de ne pas contracter de nouveaux emprunts non concessionnels et de s’orienter plutôt vers l’obtention de dons. Voilà qui rejoint des critiques faites depuis des années par nombre d’opposants qu’on a tenus pour des rêveurs qui n’avaient aucune réalité de la gestion du pouvoir.

Pourquoi un pareil « deux poids, deux mesures » au niveau du FMI ?

En attendant qu’on nous en dise beaucoup plus, le sentiment, c’est qu’on a dû, à huis clos bien sûr, nous tirer les oreilles, nous rappeler que cette permissivité dans les finances, ces prêts à tout va, ne vont que pour ceux qui gèrent bien leurs pays, qui ont des réserves et des reins solides, mais que le holà s’impose pour ceux qui hypothèquent l’avenir des générations futures par un surendettement à la limite irresponsable !

Et le pouvoir burkinabé, bien obligé de suivre ses patrons qui tiennent les cordons de la bourse, semble bien acquiescer puisque les salaires ne sont pas, en tout cas pour le moment, augmentés, qu’on vient de créer de nouvelles taxes et même de revenir à certaines qu’on avait annulées comme la vignette !

On a compris : le Burkina Faso a intérêt à filer doux et il va filer doux surtout qu’on n’en voit pas sur le front social ayant suffisamment de reins, de volonté et de liberté pour dire au pouvoir que ça suffit !

CY





Site réalisé par Come Tell The World