San
Finna N°450 du
11 au 17 Février 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
POINT
DE VUE
PROBLEMES A L’ECOLE DE DONDOULMA
LETTRE OUVERTE A MADAME LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT
DE
BASE ET DE L’ALPHABETISATION
Nous
avons reçu par mail, cette lettre, en forme d’appel
au secours, adressée à Mme le Ministre de
l’enseignement de base et de l’alphabétisation,
relative à des litiges survenant à l’école
de Dondoulma. Nous ne pouvons que souhaiter que ce différend
trouve rapidement une conclusion heureuse.
«
Madame la Ministre de l’Enseignement
de Base et de l’Alphabétisation,
Une
école au Burkina Faso
(photo http://www.aae-ouaga.org/)
Par
la présente, nous tenons à porter
à votre connaissance et à celle de
l’opinion publique, notre désappointement
face à la manière d’administrer
de certains de ceux- là que vous appelez
très souplement vos collaborateurs qui ne
sont d’autres que les chefs de circonscriptions.
Nous nous sommes vus obligés de nous adresser
à vous par voie de presse car l’importance
de ce que nous tenons à dénoncer,
mérite d’être porté à
la connaissance du public.
Ainsi, nous savons depuis votre nomination à la
tête du Ministère de l’Enseignement
de Base et de l’Alphabétisation, combien
la recherche de la qualité des prestations de service
dans les différents démembrements de votre
département vous est très chère.
Mais très malheureusement, Madame le Ministre,
certains inspecteurs, par leurs agissements, pourraient
compromettre les objectifs que vous vous êtes assignés.
Et c’est notamment le cas du chef de la circonscription
de Tanghin –Dassouri qui, depuis son arrivée
à la CEB, a transformé celle-ci en un véritable
champ de bataille où il n’y a plus de règles
et où tous les coups sont permis.
Nous pensions que l’ère des « inspecteurs
gendarmes » était révolue. Nous dûmes
vite nous détromper car le chef de la circonscription
de Tanghin-Dassouri est un cas typique d’inspecteur
autocratique : intimidations, injures, frustrations et
humiliations sont devenues les seuls modes de gestion
de celui-ci
Concrètement
que lui reproche-t-on ?
Madame le Ministre, permettez-nous de prendre uniquement
deux cas des moins choquants dans le souci de préserver
la dignité de la corporation. Mais avant, rappelons
que tous les travailleurs de la fonction publique quand
bien ils sont assujettis à des devoirs, jouissent
du même coup, de droits incompressibles et inattaquables
que tout bon administrateur doit s’efforcer de reconnaître.
Au rang de ces droits, nous citerons les autorisations
d’absences sur lesquelles nous allons nous appesantir.
Voilà que dans l’école de Dondoulma,
l’inspecteur décide de royalement piétiner
les droits reconnus aux enseignants.
En effet, le premier cas est celui d’un enseignant
qui adresse une demande d’autorisation d’absence
au préfet de la localité en vue de se rendre
quelque part pour des raisons personnelles. Bien entendu,
la demande porte l’avis de son directeur d’école
et de l’inspecteur de la CEB. Après avoir
donné son avis, le directeur transmet le courrier
à l’inspection. C’est là que
tous les problèmes vont commencer pour ce dernier.
Il est sommé dans un premier temps, le 13 décembre
2007, de donner une explication écrite suite à
son avis favorable, ce qu’il a du mal à comprendre,
ne voyant pas où se trouve sa faute administrative.
Comme si cela ne suffisait pas l’inspecteur lui
adresse une lettre de demande d’explication sans
ampliations en date du 28 janvier 2008 pour avoir porté
son avis.
Par contre l’inspecteur, lui se rend coupable de
plusieurs entorses administratives.
Primo, il bloque la demande qui ne lui est pas destinée
et où on ne lui demande simplement que son avis.
Secundo, n’ayant pas reçu la lettre d’explication
demandée, il lui enverra une lettre d’avertissement
avec des propos démesurés en date du 28
/ 01 /08 ci-jointe.
Mais vous comprenez, Madame le Ministre, que ce comportement
n’est rien d’autre que des abus d’autorité
et des tentatives d’intimidation.
Le deuxième cas est relatif aux fonds alloués
aux Groupes d’Animations Pédagogiques. En
effet après avoir remis l’intégralité
des 500 000 F à chaque GAP, l’inspecteur
atypique reviendra avec des moyens détournés
pour extorquer de l’argent aux enseignants des 4
GAP dans le but de réaliser son soi-disant projet
qui «lui tient à cœur» : l’historique
de l’inspection (57 000 F /GAP).
Mais comment peut-on pousser le cynisme jusqu’à
ce point ?
A notre humble avis, nous estimons qu’un travailleur
ne peut avoir aucun enthousiasme à servir avec
des responsables qui n’ont que des visages de fer.
Nos responsables aujourd’hui doivent se pénétrer
de cette vérité que les enseignants sont
faits de chair et d’os avec des sentiments et leur
amour qu’on ne peut bafouer à tout bout de
champ.
Nous qualifions cette manière barbare d’administrer
d’un manque de management.
C’est pour cela que nous avons tenu à vous
relater ces quelques faits afin que rien ne vous surprenne
à Tanghin- Dassouri, car «Trop, c’est
trop » et nous en avons marre.
Nous faisons confiance à votre sens élevé
de l’objectivité et de la bonne administration
afin de permettre aux enseignants qui vivent déjà
de rudes réalités, de pouvoir travailler
sereinement afin que nous gagnions la bataille contre
l’analphabétisme et l’ignorance.
Recevez, Madame le Ministre, notre sincère gratitude.