Mise à jour le 17/02/2008
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San Finna N°451 du 18 au 24 Février 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

VISITE DU MINISTRE FEDERAL DES AFFAIRES
ETRANGERES ALLEMAND
ENTRE DISCOURS POLICE ET ALAMBIQUE, SE CACHE
PEUT-ETRE LE FUTUR CHANCELIER ALLEMAND.

En provenance du Togo, le Ministre Fédéral des Affaires Etrangères Allemand, Frank – Walter Steinmeier, a effectué une visite officielle de travail dans notre capitale le mardi 12 février. Le chef de la diplomatie allemande était accompagné d’une forte délégation.

Walter Steinmeier a été reçu en audience par le chef de l’Etat et les discutions portaient essentiellement sur les relations bilatérales et aussi sur des question internationales.

Le clou de la visite était sans conteste la rencontre avec les hommes de média à l’Hôtel Lybia de Ouaga 2000. Une salle de conférence bondée et fortement sécurisée surtout par les gardes du corps du diplomate. La presse nationale et internationale, qui n’avait pas monnayé son déplacement, a trouvé un diplomatique aguerri dans l’exercice des questions-réponses. Et c’est avec une aisance sans pareille qu’il a abordé les questions touchant à notre monde.

Il dira à son auditoire du jour, dans un rapide speech, que ce qui l’a amené au Faso, c’est certainement la paix et la stabilité du pays en même temps que les mérites du chef de l’Etat burkinabé, en tant que médiateur au Togo et en Côte d’Ivoire. Ceux-ci sont reconnus au bord du Rhin. Blaise Compaoré étant

Frank-Walter Steinmeier
(Photo Wikipédia)
Président de la CEDEAO et notre pays, membre non permanent du Conseil de Sécurité, le passage de Ouagadougou était obligé. Si en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le diplomate allemand a échangé sur la question du nucléaire iranien et sur la question du futur statut du Kosovo avec son homologue burkinabé Djibril Yipénè Bassolet, il ressort de la conférence que le Burkina et l’Allemagne s’accordent sur les points énumérés.

Le diplomate allemand, social démocrate bon teint, marche certainement sur les pas de l’illustre Helmut Schmidt.

En effet, aucun membre venant des sociaux-démocrates n’avait encore pu diriger ce département depuis 1982. Et cela a permis à un confrère de s’interroger : ‘’Est-ce le futur Chancelier allemand que nous avons la chance d’avoir face à nous ?’’ Cela a surtout fait sourire Steinmeier avant qu’il ne dise, évasif : ‘’Ce sur quoi, je ne me suis pas prononcé dans mon pays, ce n’est pas au Burkina que je le ferai’’. Du Togo en passant par le Tchad, où l’EUFOR s’apprête à déployer ses troupes, le diplomate allemand a joué sur la corde du discours alambiqué et a policé sa réponse. Pour le processus togolais, il n’a pas manqué de dire qu’il faudrait renforcer la démocratie afin que ce pays retrouve son lustre d’antan et cela passe par plusieurs phases. Quant à l’EUFOR et aux différentes démocraties en Afrique, Walter Steinmeier dira qu’avec l’engagement de son pays dans les Balkans, celui-ci avait souhaité ne pas faire partie du contingent mais que son pays soutient les efforts de l’Union Européenne dans cette région. En reconnaissant que la démocratie est un long processus qui ne demande qu’à se renforcer, le Ministre Streinmeier de façon insidieuse, invite les gouvernants africains à prendre en compte les opinions plurielles. Il dira aussi que dans le continent, il y a plusieurs paliers de démocratie et qu’il faudrait travailler à renforcer les institutions et à parfaire le processus afin que les Etats quittent définitivement la hantise et le spectre de l’insécurité.

Aristide Ouédraogo
oudera@yahoo.fr






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