San
Finna N°452 du
25 Février au 02 Mars 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
MINISTERE
DE L’ENVIRONNEMENT
LA PROPAGANDE SUR LES SACS EN PLASTIQUE MAL INTERPRETEE
Quand
débuta il y a de cela quelque mois la propagande
du ministère en charge de l’Environnement
autour des sachets ou sacs en plastique, les messages
passaient convenablement, grâce à des
spots publicitaires diffusés sur les chaînes
de télévision et radiodiffusions. Notre
« Ba boanga » national (Hyppolite Ouangrawa
) en était aussi pour quelque chose dans le
fait que ces spots aient pris. On se rappelle aisément
de ce spot qui présente son épouse lui
priant de lui envoyer à son retour, un sachet
noir. Parler de sachet noir, tout le monde le sait,
revient à parler d’un poulet bien emballé.
Alors notre « Ba Boanga » sans vergogne
rapporte à la bonne dame rien de plus qu’un
vrai sac plastique, vide. Après le rejet du
sachet qui n’était que noir et ne respectait
pas les qualités d’un sachet noir, «
Ba Boanga » revient dire à sa femme que
les sachets ne sont pas bien dans la préservation
de l’environnement et que si désormais
Madame veut d’un poulet bien fait, qu’elle
lui remette une assiette et il s’en irait sans
problème le chercher. Voilà un spot
qui a fait mouche.
Il
y a eu aussi cette autre publicité qui
montrait un jeune garçon jeter un sac
plastique de couleur noir dans la rue. Il se
fait interpeller successivement par deux filles
de son âge qui lui disent «Soyons
propres autour de nous ». Ce n’est
pas les deux seuls messages que le ministère
a passés pendant un moment, mais reconnaissons
que leur point commun à tous était
d’incriminer les sachets en ne présentant
que des sachets de couleur noir. Alors conséquence,
les
Campagne
du Groupe Leclerc en France Contre les sacs
plastiques non biodégradables
commerçants véreux sachant que
les esprits ne sont pas tous solides sous les
tropiques d’ici, ont commencé à
inonder nos marchés et boutiques…
de sachets de couleurs blanche, bleue et jaune
parfois. Ces sacs, pour ceux qui l’auraient
remarqué, ont largement évincé
le sac plastique noir par dessus le marché.
Naïveté ou mauvais esprit, en tout
cas, le sachet noir éliminé, on
ne peut pas prétendre aujourd’hui
que l’environnement des Burkinabé
soit sauf, loin de là !
Alors pour en revenir aux messages du Ministère
il faut dire qu’ils ont quelque peu manqué
le coche et que pour l’avenir il faudra penser
à dénoncer l’utilisation tout
azimut de sacs plastiques de quelque couleur qu’ils
soient, au risque d’être envahi de sachets
verts, jaunes ou rouges à petits pois, tout
aussi nocifs les uns que les autres, et mener des
campagnes pour l’utilisation de sacs en papier
ou le maintien des sachets en plastique mais biodégradables
! A bon lecteur, salut !