Mise à jour le 02/03/2008
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San Finna N°453 du 03 au 09 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

A vue de monde

BILLET
L’ONU NE VA-T-ELLE PAS DETRUIRE SES PROPRES PRINCIPES ?

Dans un article paru dans « Le Monde » du 27 février 2008 et intitulé « L'ONU contre les droits de l'homme », l’auteur se pose la question de savoir si cette année 2008 qui fêtera les 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU, la grande organisation ne verra pas « la destruction de ses principes » par elle-même. Et il s’en explique.
Il rappelle que déjà en 2001 à Durban, lors d’une rencontre onusienne, au nom des droits des peuples, on a scandé des "mort à l'Amérique !" et "mort à Israël !", que depuis on a noté nombre de dysfonctionnements dans la Commission des droits de l’homme (San Finna avait pour sa part dénoncé le fait qu’on ait permis au pouvoir libyen qui torturait entre autres ses prisonniers, d’assurer la présidence de la commission des droits de l’homme).

Mais l’auteur relève surtout que le forum dit de Durban 2 de ladite commission qui se tiendra en 2009, va officialiser de nouvelles normes qui mettront « à mort l'universalité des droits » au nom d’une « révolution prétendument multiculturelle ». Il donne un exemple précis : « le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d'ores et déjà qu'énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman, renommé ‘islamophobie occidentale’ ».

Il y a de quoi être inquiet, effectivement surtout quand on apprend que depuis, est dénoncée comme une « attitude raciste toute critique de la religion » et qu’une responsable onusienne a justifié la passivité de la maison de verre par rapport aux appels de l’Iran, pays membre de l’ONU, à la destruction d’Israël par le fait qu’il ne fallait « pas offenser ses hôtes ».

Les châtiments corporels, la peine de mort, l’excision, la monarchie élective… risquent dans ce mouvement de segmentation et de désintégration de l’universalité du droit, de s’imposer au grand contentement de bien de dictateurs. C’est aussi un grave danger qui menace la construction de cet ordre public international qui a besoin de s’édifier sur la base des valeurs communes qui fondent la gouvernance de ce village planétaire qu’est devenu le monde.
Heureusement pour finir sur une note moins pessimiste, le Canada au vu des dérives - bravo à ce pays- a annoncé qu’il allait réfléchir pour savoir s’il participerait ou non à la réunion de Durban ! Que Dieu fasse qu’il prenne la bonne décision et qu’il soit suivi par beaucoup !

VT


LA FRANCE FACILITE L’OCTROI DE VISAS DE CIRCULATION

 

Les artistes et les chercheurs déjà venus en France, bénéficieront, s’ils le demandent, d’un visa de circulation valable de un à cinq ans, pour entrer et sortir librement du territoire français.

Que les artistes se rassurent, les services consulaires français en Afrique ont été invités il y a quelques jours à « accorder la plus grande attention à la délivrance des visas » aux Africains « ayant une activité professionnelle à caractère artistique, culturel, universitaire ou de recherche ». Le ministère des affaires étrangères, en accord avec le ministère de l’immigration, souhaite ainsi mettre un terme aux galères administratives que rencontrent les artistes africains, contraints bien souvent de réitérer leurs demandes de visas entre deux voyages en France.

Brice Hortefeux


Les artistes, chercheurs et universitaires ayant déjà bénéficié de plusieurs visas pour la France, pourraient désormais se voir octroyer un visa de circulation de cinq ans, leur permettant d’effectuer autant de courts séjours (moins de trois mois) qu’ils souhaitent. Ceux qui n’ont bénéficié que d’un seul visa pour la France devront se contenter dans un premier temps, d’un visa d’un an. Les autres, qui n’ont jamais mis les pieds sur le territoire, devraient être confrontés aux sempiternels tracas administratifs, même si du côté des autorités françaises, on promet de faire des efforts. En se basant notamment sur les services culturels des ambassades, qui devront établir une liste des personnalités susceptibles d’être invitées à participer à un festival, un séminaire ou une conférence. Cette liste sera soumise aux services consulaires qui effectueront les rapprochements avec les personnes recensées n’ayant jamais bénéficié d’un visa.

La France fait ainsi un pas de plus vers le respect de ses engagements pris lors du 23 ème sommet Afrique-France, qui s’est tenu à Bamako, en décembre 2005, lors duquel elle avait promis de « faciliter la délivrance de visas de longue durée à entrées multiples aux entrepreneurs, cadres, chercheurs, professeurs et artistes ». Puisque jusque-là, les visas de circulation ont surtout profité aux entrepreneurs. Les artistes et les chercheurs étant souvent plus jeunes, en situations précaires, ils n’étaient pas forcément en mesure de présenter toutes les garanties requises par les services consulaires.

L’année dernière, environ 53 000 demandes de visas de circulation ont été refusées sur le continent africain, pour 250 000 acceptées. On estime au ministère des affaires étrangères que les nouvelles instructions pourraient profiter à 10 ou 15 000 Africains en plus. Un premier bilan sera fait d’ici trois mois.

Matthieu Hérault






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