San
Finna N°455 du
17 au 23 Mars 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
Les
évènements qui ont notamment marqué
la semaine passée sont les suivants : une conférence
de presse de l’UNIR/MS, un colloque international
sur les richesses archéologiques du Sahel. San
Finna a également retenu le verdict rendu dans
le dossier des présumés casseurs ; la tenue
de 2 communications à l’occasion de la 5ème
foire commerciale internationale de la CEDEAO. Enfin,
votre organe a noté l’atelier de Christian
Aid au Burkina qui s’est tenu sur le changement
climatique. Toutes ces nouvelles vous sont développées
plus en détail ci-après.
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PHOTOGRAPHIE
DE LA SEMAINE ECOULEE
•
Conférence de presse de l’UNIR/MS
L’Union
pour la Renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS) a donné
une conférence de presse le 10 mars dernier, à
son siège autour de sujets d’actualité.
La lutte contre la vie chère n’est pas, pour
le parti, une lutte partisane mais une lutte globale.
Il estime que ni les élections ni le dialogue syndical
n’ont jamais amélioré les rapports
avec le gouvernement. S’il déplore les casses,
il comprend « la légitime colère sinon
la révolte des populations ». L’UNIR/MS,
qui dénonce l’arrestation des personnes et
la relaxe de Nana Thibault, estime par ailleurs que les
mesures prises par le gouvernement sont insuffisantes
et en appelle à la création d’une
Caisse de stabilisation des prix des produits agricoles.
Pour ce qui est de l’unité des sankaristes,
le parti n’est pas contre mais il s’en tient
à la feuille de route tracée par le Symposium
international Thomas Sankara. Pour l’UNIR/MS, il
faut surtout faire les choses avec prudence pour éviter
une « union gâchis » et que chacun procède
à son autocritique, indispensable chez tout sankariste.
Il a également félicité la naissance
de l’UPS.
•
Colloque international sur les richesses archéologiques
du Sahel
Le
12 mars dernier à Ouagadougou, le ministère
des Enseignements secondaire, supérieur et de la
Recherche scientifique et celui de la Culture, du Tourisme
et de la Communication ont organisé conjointement
un colloque international sur les richesses archéologiques
du Sahel. Le thème de ce colloque était
: "Développements culturels et innovations
technologiques pendant le premier millénaire avant
et après Jésus Christ en Afrique de l'Ouest".
Pour l’occasion, on a noté la présence
de chercheurs venus d’Europe, d'Amérique
et bien sûr du continent pour discuter et mieux
s’imprégner des richesses archéologiques
de l'Afrique de l'Ouest. Ce colloque a eu lieu à
la suite du retour d’objets archéologiques
trouvés dans l’Oudalan et qui avaient été
envoyés en Allemagne pour être analysés
et datés. Ca a été l’occasion
pour Mme Sonja Magnavita de l'Université de Francfort
de dire que la place de ces objets archéologiques
est le musée national du Burkina Faso. A noter
que l'ambassadeur d'Allemagne au Burkina Faso Dr Ulrich
Hoschschild, a incité à plus de recherches
entre les universités de Ouagadougou et de Francfort.
•
Procès des présumés casseurs et de
Nana Thibault
La
chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance
a rendu son verdict le 11 mars dernier dans le procès
de Nana Thibault et autres (168 en tout), accusés
de manifestation illicite sur la voie publique et de destructions
de biens meubles ou immeubles publics et privés.
Nana Thibault a écopé de 36 mois de prison
ferme, 44 autres, de 12 mois ferme, 15 de prison avec
sursis et 109 ont été relaxés. Un
procès éprouvant qui s’est tenu sous
haute protection. Les prévenus relaxés et
leurs familles ont applaudi à l’énoncé
du verdict. Pour ce qui est des intérêts
civils, la présidente Fatimata Toé/Lori
a déclaré que « Le tribunal réserve
les intérêts civils et met les dépens
à la charge des prévenus condamnés
». Il y aura donc un autre jugement sur les peines
pécuniaires dans le but de réparer les victimes
des casses. Eu égard à la peine élevée
qu’a écopée Nana Thibault, on parlait
dans la salle de la nécessité pour lui d’interjeter
appel.
•
5ème Foire commerciale internationale de la CEDEAO
: deux communications sur l’intégration
Depuis
le 07 mars et jusqu’au 15 mars 2008, s’est
tenue la 5ème foire commerciale internationale
de la CEDEAO à Ouagadougou, sous l’égide
de l’Office national du commerce extérieur.
A cette occasion, une conférence publique s’est
tenue sur le programme d’intégration en cours
dans l’espace CEDEAO. C’est le directeur de
l’intégration régionale du Bénin,
Mr Mouhamed Assani, qui a l’a présentée.
Il a, après avoir fait un bref bilan de 33 ans
d’existence de cette communauté, abordé
le contenu du programme d’intégration de
la CEDEAO. Il a rappelé quels sont les textes qui
régissent cet espace voulu comme une zone de libre
échange, les mesures actuellement en cours pour
supprimer les barrières non tarifaires de même
que les obstacles qui jalonnent la mise en œuvre
du processus d’intégration. Pour lui, il
s’agit des infrastructures routières qui
sont obsolètes quand elles existent, la non application
de nombreux textes, les tracasseries policières,
les contrôles multiples de policiers avec les bakchichs
dont les voyageurs en savent quelque chose. Il a recommandé
à ce niveau des mesures pour améliorer les
choses. Ensuite, c’est Mr Aïdara Bourehima
Oud, du ministère de l’Intégration
de Côte d’Ivoire, qui a parlé de la
question de la libre circulation des personnes dans l’espace
CEDEAO. Bien sûr, il a parlé de la carte
de séjour et de résident en Côte d’Ivoire
qui a causé tant de tracas, puis de sa suppression
par le président Gbagbo. Pour lui, cela marque
entre autres l’ouverture du marché ivoirien
à tous les hommes d’affaires de la CEDEAO.
• Atelier d’information et d’échanges
sur le changement climatique par Christian Aid au Burkina
Christian
Aid au Burkina et ses 7 partenaires de la société
civile au Faso (qui sont regroupées dans un consortium
dirigé par le Centre écologique Albert Schweitzer)
ont organisé le 12 mars dernier, un atelier d’information
et d’échanges au profit des leaders d’opinion
sur les dangers du changement climatique. Mr Jérémie
Ouangrawa, représentant de Christian Aid au Burkina,
a expliqué que le changement climatique dont tout
le monde parle et qui a pour conséquences plus
de sécheresses, d’inondations…, doit
nous amener à relever des défis, notamment
au niveau des pays en développement comme le nôtre.
Christian Aid initie des actions de sensibilisation pour
une meilleure prise en compte du phénomène
dans l’orientation et l’élaboration
des politiques et stratégies de développement
dans notre pays. Cet atelier a connu la participation
de maires, de députés, d’autorités
coutumières et religieuses... Pour la secrétaire
permanente du Conseil national pour l’environnement
et le développement durable, Mariam Gui Nikiéma,
les populations pensent que le changement climatique n’est
qu’un phénomène naturel contre lequel
il n’y a pas grand-chose à faire. On comprend
donc l’intérêt de cet atelier qui vient
donner l’information et les conseils nécessaires
pour que chacun à son niveau, contribue à
travers des programmes qu’entend bien soutenir Christian
Aid.
PROJECTION
SUR LA SEMAINE A VENIR
La
semaine prochaine, l’évènement marquant
sera la fête du Mouloud, qui aura lieu le mardi
18 mars. Bonne fête à tous les Musulmans
du Faso et d’ailleurs.