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Mise à jour le 23/03/2008
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San Finna N°456 du 24 au 30 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

A vue de monde

RUPTURE ALPHA BLONDY / ALASSANE OUATTARA
DES REVELATIONS EXPLOSIVES DU REGGAEMAN IVOIRIEN

Ceux qui suivent l’actualité politique ivoirienne savent que depuis un certain temps, les rapports ne sont plus au beau fixe entre Alpha Blondy, la star internationale de reggae et le parti ivoirien dont il aurait un moment endossé les couleurs, le R.D.R. d’Alassane Dramane Ouattara. En effet, comme si elle s’était donnée le mot, la presse proche d’A.D.O. s’est depuis quelque temps déchaînée sur le rasta ivoirien avec une férocité digne d’un tabloïd anglais. « Nous appelons tous nos militants, à l’intérieur comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, à boycotter les œuvres d’Alpha Blondy. C’est un escroc et n’a rien retenu de la philosophie Rasta », a lancé depuis Bouaké, le Secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques du RDR, le ministre Amadou Soumahoro. Il a ajouté que les propos du chanteur par rapport au fait que ADO serait à l’origine de tous les malheurs de la Côte d’Ivoire, sont des « délires d’un toxicomane ». Mais l’idole de la jeunesse ivoirienne, connu pour ne pas avoir sa langue dans la poche, étonnait jusque là par son silence… jusqu’au 18 mars dernier où dans une interview accordée à notre confrère ivoirien Notre Voie (et le choix de cet organe n’est certainement pas un hasard) Alpha Blondy déballe en public le linge sale du R.D.R. et de son président. Et alors là, ceux qui ont ‘’cherché la bouche’’ de l’artiste-musicien l’ont vraiment trouvée. Nous vous laissons apprécier.

« Après les injures et menaces du RDR: Alpha Blondy déballe tout »

« La star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, s'est ouverte à Notre Voie, samedi dernier à son domicile. Dans un franc-parler inédit, rendu encore plus cru par les attaques de la presse du Rassemblement des Républicains (RDR) contre sa personne, depuis quelque temps, l'artiste présente M. Alassane Dramane Ouattara comme étant « le problème de la Côte d'Ivoire» et tient à le démontrer. Des révélations à couper le souffle. Interview.

Notre Voie : Alpha Blondy, dans une interview accordée au mensuel panafricain Afrique Magazine (AM) n° 270 de mars 2008, vous avez qualifié M. Alassane Dramane Ouattara de prestidigitateur et avez soutenu qu'il ne sera jamais président de la République de Côte d'Ivoire. Pourquoi vous attaquez-vous à ce leader politique ivoirien ?

Alpha Blondy : Souvenez-vous, à un moment donné de ma vie et de l'histoire de la Côte d'Ivoire, j'ai crânement défendu le cas Alassane Dramane Ouattara, le leader du Rassemblement des Républicains (RDR) et un des futurs candidats à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. J'avais dénoncé le fait qu'on le traite

Alpha Blondy
d'ivoirien lundi et d'étranger mardi. Et qu'à cause de cela, ce Monsieur que le PDCI a envoyé en Côte d'Ivoire ne pouvait pas être candidat à l'élection présidentielle. J'avais dit non ! Et aujourd'hui, il peut être candidat à la présidentielle. Ne voyez-vous pas que ce combat que j'ai mené a payé dans une certaine mesure ? Mais actuellement, les données ont changé et il me semble important de souligner les actes graves que M. Ouattara a posés. Il faut le dire, nous ne partageons pas sa façon de faire.

N.V. : Que lui reprochez-vous ?

A.B. :
Il serait indécent de ne pas souligner que le premier coup d'Etat en Côte d'Ivoire (le 24 décembre 1999 qui a renversé le président Henri Konan Bédié, ndlr) a été fait par M. Ouattara...

N.V. : Comment le savez-vous ?

A.B. :
Mais il l'a dit lui-même et les Ivoiriens en sont témoins. Il a dit : «Quand je frapperai ce régime moribond, il tombera». Il avait annoncé aussi aux Ivoiriens : «Je reviendrai à Noël». Donc il savait bien de quoi il parlait. Le 24 décembre 1999, il a effectivement frappé, le régime Bédié est tombé et il est revenu en Côte d'Ivoire.

Pour moi, le coup d'Etat était déjà un acte anti-démocratique. Et je dis que c'est ce coup d'Etat qui a ouvert la boîte de Pandore d'où sont sorties toutes les tentatives hebdomadaires de coups d'Etat qui ont abouti à la guerre, cause de la rébellion armée du 19 septembre 2002 suivie de la partition systématique du pays.

N.V. : Le général Robert Guéi, chef du CNSP, la junte militaire au pouvoir, avait pourtant indiqué, devant la nation, que le coup d'Etat de 1999 était l'œuvre des «Jeunes gens »...
A.B. : Je n'entre pas dans ce genre de masturbation.

N.V. : Vous n'y croyez pas ?

A.B. :
Non ! Mais écoutez, lorsque la guerre a éclaté en septembre 2002, Alassane Ouattara a déclaré sur RFI - je l'ai bien écouté - qu'il n'était ni de près ni de loin mêlé à la rébellion. Mais j'ai regardé plus tard une vidéo où des rebelles égorgent un gendarme. Sur ce document (j'ignore comment l'on procède en matière de montage et de truquage), ce que Koné Zakaria (un des chefs rebelles, ndlr) dit est clair - je comprends bien le malinké. Il a dit : «Nous avons pris les armes, pas pour IB, mais pour Alassane Ouattara». Et que c'est lui qui leur envoyait 25 millions de FCFA par mois. Zakaria l'a dit. Si cette grave accusation était fausse, pourquoi M. Ouattara n'a-t-il pas apporté de démenti ?

N.V. : Que voulez-vous finalement insinuer ?

A.B. :
M. Ouattara est largement le commanditaire de la rébellion, you know. Je ne suis pas Jack Bauer (personnage principal d'une série policière américaine à la télé, NDLR) mais c'est M. Ouattara qu'on connaît. Qui ne dit mot consent. Même, à un moment donné, Guillaume Soro s'est un peu énervé devant le refus de M. Ouattara d'assumer.

Je signe et je persiste qu'Alassane Ouattara est à l'origine du coup d'Etat de 1999 qui a entraîné la guerre. Il est à l'origine de tous les problèmes que nous vivons aujourd'hui. Depuis qu'il est venu dans ce pays, nous avons rompu avec la tranquillité et la sérénité. Celui qui a tiré le plus grand profit de l'Ivoirité, c'est bien Alassane Ouattara. Il en a fait un fonds de commerce. Le PDCI, sa famille politique de départ, ne voulait pas de lui pour deux raisons principales.

N.V. : Lesquelles ?

A.B. :
Première raison, lorsque Alassane Ouattara est arrivé en Côte d'Ivoire en 1990, il n'aurait pas dû sortir avec Dominique Nouvian-Folléroux (son épouse actuelle, NDLR).

N.V. : Vous y allez fort !

A.B. :
Oui mais lui, il n'a pas hésité. Moi, je relate les faits. Je fais un décryptage, you know. A l'époque, je sortais avec Patricia, la fille d'un Européen qui travaillait à la présidence. Elle m'a confié ceci, après la nomination d'Alassane Ouattara : «Attention votre Premier ministre-là est en train de prendre un virage dangereux. Parce que Dominique est en quelque sorte la «Go» du président de la République, Félix Houphouët». Comprenez-vous le sens de ce message de Patricia ? Je pense qu'Alassane Ouattara pouvait s'offrir toutes les filles d'Abidjan, sauf celle-là. Ce qu'il a fait, c'est comme si tu couchais avec ta propre mère. Parce que le président Houphouët était son père politique et spirituel. Et quand tu as fini de coucher avec ta mère, n'aies pas la prétention de ravir à ton père son fauteuil. Or, Ouattara a fait tout cela. C'est ce que le PDCI n'a jamais osé dénoncer aux yeux du monde. Voilà pourquoi beaucoup se sont contentés de le traiter d'étranger. Ce qui l'a d'ailleurs arrangé car il en a fait son fonds de commerce.

N.V. : Quelle est la seconde raison ?

A.B. :
Il voulait niquer M. Konan Bédié. Quand le président Houphouët est mort, beaucoup de cadres du PDCI ont regardé Alassane Ouattara bizarrement. Ça murmurait qu'après avoir couché avec Dominique par calcul politique...

N.V. : Avez-vous un problème avec Mme Dominique Ouattara ?

A.B. :
Non, pas du tout, je respecte Dominique. Seulement, je voulais dire qu'elle n'est pas la seule personne qu'Alassane Ouattara a bernée. Mais elle n'est pas dupe. Dominique avait perdu son mari dans des conditions tragiques. Et M. Ouattara a profité de la blessure de cette dame - je vous le dis parce je le pense sincèrement - pour déployer son calcul politicien. Il s'est servi d'elle pour son ambition.

N.V. : Vous dites là des choses terribles ?

A.B. :
On me qualifie de fou, non ? Mais un fou, il sait beaucoup de choses, you know ! Le mariage de M. Ouattara avec Dominique, relève d'un calcul politicien. Il prétend que Houphouët lui a donné l'ordre de prendre cette femme. Mais il a oublié que c'est parce qu'il a couché avec elle que «le Vieux» s'est fâché et la lui a cédée. Un proche d'Houphouët - et non des moindres - m'a confié que «le Vieux» en a pleuré. Parce qu'il ne pouvait pas s'imaginer que quelqu'un qu'il a fait venir auprès de lui de bonne foi puisse lui planter le couteau dans le dos. Son entourage en été malade aussi. C'est de là qu'est parti le débat sur la filiation de Ouattara. Aujourd'hui, nous disons qu'Alassane Ouattara est certes un Ivoirien mais il y a un problème.

N.V. : Quel problème encore ?

A.B. :
Tu peux être un Ivoirien mais si tu as grandi à Bobo-Dioulasso, où est le problème ? Ses frères ont grandi à Dimbokro, dans le centre de la Côte d'Ivoire. Mais lui, il a grandi du côté de la Haute Volta, c'est-à-dire dans la région de Bobo-Dioulasso. Même quand il parle le malinké, son accent est de Bobo-Dioulasso. Il ne faut pas en avoir honte ! Mais il semble tellement perturbé par cela. Et il raconte à sa femme Dominique que je suis son cousin. Parce que nous sommes tous deux nés à Dimbokro. Je ne suis pas son parent. Il n'a pas besoin de forcer des liens de parenté avec moi pour prouver qu'il est Ivoirien. Dans tous les cas, on ne couche pas avec la femme de son papa. Mais il l'a fait.

N.V. : Pourquoi est-ce maintenant que vous en parlez ?

A.B. :
Excusez-moi, chaque chose en son temps ! Un jour ou l'autre, Dominique Folléroux se réveillera. Alassane Ouattara pense que M. Sarkozy va l'imposer aux Ivoiriens parce qu'il a été tout simplement le témoin de son mariage. C'est peut-être vrai que le président français est son ami, mais attention !

N.V. : N'est-il pas envisageable que M. Sarkozy veuille donner un coup de pouce à son ami en difficulté ?

A.B. :
M. Sarkozy pourrait aider la Côte d'Ivoire en tant qu'Etat mais pas M. Ouattara en tant qu'individu. Parce que les intérêts de la France sont plus grands que ceux de Messieurs Sarkozy et Ouattara. Quand je dis qu'Alassane Ouattara ne peut pas être président de Côte d'Ivoire, c'est parce qu'il a fait couler trop de sang, de larmes. Il a fait briser trop de vies d'innocents. Je pense sincèrement ce que je dis. Depuis le coup d'Etat de 1999, avez-vous vu se bousculer des personnalités comme Ahoua N'Guetta, Essy Amara, enfin tous les repères de tous bords politiques confondus ? Savez-vous pourquoi ? Parce que la chaîne référentielle a été brisée. En outre, les généraux Palenfo et Coulibaly se sont également éclipsés et ont vu leurs vies respectives brisées parce qu'on leur colle une étiquette de RDR déçus. Même moi qui vous parle...

N.V. : Justement, il y a quelques années, vous avez proclamé que vous êtes un militant du RDR...

A.B. :
J'ai déjà reconnu dans un mensuel panafricain qu'Alassane Ouattara a roulé tout le monde dans la farine. On dit que M. Gbagbo est un boulanger. D'accord, mais je dis que M. Ouattara est un hyper boulanger. C'est le propriétaire des Grands Moulins d'Abidjan (rires). Et moi, je suis un chanceux parmi ceux que M. Ouattara a roulés dans la farine.

Mon ami H., le comédien Camara Yêrêfê, en a été tellement victime qu'il en est mort. On raconte que je n'ai rien fait pour lui jusqu'à ce qu'il trouve la mort. Mais qu'ils me font pitié, les colporteurs de ces rumeurs ! Je vais vous dire la vérité. Lorsque la SICOGI de Yopougon voulait expulser H. pour une location-vente impayée à hauteur de 3 millions FCFA, c'est vers moi qu'il a couru. Je partais pour une tournée à l'étranger et je n'avais pas de la liquidité sur moi. Je lui ai alors signé un chèque de 3 millions FCFA. Je précise qu'on a appelé Ibrahim dit «photocopie», le frère cadet de M. Alassane Ouattara, pour lui poser le problème de H. qui a fait la prison, qui a perdu son boulot à la télé à cause de son militantisme au RDR... On m'a répondu que lorsque qu'on donne de l'argent à H., il le dilapide. Au vu de cette attitude du RDR à son égard, j'ai interpellé H. en ces termes : «Petit frère, fais attention à toi ! Ces gens vont t'utiliser pour rien. Chaque fois que y a drap, tu viens me dire : Elvis (l'autre surnom d'Alpha Blondy), on m'a blessé, on a blessé mon fils... Et je demande : est-ce qu'un seul enfant d'Alassane a été égratigné ? Une façon de te demander de faire attention et de te dire que moi-même qui te parle, ils ont envoyé des militaires chez moi en 1999 sans que je n'y comprenne rien. N'oublie donc pas d'où on vient». J'ai dit tout cela à H. Depuis ce jour, on se fréquentait davantage, on mangeait du poisson à la braise ensemble... Un jour, il m'a encore dit que des militaires l'ont blessé à la tête. Pour le tirer de ce guêpier et lui permettre de reprendre ses activités professionnelles, j'ai décidé de lui remettre une caméra que j'ai achetée à 20 millions FCFA. Je lui ai même demandé de changer sa façon de militer. Je lui ai expliqué que c'est parce que les gens du RDR parlent trop. Je lui expliquais aussi comment j'étais souvent félicité, à ma grande surprise, pour des sacs de riz et autres que j'aurais offert à des militants du RDR.

N.V. : Et que se passait-il en réalité ?

A.B. :
Ma secrétaire d'alors, Koné Ténin (aujourd'hui membre du cabinet de la ministre Jeanne Peuhmond, NDLR) était militante du RDR ; mon manager Koné Dodo était du RDR et ils le sont aujourd'hui encore. Au départ, ils ont nié mais plus tard, Ténin l'a reconnu. Ténin était tellement passionnée qu'il suffisait de critiquer M. Alassane Ouattara, pour qu'elle étouffe. Je connais Ténin, je la respecte ; elle a fait un choix que je respecte. En revanche, Koné Dodo m'a trahi dans sa passion, non pas pour le RDR, mais pour M. Alassane Ouattara qui est en réalité le problème et non le RDR car Alassane veut faire de ce parti une sorte de secte.

Koné Dodo m'a trahi en me disant que des gens l'ont chargé de venir encaisser de l'argent auprès de moi pour financer la rébellion. Moi, je lui ai dit que je préférerais faire des dons à la Croix Rouge pour des actions humanitaires en faveur de ceux qui en avaient besoin dans l'urgence. Il en était tellement passionné que je le suspecte aujourd'hui d'avoir détourné au profit de la rébellion une partie des recettes de 35 millions de FCFA engrangés lors de ma tournée de 2003. Aujourd'hui, Koné Dodo se trouverait à Boundiali, hypertendu, à moitié paralysé. Pendant ce temps, que fait le RDR pour lui ? Que fait pour Koné Dodo, M. Alassane Ouattara qui, paraît-il, est propriétaire de 22 avions et 212 bateaux ? Fohi ! Rien ! Actuellement Dodo ne vit qu'avec l'aide que lui apporte son fils.

N.V. : Quels sont aujourd'hui vos rapports ?

A.B. :
Koné Dodo m'appelle parfois. Il me demande de l'appeler à mon tour. Seulement, c'est moi qui me sens gêné. Ah, lui aussi a été tellement aveuglé ! Mais je pense qu'un jour, il se réveillera car, tout comme Ténin, il admirait beaucoup M. Zémogo Fofana (personnalité politique, transfuge du RDR qui a créé l'ANCI, son parti).

N.V. : Vous auriez abandonné également Aldo Moro, Affri Loué et bien d'autres de vos proches malades...

A.B. :
J'avais proposé à Aldo Moro (paix à son âme) de travailler avec H. pour la réalisation de sketches qu'ils devaient commercialiser. Mais Aldo Moro (ancien cameraman à la RTI) m'a dit que son rêve, c'était de découvrir la Jamaïque. Je l'ai envoyé en Jamaïque. Quant à Eugène Affri Loué (paix à son âme), il était condamné à mort, je n'y pouvais rien. Pinto, quant à lui, est superviseur au Café de Versailles (le restaurant chic bâti par Alpha Blondy). Vous pouvez le lui demander. Il n'a jamais été victime d'un grave accident de la circulation avec ma voiture sans que je ne sois au courant. (Pinto dément devant nous avoir fait un accident avec un véhicule de Blondy). «Ancien» (un regretté collaborateur d'Alpha) est mort d'insuffisance rénale. Lorsque j'ai arrêté de fumer de la drogue, j'ai dit à tous ceux qui fumaient comme moi de rester à carreau pour ne pas que je replonge. «Ancien» était devenu entre temps le manager du groupe Adjam Tala Rockers. On s'est perdus de vue. Un jour, lorsque je l'ai vu à Grand-Bassam, j'ai découvert une loque humaine. Une autre fois, il a fait venir des jeunes gens chez moi pour me solliciter de l'aide, alors qu'il était en instance d'être hospitalisé au CHU de Treichville. Plus tard, j'ai appris que ces jeunes se sont volatilisés dans la nature avec l'argent que je leur avais remis. Après, il s'est levé lui-même de son lit d'hôpital pour me trouver à Grand-Bassam. Il avait besoin d'argent. Je lui en ai donné. C'est à Yohou Yolande dite «Yoyo Rasta», une grande amie, que je remettais de l'argent pour secourir «Ancien». Un jour, à la veille d'une tournée, il m'a dit : «Si on ne se revoit plus... » Je lui ai répondu : «Arrête, ne me parle pas de ta mort... (Alpha Blondy se met à pleurer. Après une pause, il poursuit ses propos)... Alassane Dramane Ouattara est dangereux pour la Côte d'Ivoire. Pourquoi, en le disant, on doit être menacé de mort ? ».





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