Mise à jour le 23/03/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°456
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°456 du 24 au 30 Mars 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
 

Tribune de la femme

* On avait lu dans la presse que les propriétaires des tracteurs qui ne les avaient pas remboursés, devaient le faire au plus tard le 07 mars sous peine de poursuites et de retrait desdits tracteurs. Nous sommes pratiquement en fin mars et depuis, c’est silence radio. Où en est-on exactement ? Maintenant qu’on a intéressé les lecteurs à ce dossier, il faut aller jusqu’au bout et dire combien n’ont pas honoré leurs engagements, le nombre de tracteurs retirés, le lieu où ils se trouvent, dans quel état ils sont et à qui et sous quelles conditions ils seront à nouveau vendus ; enfin, dire si des poursuites ont effectivement été engagées contre ceux qui n’ayant pas tout réglé, n’ont pas restitué le matériel.

* La Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN) a organisé récemment à Ouagadougou, après moult déclarations précédentes, une marche pour exiger, selon son représentant au Burkina Faso, un « moratoire de cinq ans sur l'introduction des plantes transgéniques dans nos systèmes agraires, l'instauration d'un débat national sur la problématique des OGM, le renforcement des capacités nationales et la mise en place de toutes les structures administratives nécessaires préconisées en la matière, la réalisation d'études sur les impacts socioéconomiques , environnementaux et sur le plan de la santé encourus par les populations… ». On se souvient que l’Union nationale pour la démocratie (UNDD) et le développement avait également, en juin 2004, exigé «qu’un point complet et contradictoire de l’état des expérimentations déjà entreprises soit fait, qu’il soit sursis aux expérimentations en cours jusqu’à plus large information, consultations d’experts scientifiques et internationaux neutres et larges débats populaires qui permettent au peuple de se prononcer en toute connaissance de cause » ! Hélas, le gouvernement n’a pas du tout l’air de vouloir aller dans ce sens !

* La Journée nationale de pardon 2008 (célébrée le 30 mars), telle qu’elle s’annonce dans ce contexte de morosité et de désaffection populaire vis-à-vis des institutions et des gouvernants, nous interpelle tous. Quel sera le message de ce nouveau crû ? A la limite, si le rebondissement n’est pas possible, il faut avoir le courage de mettre solennellement fin à cette célébration qui hélas, est devenue l’expression suprême de la feintise d’Etat !

* Décidément, on ne finira jamais de parler des femmes. Chez nous, une épouse en circulation ayant remarqué la voiture de son mari garée derrière un maquis quelque part vers la périphérie, fit demi-tour et vint se garer aussi à proximité. Elle vit son époux aux côtés d’une charmante jeune fille. Elle fouilla tranquillement dans son sac, sortit son portable et l’appela :’’Tu es où, chéri ?’’ Le mari :’’ Oh, je suis vers la frontière du Ghana. On va bientôt la traverser ». Et la femme de lui asséner : ‘’Si tu es à la frontière, moi je suis derrière toi’’. Et là, tout se gâta. Le monsieur se retourna, noir de colère et improvisa un scandale, vociférant comme un diable. Il sortit de sa poche un billet de 10.000 FCFA, le jetta sur la table et s’en alla prendre son véhicule. La femme attendit qu’il s’en aille et s’adressa à la demoiselle de la façon la plus courtoise qui soit : ‘’Ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas. Terminez tranquillement votre boisson et rentrez ; je réglerai ça avec mon mari.’’ Sacrées femmes ! Comment faites-vous parfois pour rester aussi Zen ?

* On critiquait les tests ADN utilisés dans certains pays européens pour lutter contre l’immigration illégale. Eh bien, il y a d’autres contrôles tout aussi choquants voir plus. Ainsi, le contrôle génital qui deviendrait de plus en plus fréquent. On vient de l’apprendre avec ce jeune Angolais qui a subi en France un examen poussé pour connaître son âge afin de savoir s’il était expulsable ou pas puisque la loi n’est pas la même selon qu’on est majeur ou non. Le site www.rue89 nous apprend que l’examen des os du poignet n’ayant pas sufi, il a fallu recourir à un examen pileux et génital du jeune. Et le site rapporte que pour les jeunes filles, on procède en cas de besoin, à un examen des seins et des poils. En tout cas, le jeune Angolais a été déclaré mineur et restera donc sur le territoire français, pour l’instant.

* La refondation fait des émules. Il n’est jusqu’au Canada où ne parviennent des réactions exprimant une adhésion à la formule pour sortir de la crise et remettre la gouvernance sur les rails. Une Internaute burkinabé, fidèle lectrice de San Finna, qui réside au pays de l’érable, tout en argumentant sur son soutien à la refondation, a estimé nécessaire de mettre en garde les lecteurs de San Finna et les Burkinabé partisans de la refondation, sur le risque d’arnaque en bout d’effort. Elle a souligné que le fait a déjà trouvé à s’illustrer avec le Collège de sages où le sacrifice de Norbert Zongo, qui a donné lieu à une mobilisation sans pareille dans l’histoire de notre pays, a fini en queue de poisson à travers des décisions non exécutoires qui ont permis au pouvoir, par la suite et une fois le calme revenu, de rapporter toutes les mesures qui ont constitué à l’époque, la substance des luttes populaires. Merci à cette dame. Nul doute que son judicieux conseil sera entendu au moment où les patriotes de ce pays sont interpellés sur la nécessité d’une union sacrée.

* Chez nous, les murs d’enceinte de l’école primaire de Wemtenga sont en train de tomber en lambeaux sans que quelque chose ne soit fait pour y remédier. Mais le comble, c’est qu’en plus de laisser cette école à l’abandon, ce lieu est devenu un dépotoir d’ordures pour les riverains. Avec la petite pluie de vendredi nuit, les passants ont dû souffrir des odeurs de putréfaction qui s’y dégageaient. Il est important de protéger les enfants qui vont partout et qui touchent à tout. Alors, vivement qu’une solution soit trouvée.

* Le secrétaire d’Etat français à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, qui voulait signer « l’acte de décès de la françafrique », vient de quitter son portefeuille à l’issue d’un remaniement ministériel, pour celui de la Défense et des Anciens combattants. Il ne signera donc pas l’acte de décès de la françafrique et ne remettra pas la synthèse que lui avait demandée Sarkozy. Si on avait voulu lui dire de fermer sa « gueule » en l’envoyant ainsi au « garage », on ne s’y serait pas pris autrement ! En même temps, on donne une prime à Bongo et N’Guesso qui n’ont pas du tout avalé la sortie de Bockel sur la françafrique. La morale de l’histoire, c’est que malgré son discours du Cap où il a promis de changer de cap, Sarkozy reste un défenseur de la ligne de la françafrique ! On dit d’ailleurs aujourd’hui qu’il se « chiraquise » ! Ce qu’on ne comprend pas en tout cas, c’est que Bockel qui se dit homme pétri des valeurs de la Gauche, n’ait pas refusé ce camouflet pour lui-même et ses idées en déclinant ce portefeuille qui marquera la suite de sa carrière politique d’une tache d’inconséquence !

* Si aujourd’hui le téléphone portable communément appelé cellulaire est devenu un outil indispensable, il n’en demeure pas moins qu’avec celui-ci, nombre d’usagers ont appris à mentir. Voilà un fait insolite chez nous qui illustre un peu la fausseté de certains. Ayant contracté une dette auprès de son ami et ne pouvant plus rembourser, un « débiteur » prit soin de ne plus répondre aux appels intempestifs de cet ami. Alors l’ami mis au point une technique pour le piéger. Il attendit trois jours et alla l’appeler dans un télé centre. Celui-ci décrocha et reconnut la voix de son ami. Pris donc au piège, il se fit passer pour l’ordinateur du service clientèle d’une des services de téléphonie mobile de la place. Il dit en mooré à peu près ceci : ’’La personne que vous cherchez est actuellement injoignable. Veuillez rappeler ultérieurement’’ avant de raccrocher. Comme quoi il faut s’attendre à tout à Ouaga !

* Nous avons reçu par Internet un message nous annonçant la naissance de l'Association nationale pour le bien-être des Enseignants du Primaire du Burkina Faso, en abrégé ANEP. Nous y apprenons qu’elle a été créée au cours de l'année 2007 à Ouagadougou, l'ANEP et est légalement reconnue depuis le 25 janvier 2008, qu’elle a une envergure nationale avec des sections et des sous-sections qui sont en train d'être installées à travers le territoire national. Son objectif est de contribuer à l'amélioration quantitative et qualitative de l'accès et de la qualité dans l'enseignement de base en travaillant spécifiquement pour le bien-être des enseignants du primaire, en veillant à une saine mise en oeuvre de la politique éducative nationale au niveau du primaire. Enfin, sachez qu’elle est apolitique, non syndicale et que son siège est à Ouagadougou.

* Le Journaliste Pierre Tuquoi du quotidien français Le Monde, a rédigé un article sur la Côte d’Ivoire. On peut y lire ceci : «… à plusieurs reprises, Laurent Gbagbo, poussé par un entourage très va-t-en-guerre, a affirmé que le désarmement des rebelles était un préalable à l'organisation du scrutin présidentiel». Voudrait-il suggérer que la normale, c’est d’organiser des élections en temps de guerre ou est-il seulement ignorant de ce que le désarmement fait partie intégrante de l’Accord de Ouagadougou en tant qu’obligation de résultat ?

* Etait-ce avisé que le ministre Filippe Sawadogo dise, lors de son passage aux Editions Le Pays, qui l’a répercuté à la Une, « Vous faites les meilleurs comptes rendus » ? Nous ne disons pas que ce quotidien ne fait pas du bon boulot, loin de là et le ministre peut même le penser sincèrement in petto mais avouez que ce n’était pas une chose à affirmer publiquement !

* Il y a une vingtaine d’années, Me Yaméogo Hermann lançait l’idée d’une gestion consensuelle du pouvoir et écrivait un peu plus tard sur le sujet un petit ouvrage intitulé « Un supplément d’âme pour une démocratie consensuelle ». Il prévenait contre les dangers de notre société plurale, hétérogène pour préconiser un retour progressif et maîtrisé au pluralisme démocratique reposant sur une gestion démocratique entre une majorité qui gouverne et une opposition qui s’oppose. Les accusations de vouloir une démocratie au rabais et de cultiver l’entrisme ont plu sur l’idée. 20 ans après, l’idée revient en force, fait l’objet d’expérimentations ici et là et est recommandée par des observateurs et politologues extérieurs mais aussi intérieurs. Seydou Badian, auteur malien bien connu, 80 ans dans un mois, qui vient de publier « La saison des pièges », était l’invité le 23 mars 2008 de Philippe Leymarie dans l’émission «Ainsi va l’Afrique » sur RFI. L’ancien ministre de Modiko Keïta n’a pas utilisé la langue de bois pour dire que seule une gestion consensuelle du pouvoir était de mise en Afrique. Pour lui, il est dommage qu’au Kenya, on ait attendu d’enregistrer plus de 1000 morts pour comprendre la nécessité de partager le pouvoir !

* Et pour finir, un mot sur la mort du coureur Zonou Tidjane Koukou lors du dernier RAMO qui rend difficilement consolables sa famille et ses amis bien sûr mais aussi l’organisateur de la course, Mustapha Thiombiano. Ce dernier a expliqué dans un communiqué (qu’hélas par manque de place nous ne pouvons diffuser) comment l’accident a eu lieu, malgré 201 policiers mobilisés pour la sécurité des personnes sur les lieux. Il a aussi expliqué que le jeune homme portait un casque qui s’est pourtant cassé lors du choc, ce qui remet en cause la qualité des casques vendus au Faso. L’organisateur s’est engagé à lutter pour un RAMO plus professionnel au plan organisationnel et souhaité notamment que soit créé un circuit qui porterait le nom de Zonou Tidjane Koukou.





Site réalisé par Come Tell The World