Mise à jour le 30/03/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°457
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!
          
San Finna N°457 du 31 Mars au 06 Avril 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

FILIERE SUCRE
AGIR POUR SAUVER LA PRODUCTION INTERIEURE !

Depuis la privatisation de la société sucrière de la Comoé en 1998, la Société Nouvelle SOSUCO a relevé un certain nombre de défis, dont les plus importants ont été ceux de la production et de la productivité. Une progression

Sucre roux et blanc
Une progression significative de l’action à mettre au crédit des nouveaux actionnaires et du personnel de la SN SOSUCO. Elle exploite 5 000 ha de canne à sucre avec une production de sucre de 40 000 tonnes de sucre dans les meilleures années. C’est une société qui fait vivre plus de 50 000 familles dans la région. Seulement, depuis quelques années, la nationale du sucre a de sérieux problèmes dus essentiellement à la fraude, aux subventions internationales et à la concurrence déloyale.

Tous ces facteurs menaceraient sérieusement l’essor de la société et partant, les emplois du personnel et de l’économie du Burkina. En effet, nombres d’opérateurs économiques d’opérette ont largement contribué à laisser des factures salées impayés dans les comptes de la SOSUCO. Cela a créé parfois des situations tellement graves que l’entreprise ne pouvait plus faire face à ses engagements et nombre de mouvements d’humeurs et de grève que la société a connu ces dernières années auraient été inhérents à cela. Ces commerçants ont poussé le sinistre jusqu’à sont summum en saturant le marché burkinabé de sucres indiens et brésiliens avec la complicité de certains bonzes du régime de Blaise Compaoré mettant ainsi en péril ce fleuron de l’économie et toute une région du Burkina Faso qui génère tant d’emplois directs et indirects. Et si l’on sait que ceux-ci sont l’objet de fraude massive qui contourneraient la législation régionale de l’UEMOA et déverseraient sur le marché, un sucre importé bon marché, parce qu’ils n’ont acquitté que partiellement les taxes en vigueur ou pas du tout. On constate un manque à gagner pour la SOSUCO, mais surtout un manque à gagner pour l’Etat du Burkina Faso surtout que celle-ci participe aux ressources fiscales à hauteur de 3 milliards de FCFA par an. Il est donc plus que nécessaire que l’Etat burkinabé recourt à l’application stricte et rigoureuse des Lois et Règlements en vigueur tant en CEMAC qu’en UEMOA, sous le règlement N° 6/99/CM/UEMOA portant adoption du mécanisme de la Taxe Conjoncturelle à l’importation au sein de l’UEMOA.

Au niveau de la production sucrière, la SN SOSUCO est passée de 24 700 tonnes pour la campagne 1998 -1999 à 36 800 tonnes pour la campagne 2002-2003 soit une croissance de 12 105 tonnes ( + 50 % en 5 ans). Si pour la campagne qui s’achève, les taux d’extraction se sont maintenus, ils ont sans cesse progressé entre 1998 et 2003, passant de 9 à 10 % pour atteindre plus de 11 % et 12 % lors de certaines campagnes, une progression significative à mettre au crédit des nouveaux actionnaires de la société et de son personnel. Tous ces efforts pour satisfaire à la demande nationale et sapés par des commerçants véreux ont amené les employés de la SOSUCO à manifester en février dernier pour attirer l’attention des pouvoir publics sur la nécessité de trouver des solutions quant à l’enlèvement du sucre. Lequel sucre manque actuellement de place de stockage. Si comme certains le disent, l’affaire du sucre frauduleux serait l’affaire de personnages proches du régime, il serait à craindre que l’on assisterait là à la fermeture de cette unité de production. Ce qui va ouvrir un front de contestations aux conséquences incalculables dans la ville du Paysan noir et par extension dans toute la région des Cascades. Il est donc à craindre que le principal actionnaire, Industriel Promotion Services (IPS) West Africa qui avait injecté des milliards dans la SN SOSUCO ne soit obligé de délocaliser ses activités dans un pays de la sous région où les pouvoirs publics sont plus fermes quant à l’application des textes en matière d’importation et où la législation serait sévère et surtout appliquée à l’endroit des fraudeurs.

Aristide Ouédraogo






Site réalisé par Come Tell The World