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Une reconstitution
de carrière de militaires qui fait grand bruit
: quoi d’étonnant ! Les conséquences
au plan militaire, politique, social, ne sont pas négligeables,
surtout lorsqu’on les met en parallèle
avec le contexte national. En tout cas, ce n’est
pas pour rien que le 25 mars dernier, le chef de l’Etat
a signé deux décrets portant reconstitution
de carrières de militaires objet de sanctions
politiques respectivement pour les officiers et les
sous officiers. Au terme de ces décisions, notre
armée se retrouve avec plus d’une soixantaine
de Colonels supplémentaires dans ses rangs. Ainsi,
le Capitaine Ouali Diapagri Luther, actuellement en
cavale, a été promu au grade de Lieutenant-colonel
pour compter du 1er Octobre 2004 en même temps
que ses camarades de promotion chassées de l’Académie
militaire Georges Namoano et affectés comme animateurs
politiques dans les provinces par les révolutionnaires
du 04 août. Cette reconstitution va valoir aux
finances publiques, un beau pactole. Pour les veuves
et orphelins, cela mettra du baume au cœur. Mais
cette mansuétude, qui n’est pas sans visée
politicienne, crée incontestablement des difficultés
en matière de gestion des ressources humaines
quand on sait que des subordonnés deviennent
subitement plus gradés que leurs chefs actuels.
* Laetitia Hallyday,
la femme de l’artiste mondialement connu Johnny
Hallyday, était dans nos murs en cette fin du
mois de mars dans le cadre d’une campagne de lutte
contre la rougeole. Selon notre confrère L’Opinion,
elle séjournait avec un groupe de journalistes
français « pour présenter les actions
de l’UNICEF France et d’Optic 2000 au Burkina
Faso ». Notre confrère explique qu’elle
a créé elle-même une collection
de montures Optic 2000 qui sont vendues au montant d’1
euro seulement pour aider les pauvres à en acquérir
! Bien mais cela ne ressemblerait-il pas surtout à
un immense coup de publicité quand on sait que
Johnny est la star fétiche des publicités
de la marque Optic 2000 ? C’est comme si on vendait,
pour aider à lutter contre la faim, un nouveau
modèle de biscuits de la marque « LU »
par exemple (non, nous n’avons aucune commission
légale ou occulte de la célèbre
marque) à un prix défiant toute concurrence
: 50 fcfa au lieu de 1.200 fcfa et que pour cette opération,
les médias soient appelés à faire
connaître cette bonne action au monde entier :
ne pensez-vous pas que ce serait surtout un coup de
publicité formidable pour cette marque de biscuits
? A méditer…
* Dans les Annexes
du Discours du Premier ministre prononcé à
l’assemblée le 27 mars 2008, nous apprenons
que le Burkina Faso continue ses recherches au niveau
du pétrole. Ah, si le bon Dieu avait pu nous
en gratifier d’un peu ! Sinon, on risque d’être
le seul pays de la sous région à ne pas
en avoir et là, on va penser que c’est
très injuste, qu’à la limite nous
sommes maudits !
* Un jeune Burkinabé
assez introduit dans la communauté chinoise en
use et se sucre correctement sur le dos de 2 jeunes
Chinois qui ont appris à aimer le plat traditionnel
moagha, le babènda (NDLR sauce à base
de feuilles d’oseille et de riz ou de mil). Chaque
fois que de besoin, les 2 Chinois appellent notre jeune
homme qui se charge de les servir. Il est allé
jusqu’à leur dire qu’un plat de babènda
se vend à 2 000 FCFA, qu’il y a plusieurs
qualités de babènda et que lui seul savait
où trouver la qualité supérieure.
Alors quand il est quelque part dans la ville, que son
téléphone portable sonne et qu’il
entend son nom suivi de « babènda, babènda
!’’, il sait que sa journée est gagnée.
Il court alors empoigner ses 4 000 FCFA et va en réalité
acheter les deux plats à 300 F à raison
de 150 F le plat. Comme quoi tous les moyens sont bons
pour avoir à manger, mais tout de même
!
* Le Forum social
de Ouahigouya s’est tenu du 27 au 29 mars. Juste
avant de boucler notre édition, nous avons appelé
le Père Lacour, co-organisateur dudit forum,
qui nous a donné avec plaisir et nous l’en
remercions, quelques explications sur ce forum qui s’est
très bien passé. Cette grande manifestation
a connu la présence effective de plus de 600
participants. Le Gouverneur du Nord a présidé
la cérémonie d’ouverture. Chaque
après-midi, il y avait des activités culturelles.
30 ateliers et 2 panels ont eu lieu. Le premier sur
la souveraineté alimentaire (présenté
notamment par la Confédération paysanne
du Faso et le SEDELAN) et il est ressorti une demande
de politiques agricoles plus cohérentes. Pour
le deuxième panel, sur l’intégration
régionale (présenté par l’AJAD,
le Père Lacour…), il est ressorti qu’il
faut avancer plus sincèrement dans l’entreprise
car les populations, contrairement aux chefs d’Etat
qui ne sont pas pressés que ça se réalise,
ne veulent plus de frontières.
* Lors de la
Déclaration du premier Ministre à l’hémicycle,
d’aucuns ont cru qu’une bombe avait explosé
dans l’Assemblée : une forte détonation
s’est en effet faite entendre au niveau de la
salle affectée aux journalistes, ce qui a même
provoqué une débandade de certains confrères.
Les aides de camp et plusieurs personnes de l’Assemblée
ont accouru pour voir ce qui se passait avec des extincteurs
à la main. En fait, il s’agissait d’une
explosion liée à une masse électrique
mais cela n’a pas provoqué d’incendie
: il y a donc eu plus de peur que de mal. Faut dire
que par les temps qui courent, chacun doit être
sur ses gardes !
* Chez nous,
cette affaire des propriétaires des chambres
de passe fait toujours parler : on entend de plus en
plus, par ici et par là, des réflexions
du genre : « Si on doit en plus remettre de l’argent
aux propriétaires de chambres de passe qui se
sont enrichis pendant des années sur le dos (ou
les fesses !) des prostituées, afin de se reconvertir,
eh bien on regrette de n’avoir pas nous-même
transformé nos maisons en bordels car maintenant,
ce qu’on va faire, c’est tout simplement
donner une prime à l’immoralité
! ». Nous discutions de la nécessité
d’un référendum sur le sujet au
niveau de notre Rédaction lorsqu’un confrère
en a fait état dans la presse. C’est donc
sûrement une solution qui traverse bien des esprits
!
* Drôle
d’incident dans la nuit du jeudi au vendredi à
Bobo-Dioulasso que cette course poursuite entre un véhicule
de la Douane et une Mercedes resquilleuse. Ils ont joué
au chat et à la souris jusqu’aux environs
du Rond Point Kadhafi où le conducteur pourchassé
a fini par emboutir le mur de l’aéroport.
Sans demander son reste, l’homme s’est extrait
de la voiture pour prendre la poudre d’escampette.
La Douane approchant le véhicule a été
stupéfaite de constater qu’elle était
bourrée d’armes. De quoi se poser bien
de questions !
* Un journal
de la place a souhaité que l'emprisonnement de
Clément Ouédraogo le calme afin qu'il
comprenne que ce n'est pas en montrant du muscle qu'on
règle les litiges ! Quand on sait que ledit Clément
et ses amis veulent créer une association tout
ce qu’il y a de plus légal, on se demande
bien pourquoi cette sortie pas très gentille,
c’est le moins qu’on puisse dire. Nous,
nous demandons qu’on le libère le plus
rapidement possible, tout simplement.
* On a applaudi
à tout rompre quand l’ADSL (« Asymmetric
Digital Subscriber Line » ou en français
« Ligne Numérique à Paire Asymétrique
») est arrivée chez nous : elle permet
d’avoir un haut débit sur Internet, la
connexion est rapide, la facture allégée
avec un forfait assez bas et surtout cette possibilité
de naviguer sans limitation de temps au même tarif.
Hélas, depuis, on déchante : la connexion
s’interrompt intempestivement et plusieurs fois
par jour ! Ailleurs, des clients auraient déjà
saisi la justice. Ne faudrait-il pas alors au moins
songer à revoir le tarif en fonction des heures
voire des jours perdus ?
* Un homme va
donner naissance à un enfant. Vrai ou faux ?
Vrai. Lisez cette courte histoire : Thomas Beatie est
un homme mais est né femme. C’est après
avoir effectué une opération chirurgicale
qu’il est devenu de manière officielle
un homme. Il s’est marié avec Nancy mais
hélas, celle-ci ne pouvait avoir d’enfant.
Le couple en voulait absolument un, et dans la mesure
où l'appareil génital de Thomas fonctionnait
encore comme à son origine, la réponse
à leur problème a été toute
trouvée : Thomas portera le bébé
dans son ventre. C’est ainsi qu’il est tombé
enceint (e ?). Il est à son 5ème mois
de grossesse et le bébé qui arrivera sera
en juillet sera une fille. Quelle situation !
* Que dire sur
ces élections générales au Zimbabwe
qui vont certainement consacrer Robert Mugabe, sauf
extraordinaire, président du pays pour la 6ème
fois ? Dommage pour le peuple mais ce n’est pas
sa faute : c’est celle de la communauté
internationale qui laisse faire car elle y a ses intérêts
! Si l’UA ne bouge pas en tout cas comme pour
Anjouan, elle peut fermer boutique car plus personne
n’aura confiance en elle, déjà que
les rapports entre les Africains et elles n’étaient
pas au beau fixe !
* Chez nous,
encore les « codos » (NDLR : militaires)
et cette fois-ci du côté du Régiment
de Sécurité Présidentielle (RSP).
Un grondement s’élèverait des rangs
du Colonel Atogan ADENALI. Des soldats du saint des
saints (le RSP) seraient mécontents et entendraient
le faire savoir. Il s’agirait d’une question
d’argent, de discipline et de hiérarchie.
Il s’en trouve pour fustiger le comportement de
certains subalternes à l’endroit de gradés
à cause de leurs positions privilégiées
avec des patrons. La majorité semblerait plutôt
mécontente des primes de garde de nuit. Il se
dit que là aussi certains chefs se seraient sucrés
avec les primes ne reversant que du menu fretin aux
soldats. Où donc se trouve la vérité
? C’est ce que nombre de personnes voudraient
savoir.
* Rien ne va
plus au Kenya aujourd’hui : on n’arrive
pas à former le gouvernement, le président
Kibaki ne voulant en faire qu’à sa tête
et surtout ne pas lâcher les bons ministères.
Tout le travail de Kofi Annan semble tombé à
l’eau et il serait même prié de revenir
au Kenya pour reprendre son boulot et le finir totalement,
cette fois-ci !
* Nous apprenons
par RFI que le prix du riz vient d’augmenter en
un seul jour, de 30 %. Pourquoi ? Parce qu’après
le Vietnam et l’Inde qui sont 2ème et 3ème
exportateurs de riz au monde, et qui ont décidé
de ne plus exporter leur riz, l'Egypte (le plus gros
producteur du Proche-Orient) vient d’emboîter
le pas et de suspendre la vente de son riz à
l'étranger, pour une période de 6 mois,
du 1er avril au début du mois d'octobre prochain.
Cela pour maintenir le riz à un prix raisonnable
pour les consommateurs égyptiens. Du coup, cela
prive le marché mondial d'environ 1 million de
tonnes de cette céréale. Les stocks de
riz étant réduits sur le marché
international, les prix flambent. D’ici qu’au
Faso, les 50 kg atteignent 20.000 fcfa, c’est
pas loin !
* « Les
rumeurs sur le départ de Salif DIALLO du gouvernement
ont dépassé les frontières du Faso
». Voilà en substance ce que nous annoncions
dans notre désormais célèbre rubrique
Cocktail Flash du 28 janvier 2008. Et pour ceux qui
avaient pu suivre l’émission sur la revue
de la presse à la Radio Municipale de Ouagadougou
(RMO), Aristide OUEDRAOGO qui y participait au nom de
notre organe avait même été interpellé
par le journaliste Salif ZIDA sur le sujet. Il faut
dire que, même si la rumeur se faisait très
persistante, c’est Jeune Afrique, dans sa livraison
n° 2454 du 20 janvier 2008, qui avait rendu la nouvelle
publique et qui donnait même les motifs. Ce qui
avait permis à San Finna de la reprendre dans
sa rubrique. Alors, à Jeune Afrique ce qui lui
revient !
* Salif Diallo
justement, qui est dans bien de conversations, aurait
reçu jeudi dernier les étudiants CDP (fâchés
de son limogeage), à son domicile à Ouaga
2000. Il leur aurait expliqué la situation, qu’il
n’était pas censé resté ministre
toute sa vie et il les aurait appelé à
se calmer et aussi à rester mobilisés
afin de travailler pour le pays.
* On apprend
de sources proches du bureau de l’Association
des entrepreneurs du Faso qu’une réunion
s’est tenue le 26 mars dernier à la Maison
des jeunes du secteur 10. Il semble qu’ils (les
entrepreneurs) seraient très fâchés
et qu’ils se disent fatigués des démarches
pour rentrer en possession de leur argent. Est-on en
train d’assister à l’ouverture d’un
autre front au Burkina ? On ne saurait le dire mais
toujours est-il que ceux-ci seraient en train de chercher
la réponse appropriée pour répondre
à cette lenteur de l’administration. Il
n’est pas exclu qu’un beau matin, on soit
obligé de composer avec les bulldozers et autres
mastodontes sur les avenues et rues de Ouagadougou si
les entrepreneurs n’obtiennent pas gain de cause.