CITE
UNIVERSITAIRE DE KOUDOUGOU
CES ETUDIANTES ENCEINTEES A TOUR DE BRAS
PAR UN ETRANGE GENERAL GASTRONOMIE
En prenant
le car le samedi 5 avril dernier pour sacrifier à
une invitation dans la charmante ville de Koudougou,
celle-là même qui a vu naître des
sommités tels Philipe Zinda Kaboré,
Norbert Zongo et bien entendu le père de l’indépendance
Monsieur Maurice Yaméogo, j’étais
loin de savoir qu’à la faveur de cette
exigence sociale, le prospecteur médiatique
que je suis tomberait sur un filon. Alors que j’étais
en pleine cérémonie, mes ouies de journaliste
à l’affût du sensationnel et de
scoop furent attirés par la conversation de
deux étudiantes. Elles parlaient sans cesse
d’un Général de la gastronomie
dit GEGA qui enceinterait à tour de bras des
étudiantes. Le plus curieux, c’est que
dans leurs commentaires sur les exploits du Général,
elles parlaient de nourriture, de ventres proéminents
et de cités entières où les filles
tombaient enceintes après avoir consommé
des aliments. Tout cela était bien bizarre.
Je savais qu’il y avait des Généraux
de brigade de division… mais des Généraux
de gastronomie, je n’en avais jamais entendu
parler. Je décidais d’en savoir plus
et entrepris de me rendre, après renseignement,
dans une des cités pour toucher du doigt le
problème. On m’indiqua la « Cité
Guantanamo ». A ma surprise devant ce nom, oh
combien évocateur, on m’indiqua que cette
cité située sur l’ancien site
de Voltex avait été ainsi baptisée
parce qu’éloignée de la ville
et que les étudiantes y vivaient particulièrement
recluses.
M’étant
rendu dans cette cité avec des appréhensions
quant au manque de communication des étudiantes
sur un sujet aussi délicat, je fus surpris
de trouver des jeunes filles très ouvertes
et tout à fait disposées à m’éclairer
sur mes curiosités.
C’est
là qu’elles m’expliquèrent
que les étudiantes qui mangeaient au
restau U tenu par la Générale
de la gastronomie, voyaient des changements
substantiels dans leur morphologie. Elles prenaient
un embonpoint incompréhensible comme
si elles étaient enceintes. |
Etudiantes
à Koudougou |
Elles
ont fini par s’organiser pour susciter
des protestations. C’est ce que m’a
confié Kabré Kady, étudiante
en 1ère année : ‘’Les
étudiants de Ouagadougou nous accusent
de ne faire des grèves que pour la
nourriture, mais comment voulez-vous que l’on
croise les mains dans ces conditions-là
? ». Quant à Alizeta Nana, mi-railleuse,
mi-tragique, elle se contente de dire : «
C’est GEGA qui nous enceinte ».
Je comprenais alors la nature de la conversation
que j’avais surpris.
Mais
d’où vient cette situation tout
de même inquiétante ? Pour les
filles, le problème se trouve dans
la nourriture qu’elle consomme. Le bruit
court selon elle que l’on mettrait du
formole sur certains aliments pour que ça
ne
|
| se
gâte pas. Certaines avancent même
qu’il se pourrait que l’on assaisonne
les différentes sauces avec du Glutamate
(sorte de Maggi blanc venu semble-t-il de Chine).
Il en est aussi qui affirment qu’on mettrait
des vitamines dans la nourriture pour compenser,
par des qualités nutritives, les quantités
servies. Mais d’aucuns se demandent aussi
pourquoi le phénomène n’atteint
pas la gente masculine ! |
Justement, sur ce lieu, à Guantanamo, nous
avons voulu avoir le point de vue de Seck Hamed Ouédraogo.
Il a une explication qui vaut ce qu’elle vaut
: ‘’Le changement de menu et la régularité
des repas puisse provoquer un tel changement. Et il
ne faut pas oublier que celles-ci viennent directement
de la terminale. Avec la fin du stress des examens
elles se sentent plus libre et cela peut aussi expliquer
ça’’. Il se fera, comme de bien
entendu, chahuter par les filles. Il finira par nuancer
son propos : ‘’C’est vrai qu’on
justifie assez difficilement qu’une grande majorité
subissent ce changement seulement au niveau du ventre’’.
Mais désireux d’aller jusqu’au
fond des choses, je cherchais à savoir s’il
n’y avait pas des contrôles sur la nourriture
servie. J’apprendrai que le Laboratoire National
de Santé Public (LNSP) ne viendrait qu’une
fois l’an pour le contrôle des repas.
Les étudiantes diront que ce n’est pas
étonnant qu’à ce rythme-là,
elles soient victimes de constipations chroniques
et chopent tantôt la typhoïde tantôt
des diarrhées inexplicables.
Je cherchais alors à savoir si elles n’avaient
pas porté des doléances au niveau du
Centre Régional des Oeuvres Universitaires
de Koudougou ou à leur cellule syndicale. Là-dessus,
je n’eus pas de réponse convaincante,
sauf que n’ayant pas d’éléments
assez probants, elles auraient peur de porter de fausses
accusations.
En attendant, nos étudiantes s’organisent
au mieux, alternant grèves de la nourriture
et séances d’abdominaux (certaines sont
mêmes allées acheter des gaines pour
tenter de contenir leurs ventres) mais tout cela ne
semble pas avoir de bons résultats et leur
situation ne finit pas de provoquer étonnement
de leurs parents qui ne comprennent pas ces changements
physiques tout comme des professionnels de la santé.
L’une des filles expliquera qu’un infirmier
venu faire les vaccinations n’en finissait pas,
à leur vue, de les prévenir qu’elles
ne devaient pas se faire vacciner. Elles avaient beau
lui dire qu’elles n’étaient pas
enceintes, il ne pouvait se résoudre à
les croire.
C’est les oreilles remplies d’anecdotes
du genre que j’ai pris congé de ces étudiantes.
Mais alors que je m’en retournais à mon
lieu d’hébergement, je me disais que
tout de même, la situation méritait des
inspections, à tout le moins des vérifications
de l’administration car il me semble bien que
ce n’est pas un phénomène naturel
dont il s’agit. En tout cas, j’ai estimé
qu’il fallait poursuivre l’investigation
en prenant contact avec l’administration mais
aussi avec le LNSP. En attendant, il ne serait pas
mauvais que les parents eux-mêmes commencent
à s’intéresser à cette
affaire ne serait-ce que pour se parer contre des
développements désagréables futurs
s’il était vérifié que
des produits chimiques étaient incorporés
aux aliments que consomment leurs enfants !
Aristide
Ouédraogo
LE
CSC PORTE LES RADIOS ET TELES A 143 !
Le
11 Avril 2008, s’est tenue à l’Hôtel
Indépendance la cérémonie de
signature de conventions organisée par le Conseil
Supérieur de la Communication (CSC) suite à
la proclamation des résultats de l’appel
à candidature de Septembre 2007. Cette cérémonie,
3ème du genre après celle de 2003 et
2006, a vu la participation des différents
promoteurs, de la presse et de bien d’autres
invités. A la suite de la lecture de la décision,
trente (30) promoteurs ont été consacrés
attributaires de fréquences. Ce sont alors
trente (30) radios et télévisions qui
viendront élargir le paysage médiatique
burkinabé. Elles sont de type confessionnel,
commercial, communautaire et associatif. Cinq (05)
promoteurs ont effectué leur signature symbolique
de convention.
Le Président du CSC, Luc Adolphe TIAO, présidant
la cérémonie, s’est ragaillardi
de cette signature de conventions qui porte le nombre
total de radios et télévisions au Burkina
Faso et toutes typologies confondues à cent
quarante trois (143). Toute chose selon, lui, qui
développe le paysage audiovisuel afin de répondre
aux besoins de la population. Cependant le patron
du CSC relève les risques de cet élargissement
par cette formule bien connue ‘’l’abondance
ne serait un progrès que si elle s’accompagnait
de la diversité et de la qualité’’.
Selon lui il faut que la diversité et la qualité
au niveau des contenus soient de mise. Il appelle
les promoteurs à veiller au respect de la déontologie
et de la protection du public jeune contre les programmes
non appropriés qui ne sont pas de nature à
promouvoir leur développement social et intellectuel.
A noter que le délai de démarrage des
activités est de douze (12) mois à compter
de la date de signature de l’autorisation de
fréquence, faute de quoi il faut une dérogation
auprès du CSC.
Sidibé
Issouf