LICENCIEMENT
A LA SOTRACO
QUELQUES EXPLICATIONS DE LA DIRECTION
Au
Conseil des ministres du 13 Février 2008, on
annonçait l’arrivée de 100 nouveaux
bus pour la Société de Transport en
Commun de Ouagadougou (SOTRACO). La livraison de ces
bus serait prévue dès le deuxième
semestre 2008. On se convainc tous que ces bus viendront
résorber un temps soit peu des problèmes
de déplacement dans la ville de Ouagadougou.
Parallèlement à la bonne nouvelle, on
apprendra récemment le remerciement de certains
personnels de la SOTRACO notamment les vendeurs de
tickets. Et pour en savoir plus, nous nous sommes
entretenus avec la Direction de la SOTRACO.
L’entretien d’environ 1h 30 mn a porté
sur les 50 employés licenciés et sur
la qualité de la prestation des services de
la société.
Sur le licenciement, la Direction a fait savoir que
les agents remerciés ne relevaient pas directement
de leur administration. Ils relevaient plutôt
d’une agence avec laquelle la SOTRACO avait
signé un contrat. Donc ce sont des employés
« externalisés » et non internalisés,
précise la Direction. Au départ, selon
la Direction, la SOTRACO avait 106 agents vendeurs
de tickets pour 15 bus, toute chose qui ne faisait
pas l’affaire de la société. Alors,
elle a ramené l’effectif à 64
agents avec l’accord de ladite agence, ensuite
à 50. Et après avoir expérimenté
‘’le système chauffeur en même
temps vendeurs de tickets avec les bus numéros
1 et 6, elle a trouvé que cela ne causait pas
de désagréments avec la clientèle.
Donc, comme il fallait faire des économies,
elle a fait remercier tous les employés «
externalisés ».
A la question de savoir pourquoi on peut trouver toujours
des vendeurs de tickets dans certains bus, la Direction
répond que ces agents relèvent directement
de leur service. Il existe un contrat entre ces derniers
et la SOTRACO. Et la Direction de préciser
qu’ils sont au nombre de 10 employés
(vendeurs de tickets).
Le deuxième point de notre entretien était
relatif à la qualité du service rendu.
A ce propos, le DG de la SOTRACO dit : ‘’La
plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle
a’’ (Sic). A leur niveau, dit-il, des
efforts sont déployés. Et pour illustrer,
il prend l’exemple du temps normal d’attente
pour un usager pour pouvoir avoir un bus. Selon lui
de 40 mn, ils en sont arrivés à 25 mn
et souvent même 16 mn. Et les heures de pointe
sont privilégiées. Certaines voies telles
que cette empruntées par les élèves
et étudiants bénéficient d’un
maximum de bus aux périodes de pointe. Quant
à la vitesse, la Direction souligne qu’elle
est au maximum de 40 km/h, et qu’en relation
avec la police, la surveillance est de rigueur.
SI
et SK