Mise à jour le 20/04/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°460
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°460 du 21 au 27 Avril 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Deux sons de cloche

LE LIVRE DE CARLA DEL PONTE
« LA CHASSE, MOI ET LES CRIMINELS DE GUERRE »
EST-IL BIENVENU OU MAL VENU ?

Carla del Ponte, qu’on ne présente plus, a écrit un livre au titre évocateur « La chasse, moi et les criminels de guerre » qui fait grand bruit en Suisse et dans le monde entier. L’ex Procureure du Tribunal pénal international sur la Yougoslavie (TPIY) a remis le couteau dans la plaie des exactions qui ont eu lieu pendant la guerre dans l’ex-Yougoslavie, en dénonçant des trafics d’organes qui auraient pu être perpétrés par les actuels dirigeants du Kosovo qui vient d’accéder à l’indépendance. La polémique enfle, impliquant des personnalités de bien de pays et mettant deux camps, face à face. Le premier estime que ce livre est mal venu, diffamatoire, parce qu’il prend de simples allégations pour vérité révélée et porte atteinte à la crédibilité de simples citoyens ou de personnalités. Le second camp maintient ferme que ce livre est le bienvenu car quand on connaît la personne qui l’a écrit, on sait que son contenu ne peut être que le fruit de la vérité et un cri d’exigence, de justice dans un monde où l’impunité gagne en puissance. Deux sons de cloche.

« LA CHASSE, MOI ET LES CRIMINELS DE GUERRE » EST UN LIVRE PLUS QUE BIENVENU

Rien dans la naissance, dans la vie, dans la carrière de Carla del Ponte, n’indiquait qu’elle puisse finir comme une affabulatrice, une personne qui dénature les faits pour le plaisir de faire des victimes ou pour s’enrichir. Elle est née en 1947 dans une famille à cheval sur les principes. Elle vit à la dure avec ses trois frères à Bignasco dans le Val Maggia où elle aime bien chasser les vipères avec eux. Son désir de devenir médecin comme deux de ses frères est contrarié par un père qui la destine tout simplement à être une bonne épouse et une bonne mère. Mais comme elle a déjà le caractère trempé, elle obtiendra au moins de faire du droit et tout s’enchaîne. Elle ouvre son Cabinet d’avocat dès 1975, est nommée juge d’instruction en 1981, procureur du canton de Lugano en 1985, procureur général de la confédération helvétique en 1994, procureur général du Tribunal pénal international sur le Rwanda et du TPIY en 1999, mandat renouvelé en 2003 pour le TPIY mais pas pour le TPIR. Le 23 août 2007, le Département fédéral des affaires étrangères la nomme comme Ambassadeur de Suisse en Argentine pour compter de janvier 2008 après la fin de son mandat au TPIY. On voit bien, avec le petit résumé de sa carrière que ce n’est pas une femme de rien mais l’une des plus célèbres du monde. Si elle laisse entendre, encore qu’elle le fasse avec prudence et au conditionnel, qu’il y a eu des trafics d’organes et que jusqu’à 300 prisonniers, majoritairement des Serbes, auraient pu être conduits par les éléments de l’UCK en Albanie pour y subir des opérations d’ablations d’organes avant d’être exécutés, elle sait de quoi elle parle. Cette femme de tête, au moment où elle quitte le TPIY ne voudrait pas se rendre complice d’impunité en permettant que les dossiers dorment d’un sommeil éternel. C’est un pied de nez qu’elle fait à sa façon à toutes ces puissances politiques, financières, dont on sait qu’elles sont en œuvre au niveau du TPIY pour éviter que certaines procédures aboutissent. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement serbe a saisi la balle au bond pour introduire une plainte au niveau du TPIY. Qu’il y ait des mécontentements un peu partout, ça se comprend. Toutes ces puissances, qui ont joué des pieds et des mains pour la proclamation de l’indépendance du Kosovo n’aimeraient pas qu’il soit prouvé que les responsables de l’UCK, Agim Ceku et Hashim Thaçi actuel premier Ministre du Kosovo indépendant, soient reconnus coupables des faits dont parle Mme del Ponte. Ce serait une claque pour eux !




TOMI.

« LA CHASSE, MOI ET LES CRIMINELS DE GUERRE » EST UN LIVRE VRAIMENT MAL VENU

Carla del Ponte a occupé de grandes responsabilités, n’est pas dans le besoin mais cela ne lui délivre pas un brevet absolu d’intégrité et de fiabilité. Femme difficile à vivre, acariâtre de surcroît, elle pensait toujours avoir le monopole de la vérité. Les deux époux qui ont pris leurs cliques et leurs claques sans demander leur reste pour la fuir pourraient certainement beaucoup en dire sur son caractère. La nature du reste ne ment pas qui l’a taillée comme elle est : abrupte au-dedans comme au-dehors. Quand une jeune fille peut préférer passer son temps à courir après les vipères au lieu d’agir comme toutes les autres jeunes filles, on comprend qu’elle puisse traquer des êtres innocents juste pour le plaisir de les voir souffrir ! Quand on approche son ancienne Porte parole, Florence Hartmann, qui la connaît très bien pour avoir travaillé à ses côtés, on comprend qu’elle se révolte devant les propos de son ancienne patronne. Et de fait, pour une juriste si chevronnée, on ne comprend pas que Mme del Ponte puisse, sachant très bien le retentissement qu’aura son livre, mettre en cause (même avec la prudence du conditionnel) de hautes personnalités du Kosovo. A juste titre, Mme Hartmann dit que parler aujourd’hui de cette affaire qui n’a pas pu être élucidée par manque de preuves, relève d’une irresponsabilité sans bornes. C’est ce qu’elle exprime fortement dans « Le Temps » du 5 avril 2008 sous ce titre : « Kosovo, Carla del Ponte lance des accusations irresponsables et indignes ». Elle y explique que saisie de l’affaire, Carla del Ponte a mené des investigations qui n’ont pas abouti. «S'il est du devoir d'un procureur de n'écarter aucune piste, est-il judicieux de révéler celles qui furent abandonnées du fait de l'absence de toute forme de preuve ? La piste d'un trafic d'organes dirigé par les hauts responsables de l'armée indépendantiste kosovare ne s'est pas heurtée à des résistances, que de telles révélations, même tardives, viendraient salutairement dénoncer, elle a tout simplement fait chou blanc. En parler aujourd'hui, alors que, depuis près de cinq ans, aucun nouvel élément pouvant accréditer cette thèse n'est apparu, est irresponsable». Elle poursuit en soulignant : «Désigner implicitement les commanditaires d'un crime non avéré sous prétexte que certains leaders albanais du Kosovo ont été suspectés d'autres crimes est indigne». Elle a tout dit ! Avide de publicité, Carla del Ponte sera servie avec en prime de l’argent, mais ça n’ira pas beaucoup plus loin !


TOZI.

Citation de la semaine

«Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force,
et il y a une place pour tous au rendez-vous de la victoire »

Aimé CESAIRE






Site réalisé par Come Tell The World