San
Finna N°460 du
21 au 27 Avril 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
RETROSPECTIVE
DE LA SEMAINE ECOULEE
•
262 objets archéologiques volés rapatriés
au Faso
C’était
le 17 avril dernier : le ministre de la Culture,
du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo,
présidait une cérémonie de
restitution d’objets archéologiques
volés et saisis à Rouen, en France,
et ce en présence notamment de l’ambassadeur
de France au Burkina, François Goldblatt
et du consul honoraire du Burkina à Rouen,
Alain Patrizio. C’est la Directrice générale
du Musée national, Alimata Sawadogo, qui
a reçu lesdits objets des mains du Directeur
général du patrimoine culturel,
Jean-Claude Dioma. Ces objets ont été
retrouvés grâce à «l’exemplarité»
de la coopération franco-burkinabè
», fera-t-on savoir haut et fort. Les 262
objets archéologiques rapatriés
(en poterie, bronze, pierre et datant de 1000
à 1300 après Jésus Christ)
avaient été volés par un
couple français ayant habité de
très longues années chez nous. Il
a été dénoncé, à
l’occasion de cette cérémonie,
le trafic illicite des biens culturels, fléau
qui touche particulièrement l’Afrique.
C’est une Alimata Sawadogo très heureuse
de retrouver ces objets pour le Musée national
qui
a promis aux autorités françaises
de
ne ménager « aucun effort, pour faire
bon
usage de
ces
Le
Musée national du Burkina
objets revenus ». L’Ambassadeur de France
dira à un de nos confrères que la
saisie a été effectuée en 2006
pour remise à l’Ambassade du Burkina
Faso en juillet 2007. Il dira aussi qu’il
n’il n’a pas le « suivi judiciaire
exact de l’affaire, mais il est certain qu’en
vertu des conventions internationales et des lois
en vigueur en France, les auteurs de ce trafic illicite
sont passibles au minimum de peines d’amendes
et dans les cas les plus graves de peines de prison
».
•
La production du coton au Burkina a
chuté de près de la moitié en deux
ans
C’est
le DG de la SOFITEX, Célestin Tiendrébéogo,
qui l’a dit lors d’une conférence
de presse à Bobo-Dioulasso : "La campagne
cotonnière de cette année s'est clôturée
avec un résultat assez décevant parce
qu'à l'échelle nationale, nous avons
enregistré une production de 360 000 tonnes".
Pourtant, on sait que le pays, avec un record de
700 000 tonnes en 2005-2006 et une production en
2006-2007 de 560 000 tonnes, était le premier
producteur africain. Depuis 2005, il a donc abandonné
sa place à l'Egypte pour occuper la deuxième
place.
Récolte
de coton au Faso
Pourquoi une telle baisse de production ? Mr Tiendrébéogo
dira que cela est dû à l'installation
tardive et à l'arrêt précoce
des pluies : "Nous avons eu seulement trois
pluies dans le mois de juin (2007). En juillet,
il y a eu également quelques pluies, mais
tous les paysans ne pouvaient plus semer leur
coton surtout ceux qui ne font pas une exploitation
mécanisée». Il a ajouté
que des pays ont été découragés
du fait de la baisse du cour du dollar et des
subventions diverses accordées par les
Etats unies, l'Union européenne et la Chine
à leurs cotonculteurs, ce qui fait que
20 % des surfaces cotonnières n'ont plus
été exploitées par les producteurs
surtout dans les provinces du Kénédougou
et de la Léraba.
Cependant,
dira le DG, malgré une baisse de production
de 45%, la première société
cotonnière du continent reste la SOFITEX
et il a annoncé aussitôt le lancement
d’ une campagne de "remobilisation"
des producteurs pour atteindre un objectif de
650 000 tonnes de coton en 2008-2009. Pour encourager
la production, la SOFITEX prévoit d'acheter
le kilogramme de coton au paysan à 165
FCFA contre 145 FCFA actuellement. Elle promet
également de verser 15 FCFA de ristournes
au cas où la saison agricole se serait
bien déroulée.
•
Les commerçants disent non à la nouvelle
grille des loyers du nouveau Rood-Woko
La
Coordination des structures syndicales et associatives
des commerçants du marché central de Ouagadougou,
le célèbre Rood-Woko, a tenu une grande
rencontre le 15 avril dernier à la Bourse du travail
pour donner à tous l’information sur l’état
d’évolution des travaux de reconstruction
du grand marché, et sur les modalités et
conditions de réinstallation dans le marché,
tel qu’arrêtés et mentionnés
par la Commission ad hoc de réflexion sur la réinstallation
des commerçants de Rood-Woko.
Etaient présents le Syndicat national des petits
commerçants affiliés à la CNT-B,
l’Organisation syndicale des commerçants
du Burkina affiliée à l’ONSL, l’Organisation
nationale des commerçants du Burkina, les anciens
locataires du grand marché.
Si tous se sont félicités de l’avancée
des travaux (on parle du marché disponible avant
même l’échéance fixée
d’avril 2009), ils ont tous opposé un Niet
catégorique à la nouvelle grille de loyer
proposée par la commission ad hoc de réflexion
sur la réinstallation des commerçants, les
tarifs passant, pour certaines boutiques, du simple au
double voire au triple. Ils ont tous espéré
qu’il ne s’est agi ici que de « propositions
» ! Il faut noter également que la réinstallation
effective dans le marché est soumise au paiement
des anciens loyers dus avant l’incendie du marché,
de même que le paiement préalable de deux
mois de loyers en guise de caution et d’un mois
d’avance. Certainement un bras de fer à venir
entre commerçants et autorités communales
! Voici donc la fameuse grille à problèmes
telle que publiée par un de nos confrères
!
Désignation
de la location
Tarifs 2000 à 2003
Nouveau
tarifs proposés
Boutique
Type B 1
Boutique
Type B 2
Boutique
Type B 3
Boutique
sur rue
Echoppes
de 2,5 m type EBO
Etals
de 1,40 – 070-098 (ancienne...)
Boucherie
(1,80 + 1,45) = 4,5 m2
6.750 F
7.300 F
14.850 F
34.840 F
___
2.250 F
3.950 F
12.586 F
13.591 F
19.623 F
64.865 F
12.586 F
3.146 F
12.586 F
PROJECTION
POUR LA SEMAINE À VENIR
L’un
des évènements marquants de la semaine prochaine
sera la venue du Secrétaire général
des Nations Unies, Mr Ban Ki Moon.