Mise à jour le 27/04/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°461
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°461 du 28 Avril au 04 Mai 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Nos archives

SUR LA COMMUNE DE OUESSA
DROIT DE REPONSE

Nous avons reçu ce droit de réponse de Mr DABIRE Victor, suite à un article paru dans notre édition du 10 au 16 mars 2008, N° 454, consacré à la commune de Ouessa. Lisez plutôt.

« DABIRE Victor
Conseiller
A

Monsieur le Directeur du Journal
SAN FINNA

Monsieur le Directeur,

Dans votre édition n°454 du 10 au 16 mars 2008, notamment dans la rubrique consacrée à la commune de Ouessa et intitulée « On est prêt à mourir… », nous avons relevé certaines allégations du maire qui interpellent une précision de notre part, d’où cette présente note qui vaut droit de réponse dont nous usons après mûres réflexions.

Mais en attendant, nous tenons à saluer la démarche courageuse et objective que vous avez entreprise en bravant l’état de la route pour collecter les informations à la source sur la vie de la commune de Ouessa. Nous souhaitons que de telles initiatives se multiplient car l’implication de la presse dans la construction de notre jeune démocratie est fondamentale, grâce à son pouvoir d’information et de sensibilisation des citoyens, dans l’objectivité et en toute impartialité. Cependant la brièveté de votre séjour ne vous a pas permis de mesurer la profondeur du malaise qui sévit dans cette commune et dont le maire tente d’en imputer les causes à « l’UNDD locale ». En vous référant à la note de Monsieur Nalobèmaor publiée dans le journal Le Pays et dont vous en avez fait une économie dans votre parution du 04 au 10 février dernier, vous comprendrez aisément notre indignation de voir la maligne subtilité qu’on veut utiliser pour trouver un bouc émissaire à ces évènements.

Bref, la crise qui sévit à Ouessa et que le maire tente d’accuser l’UNDD locale d’en être auteur ou instigateur, découle uniquement de la mauvaise compréhension du maire de ses attributions et prérogatives, de son refus de la contradiction et des règles du jeu démocratique à la base. Lorsqu’on se donne la peine d’analyser certaines déclarations du maire lors de l’interview que vous lui avez consacré, et que je me permets de relever, les faits sont édifiants :

• Sur le cas du recrutement de son frère dans les fonctions de collecteur et de gardien, le maire a dit : « je recrute la personne en qui j’ai confiance. Ou bien c’est parce que c’est mon frère que je ne dois pas le recruter. Il a été pendant 6 ans gardien au Ghana, donc il a l’expérience ». Jugez en vous-même les faits. Lors de la session du 05 mars 2008, nous avons dit au maire que ce n’est pas le fait que le gardien soit son frère mais plutôt la procédure illégalement utilisée pour son recrutement. Compte tenu du fait qu’il y avait plusieurs demandes, il était plus indiqué d’organiser un test pour départager les postulants et en retenir le meilleur. En réponse, il nous a fait comprendre que c’est lui le maire et qu’il recrute qui il veut.

• En ce qui concerne les chargés de missions, personne n’a contesté leur nomination unilatérale par le maire, d’autant plus qu’il s’agit de bénévolat. Mais ce qui est paradoxal, c’est quand le maire les envoie en ses lieux et place à des formations destinées aux élus et à des missions officielles, au lieu de se faire représenter par les membres du bureau du conseil. Pour toute réponse, il nous a dit que cela ne peut pas se faire parce que le niveau peu élevé des adjoints et des présidents des commissions les met dans l’incapacité de faire des comptes-rendus écrits. Pourtant, la commune de Ouessa n’est pas la seule à vivre ce phénomène d’illettrisme et d’analphabétisme, mais ailleurs, on constate la participation des autres élus locaux aux sessions de formation. Du reste, pourquoi avoir accepté la candidature des intéressés lors des élections, en occultant l’aspect « savoir lire et écrire en langue française » ? Dans tous les cas, lors des formations, les organisateurs ont toujours fait l’effort de faire assurer la traduction aux participants qui n’ont pas eu la chance de maîtriser la langue française mais qui ont reçu cependant la confiance de la population pour contribuer à la gestion des affaires locales. Pour notre part, nous pensons qu’ils ont le même droit de formation que les lettrés en tant qu’acteurs du processus de décentralisation.

• Concernant le marché de Hamélé, notre position n’a jamais été contre sa construction mais contre la méthodologie d’approche initiale utilisée par le maire et qui a conduit à cette situation de crise qu’on tente de mettre sur le dos des conseillers UNDD. D’ailleurs, sur la question, nous avons demandé au maire au cours de la session dernière, d’arrêter d’opposer les partis politiques en mettant constamment en exergue les appartenances politiques lors des débats, pour justifier les interventions des gens. Pour notre part, après la période des campagnes électorales, l’heure n’est plus à des luttes politiques intestines et mesquines mais à l’union de tous les acteurs pour la construction de notre jeune commune. Nous avons toujours revendiqué la collaboration au sein du conseil municipal mais sans jamais avoir l’oreille attentive du maire. Les conseillers UNDD n’ont aucune difficulté d’échange et de partage avec leurs collègues CDP. Le problème, c’est le maire et pas autre personne. Voyez-vous, dans le cas du marché de Hamélé, la réaction de la population Sissala n’a aucune connotation politique, encore moins une implication quelconque de « l’UNDD local ». Du reste, selon ses propos, il se dit la personne la mieux proche de la chefferie Sissala, lorsqu’il précise lui-même que« personne n’a autant de relation avec le chef que moi dans cette région. Il fut un grand ami de mon père défunt… » Pourquoi s’en prend –il alors à la section locale UNDD, après l’échec de sa tentative de règlement familial du problème ?

Nous voulons à travers ce droit de réponse, rassurer l’opinion nationale et les ressortissants de la commune de Ouessa que les conseillers UNDD n’ont aucune ambition ou prétention de déstabilisation les actions du maire. Cependant, nous nous insurgerons toujours contre les comportements et pratiques qui ne s’inscrivent pas dans la légalité, la régularité et le respect des droits humains et des règles de jeu démocratique. Voyez- vous, avant de remonter à Ouaga après la session du 05 mars 2008, nous avons été approché par deux membres du nouveau bureau de l’association des parents d’élèves du lycée provincial de Ouessa, et qui nous ont informé que le maire s’oppose à la passation de service entre les deux bureaux (sortant et entrant) et exige la démission du nouveau bureau parce qu’il ne peut pas accepter que des étrangers viennent diriger l’établissement. Sans faire de commentaire sur cette question, nous vous adressons la composition des deux bureaux, en vous laissant la latitude de vérifier par vous-même si cela est encore du fait de l’UNDD local ou s’il s’agit d’un problème de mal gouvernance ».

NDLR : Nous tâcherons de publier la composition de ces bureaux la semaine prochaine, le document envoyé n’ayant pas joint ladite composition.






Site réalisé par Come Tell The World