Mise à jour le 27/04/2008
ACTUALITES

Fleche Accueil
Fleche Sommaire du N°461
Fleche Au courant de la plume
Fleche A vue de pays
Fleche Deux sons de cloche
Fleche Tribune de la femme
Fleche D'une semaine à l'autre
Fleche A vue de monde
Fleche Cocktail flash
Fleche Sites à visiter
Fleche Nos archives

DIALOGUE

 Fleche Ajouter à vos favoris
 Fleche Nous contacter

SERVICES
Fleche E-mail gratuit
Fleche Infos mondiales (AFP)
Fleche Horoscope
PUBLICITES

Galerie de photos

 
 
LIENS UTILES

Fleche cenatrin
Fleche site officiel du Burkina
Fleche fespaco
Fleche siao
Fleche uemoa
Fleche ceni

RECHERCHE SUR INTERNET
 

PARTENAIRES

 


 
Hebdomadaire burkinabè paraissant le Lundi
Bienvenue sur le site de San Finna, votre hebdomadaire burkinabè en ligne!           

San Finna N°461 du 28 Avril au 04 Mai 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"
  

Tribune de la femme

RECONNAISSANCE DU KOSOVO
LE GOUVERNEMENT DOIT ENCORE CONVAINCRE

Le nouvel Etat n'a été reconnu que par 36 pays, bien moins que ce que promettait le Premier ministre Hashim Thaçi, ce qui interdit d'envisager son adhésion à la plupart des organisations internationales, et même à l'Onu. La Fifa et l'UEFA ont exclu l'adhésion du Kosovo. Et Seuls quatre pays musulmans ont ainsi reconnu le nouvel Etat : l'anti-américanisme se révèle plus fort que l'hypothétique solidarité avec un Kosovo majoritairement musulman. Et pour tout dire, les attributs étatiques du nouveau Kosovo sont quelque peu sujet à caution : sa population est loin d’adhérer unanimement à la même identité ; sa monnaie est l'euro ; sa sécurité est assurée par les troupes de l'Otan, et les autorités élues seront étroitement contrôlées par les missions internationales.

Le KOSOVO (10.877 km², qui a fait sécession d’avec la Serbie)
C’est dans ce contexte plutôt instable que le Burkina Faso a choisi de reconnaître officiellement le Kosovo (10.877 km², 2.2000.000 habitants en 2005) comme Etat indépendant. La décision a été prise le 23 avril dernier en conseil des ministres. Pour mieux expliquer à l’opinion les raisons de ce choix diplomatiques, le ministre des affaires étrangères et de la coopération régionale a rencontré la presse nationale et internationale le vendredi 25 avril 2008 dans la salle de conférence dudit ministère. Pour le ministre Djibril Bassolé trois raisons ont motivé le Burkina Faso à reconnaître le Kosovo.

Il y a d’abord le droit international il ressort incontestablement, aux yeux du gouvernement, que le Kosovo remplit les conditions juridiques pour être reconnu comme Etat. En effet, il dispose d’une population, d’un territoire déterminé et de l’autorité effective d’un organe central doté de la souveraineté et d’une personnalité juridique. Ensuite le Burkina Faso en sa qualité de membre non permanent du Conseil de Sécurité se doit d’assumer pleinement ses responsabilités en apportant sa contribution à la résolution de toutes les questions susceptibles de compromettre la paix et la sécurité internationales. Enfin, au regard de l’évolution historique et de la situation particulière des Balkans, le Burkina Faso fonde sa conviction que seules la liberté et l’indépendance du peuple kosovar lui permettront de contribuer pleinement à la consolidation de la stabilité dans cette partie du monde avec les nations voisines. Justifications à bien des égards, fragiles, au regard de leurs potentialités belligènes. Du reste, au jeu des questions réponses avec les journalistes, et à la suite notamment de celles que nous avons personnellement posées, le ministre Djibril Bassolé reconnaîtra que nombre de pays refuse de reconnaître le Kosovo du fait de la sensibilité du sujet et que cela risquait effectivement d’amener d’autres communautés ou ensemble a revendiquer leur indépendance. Mais alors quel intérêt politique, économique et diplomatique le Burkina aurait à reconnaître le Kosovo ? A tenté de savoir nombres de journalistes présent dans la salle. « Il faut éviter de voir chaque fois dans les décisions du gouvernement quelque chose au bout de la corde » répondra tout simplement Djibril Bassolet.

Bref, il ne sera pas en mesure de nous aider à mieux comprendre l’imbroglio kosovar car la reconnaissance du nouvel Etat par le Burkina intervient alors que la situation se complexifie davantage dans ce pays. Les contestations se font plus vives par rapport à l’identité nationale puisque les 120.000 Serbes du Kosovo font de la résistance à travers des petites enclaves disséminées au sud du territoire. De leur côté, comme si de rien n’était, les ministres serbes multiplient visite sur visite dans ces territoires, histoire de montrer aux yeux du monde, qu’ils ne sont nullement concernés par la reconnaissance opérée aux forceps par quelques pays au nombre desquels vient s’ajouter le nôtre.

Des pieds de nez qui sont perçus comme des provocations par les autorités de Pristina comme par les troupes de la KFOR et de la Police des Nations Unies. Mais on évite d’engager l’épreuve de force avec Belgrade.

Le cafouillis de la situation se mesure aussi aux contradictions qui se dessinent au plan international. L’Union Européenne compte déployer le 15 juin une nouvelle mission, baptisée Eulex, et dont les compétences seront concentrées dans les secteurs stratégiques de la justice et de la police, cependant que la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk) demeure en fonction. Voilà en perspective des risques de télescopage et certains disent, d’une "guerre des missions internationales" puisque les pays hostiles à l'indépendance du Kosovo insistent sur le maintien des prérogatives de la Minuk.

Pour savoir jusqu’où le Burkina était prêt à tirer les conclusions de sa reconnaissance du Kosovo, nous avons voulu savoir ce qu’il en serait de celle du Pountland si la demande était formulée puisque les motivations avancées par le
ministre, à notre sens, rendent éligible ce pays à la reconnaissance internationale. En effet, le Pountland (Pays des Pount, 250.000 km², 3.500.000 habitants en 2000) était constitué dans l’Antiquité égyptienne par les territoires se situant dans les cotes somaliennes actuelles. Aujourd’hui, il correspond au nord-est de la Somalie. Il a une identité essentiellement musulmane. A la différence des autres territoires somali, il a proclamé son indépendance et réussit tant bien que mal, à exercer dans les faits les prérogatives étatiques. Mais pour toute réponse, Djibril Bassolé dira ignorer qu’un tel Etat existerait et même ne pas connaître sa situation géographique. Il ajoutera que si le Pountland demande sa reconnaissance, le Burkina Faso examinera cette demande.

Le PUNTLAND (250.000 km2,qui a fait sécession d’avec la Somalie)

Voilà qui met à mal la règle d’or de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Mais on sait que sur le sujet, le Burkina avait déjà eu des valses hésitations avec le territoire sahraoui et Taiwan. Ici encore, notre soif du pourquoi et du comment ne sera pas étanchée à moins que le fin mot de cette histoire soit encore et toujours de faire plaisir à la France.

Quant à la question de savoir ce que pensent les autorités du livre de Carla del Ponte (« La chasse, moi et les criminels de guerre » qui met en cause les gouvernants du Kosovo dans des trafics d’organes prélevés sur des prisonniers serbes), dans les réponses, elle passera tout simplement aux pertes et profits.

Bref, pour avoir voulu éclairer nos lanternes au sujet de la reconnaissance du Kosovo, nous restons sinon dans le brouillard, dans la pénombre ! Mais le pouvoir au moins, semble décidé à assumer sa reconnaissance en communiquant tant bien que mal.

Aristide Ouédraogo


Communiqué

Les Fidèles musulmans de la ville de Tô, Province de la Sissili, ont le plaisir d’informer parents, amis et connaissances de la fin des travaux de construction de leur grande mosquée, offerte par El Hadj Oumarou KANAZOE.

Ils les informent également que l’inauguration de ladite mosquée aura lieu le vendredi 02 mai 2008 à partir de 10 heures, sous le haut patronage du donateur El Hadj Oumarou KANAZOE, Président de la Communauté Musulmane du Burkina Faso.

Le Responsable des Travaux,
El Hadj Amadou DABO





Site réalisé par Come Tell The World