*
Le
RECIF/ONG, l’UNPRB et le RFAE se sont manifestés
sur la question du riz : le Burkina produit 110.000
tonnes de riz par an, 300.000 tonnes de riz sont importées
durant la même période pour la consommation
des ménages burkinabé, ce qui tourne autour
de 35 milliards FCFA. Ces organisations, compte tenu
de la flambée du prix du riz, se sont engagées
à aider à la promotion de la filière
riz local. Belle initiative. En tout cas, tout a été
dit. En deux mots, il faut soutenir massivement et totalement
la filière (organisation des acteurs, mise en
place d’infrastructures, mise à disposition
de moyens techniques, matériels et financiers,
éventuellement subventions agricoles à
la production pour diminuer les coûts du riz local
par rapport à celui importé…) lancer
un vaste programme de promotion du riz local afin que
les consommateurs, qui boudent le riz local, aient envie
de soutenir la filière. En tout cas, on peut
dire qu’il y a vraiment du travail à faire
: on trouve difficilement ce riz, on ne connaît
pas les variétés produites chez nous et
surtout, on ne sait pas forcément le cuire convenablement.
Ne pourrait-on pas, par ailleurs, essayer de nouvelles
variétés qui se rapprocheraient le plus
des variétés tant appréciées
des pays asiatiques car plus on se rapprochera de ce
riz, et plus les chances de le consommer grandiront.
Chercheurs, à vos marques ! Quant aux chefs de
cuisine du Faso, ils pourraient en attendant, être
appelés en renfort pour imaginer des plats intéressants
à base de riz local, avec explications dans les
médias et on pourrait prévoir pourquoi
pas, un concours national retransmis bien sûr
le plus largement possible dans les médias et
notamment la TNB ! Mais les changements comportements,
alimentaires, qui sous-tendent les changements structurels
commandés par la situation ne peuvent voir le
jour sans une plus grande implication de l’Etat
et une plus grande consultation des populations à
travers notamment leurs structures organisées.
La bataille se gagnera collectivement ou non.
* Justement,
sur le sujet du riz, la Coalition des organisations
de la société civile pour le développement
durable et équitable (CODDE) s’est exprimée
sur la filière et ses chiffres sont légèrement
différents : pour elle, on cultive 70.000 tonnes
de riz au Faso pour une consommation d’environ
200.000 tonnes. Mais ce n’est pas le plus important
encore que les autorités pourraient publier les
chiffres exacts ! Pour la CODDE, il existe des potentialités
d’extension car « le Burkina Faso dispose
d’un potentiel de près de neuf (9) millions
d’hectares de terres agricoles, de cinq cent mille
(500 000) hectares de bas-fonds aménageables
» et qu’il n’y a que 21 000 hectares
d’aménagés. Pour la CODDE, pour
que la production du riz local atteigne un seuil de
l’autosuffisance, il faut que la politique de
la culture du riz intègre la situation du Burkina
Faso dans la sous région. Alors vite, que les
choses bougent ! Ca va faire plus de 50 ans que des
conseils dans ce sens se perdent dans le désert.
* On aurait pu
penser que cette histoire se passerait en Afrique ou
en Afghanistan mais pas en Europe, ce qui est le cas.
Lisez plutôt. Un fermier bulgare a échangé
sa femme contre une chèvre sous prétexte
qu'elle ne pouvait pas lui donner d'enfants. Stoil Panayotov,
c’est ainsi qu’il s’appelle, a pris
sa troisième femme sous le bras, et l'a emmenée
au marché le plus proche afin de l'échanger
contre une chèvre de 8 ans, prénommée
Elena. C’est un de ses amis qui aimait beaucoup
la femme de Stoil Panayotov qui est devenu le propriétaire
de la femme contre la chèvre. Tout ceci, affirme-t-on,
avec l’accord de la femme ! Et si la femme n’a
toujours pas donné de bébés, la
chèvre a mis bas trois fois !
* Bientôt,
des caméras de surveillance à Port-Louis,
la capitale mauricienne et dans d’autres villes
touristiques. Cela se fera avec l'aide de la Chine,
dans le cadre de la lutte contre la criminalité
entamée par le gouvernement, comme expliqué
dans une dépêche de la PANA qui rapporte
que ces caméras seront installées dans
des points stratégiques, tels les ports, les
marchés centraux et les principales rues pour
permettre aux services de sécurité de
surveiller les principaux complexes publics comme les
banques commerciales, les services publics, les grandes
entreprises et même les places publiques. Il faudrait
peut-être que le Burkina songe à trouver
des sponsors dans ce domaine à cause de cette
criminalité qui a atteint des seuils critiques
!
* Chez nous,
au moment où on parle de problèmes au
niveau de l’éducation (insuffisance de
personnels, classes trop surchargées, mauvaise
rétribution des enseignants, cotisations des
parents d’élèves élevées
s’assimilant à des quasi frais de scolarité…),
au même moment, on lit dans la presse que le président
ougandais Yorewi Museveni, a affirmé qu’"Introduire
de nouveaux frais ou d'autres formes de frais va à
l'encontre de la vision et de l'objectif des programmes"
et il a annoncé que les contrevenants feront
face à des peines de prison ou d'autres formes
de sanctions. Il a souligné que le parti au pouvoir
a lancé des programmes en faveur de l'éducation
primaire et secondaire universelle, pour permettre à
tous les enfants ougandais d'aller à l'école
« sans aucun obstacle ». Ah, si le PM ou
le chef de l’Etat prenait des mesures aussi fermes,
comme les Burkinabé en seraient heureux ! A bon
entendeur…
* Au Paraguay,
c’est un ancien évêque catholique,
Fernando Lugo, qui a remporté l’élection
présidentielle. Il prendra fonction le 15 août
prochain. Etant donné qu’il n’a pas
d’épouse puisqu’il est toujours un
prêtre catholique et qu’il ne peut se marier
en vertu des lois de l’Eglise, il a demandé
à sa sœur, Mercedes Lugo, d’accepter
de remplir le rôle de première Dame du
pays, ce qu’elle a accepté. Situation assez
originale, il faut le reconnaître qui fait penser
aussi à celle de Mandela, à l’époque
où il avait divorcé d’avec Winnie
et qu’il ne s’était pas encore remarié
: il était presque toujours accompagné
par une de ses filles qui faisait fonction de First
Lady !
* Chez nous,
on savait que les fruits et légumes contenaient
du carbure pour le plus grand mal des consommateurs.
Eh bien, pour les poissons, ce serait la même
chose : nous l’avons lu dans un écrit d’un
acteur de la filière poisson (donc qui s’y
connaît !) diffusé dans des organes de
presse. Il rapport même qu’on dynamite le
poisson pour l’assourdir et le pêcher !
Et pour finir sur le sujet, l’auteur, qui regrette
que l’Environnement ait été déconnecté
de l’Agriculture, affirme que la filière
serait squattée par 80 % de pêcheurs d’origine
étrangère et que, foulant au pied la vie
des consommateurs, on transporterait le poisson n’importe
comment, sans tenir compte de la législation
(et au vu et au su des autorités) dans le Houët.
Les autorités réagiront-elles ? Il faut
l’espérer !
* Pourvu que
les crises d’hystérie qui ont lieu dans
les collèges sénégalais ne contaminent
pas les nôtres. On apprend qu’après
le Lycée Lamine Guèye à Dakar,
c’est au tour du Cem Khadim Rassoul de Castors
de connaître une vague de crises d’hystérie
au point qu’une vingtaine d’élèves
dont deux garçons ont été évacués
à l’hôpital par les sapeurs-pompiers.
Le Directeur de l’école a en tout cas rejeté
l’idée selon laquelle, son Cem serait possédé
par des esprits maléfiques.
* Chez nous,
l’association des élèves et étudiants
musulmans burkinabé (AEEMB) nous a fait parvenir
une déclaration soutenant la Mairie de Ouagadougou
dans sa lutte pour la moralisation de la société.
Elle condamne la prostitution et le racolage qui sont
contraires à la foi et aux valeurs spirituelles
de notre pays, toute choses qui ouvrirait à la
voie à d’autres vices comme la drogue,
le trafic des enfants, le proxénétisme
et l’expansion du sida. L’AEEMB en appelle
donc à la responsabilité et à l’action
énergique des autorités publiques contre
toute forme de vice.
* Extraits d’un
entretien du journal Le Devoir avec Gil Courtemanche,
sur le procès de Charles Taylor : « …La
lenteur semble souvent d'autant plus inexplicable dans
le cas de la justice internationale que les crimes reprochés
à Charles Taylor, par exemple, ont fait l'objet
de centaines d'articles, de livres et de documentaires
télévisés. On se demande pourquoi
il faut tant de temps pour condamner un homme qu'on
sait coupable. C'est que la preuve doit être d'une
solidité absolue et répondre aux plus
exigeants critères du droit criminel. Or recueillir
une preuve criminelle dans une province comme l'Ituri,
toujours en proie aux désordres civils, ce n'est
pas comme enquêter sur un crime commis à
Brossard (NDLR : ville du Canada)…. plus que dans
nos sociétés policées et organisées,
le problème de la protection des témoins,
de la relocalisation des proches constitue une tâche
éminemment complexe, longue et ardue. Ainsi,
on apprenait que des proches d'une jeune enfant soldat,
qui doit témoigner ici en juin, avaient fait
l'objet de menaces cette semaine. Voilà peut-être
un témoin important qui changera d'idée
pour ne pas nuire aux siens » (Edition du
5au 6 avril 2008).
* Tout récemment,
Air Burkina a débarqué à l’aéroport
de Ouagadougou, 3 Maliens en partance pour la France,
suspectés d’avoir de faux passeports. Grogne
bien évidemment des passagers dans l’avion
où ces « officiers de liaison »,
apparemment de l’Union européenne, contrôlaient
à la loupe les documents. Et le site www.lefaso.net,
qui a dévoilé l’affaire, s’entendra
dire que c’est la faute aux autorités maliennes
qui sont trop laxistes sur les contrôles à
l’embarquement à Bamako et qui laissent
embarquer des personnes avec des faux passeports ».
On apprendra donc à cette occasion qu’
« Air Burkina préfère débarquer
les personnes pour qui elle a un doute quitte à
leur repayer ultérieurement un billet pour Paris
si jamais les passeports s’avèrent authentiques
» car la France facture 5000 euros à la
compagnie tout passager non admis sur le territoire
à l’arrivée par la police aux frontières.
Coup de gueule d’un Internaute sur le site suscité
: « C'est une humiliation de la pire des façons
dont je suis sûre qu'elle n'a lieu qu'en Afrique.
Je me demande finalement quelle autre humiliation faut
il faire aux africains pour qu'ils disent non! Si ça
continue comme ça, on nous réduira un
jour en esclavage de nouveau. Je dénonce la lâcheté
des responsables de Air Burkina (qui ne sont d'ailleurs
pas burkinabè), des autorités malienne
et burkinabè qui acceptent de telles pratiques
». Bien vrai que l’immigration illégale
est mauvaise et qu’on doit la combattre mais on
pourrait trouver d’autres formules que celle-ci
car c’est une véritable humiliation publique
surtout si la personne s’avère par la suite
innocente !
* Les sachets
plastiques continuent au Faso à causer des dégâts,
qu’ils soient noirs ou blancs ! Bien vrai que
la sensibilisation peut donner quelques résultats
mais ne vaudrait-il pas mieux songer à une solution
définitive : prendre un texte qui oblige dans
un délai court les sociétés fabriquant
ces sacs à les rendre biodégradables ?
Avec des exemptions d’impôts pour leur permettre
d’acquérir le matériel pour cela,
ça pourrait être faisable !
* En Espagne,
le manque d’eau amène des gens à
prier la Sainte Vierge tant la crise est grave. On parle
de guerre de l’eau ! En plus d’interdire
l’arrosage des jardins, le lavage des véhicules…,
on vient de demander à la population de consommer
moins ceci pour éviter des restrictions drastiques
à partir de l'automne pour cinq millions et demi
d'habitants. Si en plus de la nourriture qui devient
hors de prix, il faut rationner l’eau, ça
devient grave. Peut-être est-ce pour cela qu’une
analyse sur les besoins d’eau de l’être
humain a été répercutée
dans le monde entier, faisant état de ce qu’il
est tout à fait inutile de trop boire contrairement
à ce qu’on nous a rabâché
pendant des dizaines d’années («
Buvez au moins 1 litre et demi d’eau par jour
») ? Et les spécialistes de demander aux
jeunes filles qui tiennent sous le bras, leur légendaire
bouteille d’eau, de « quitter dans ça
» ! Tout est possible : qui sait ?
* Les Dames blanches
à Cuba, qui luttent pacifiquement comme on sait
pour la libération des prisonniers politiques
des geôles cubaines, ont été tout
dernièrement malmenées et délogées
manu militari du lieu de leur manifestation. Raul Castro,
le frère de Fidèle, sera-t-il donc aussi
hermétique au cri de cœur de ces dames que
son aîné, ignorant les légitimes
demandes des familles des victimes, emprisonnées
pour certaines depuis 5 ans ? On avait pensé
qu’il y aurait un peu d’ouverture avec son
arrivée au pouvoir ! A croire qu’à
ce niveau en tout cas, il faut déchanter !
* Dans le monde
entier, on a annoncé l’entrée de
l’opposition dans le nouveau gouvernement d’Idriss
Déby au Tchad. 4 ministres de la Coordination
des partis politiques pour la défense de la Constitution
(CPDC) ont fait leur entrée mais, comme il fallait
s’y attendre, l’opération avait été
menée à titre personnel par le pouvoir
Déby qui a donc essayé encore d’enfariner
tout le monde. Voici la conclusion de l’histoire
par les premiers intéressés : "La
CPDC en tant que telle n'est pas au gouvernement".
On s’attend logiquement à ce que cette
coordination vole en éclats !
* L'Union européenne
vient de décaisser 27 millions d'euros, soit
17,7 milliards de francs CFA au profit du gouvernement
burkinabè, pour financer la lutte contre la pauvreté.
C’est une contribution à la mise en œuvre
du Cadre stratégique de Lutte contre le Pauvreté
(CSLP), notamment, apprend-on, pour l'amélioration
des services sociaux de la santé, de l'éducation,
mais aussi au niveau des réformes des finances
publiques. Dommage que l’affectation soit si vague
pour le citoyen lambda au point qu’il ne puisse
même pas imaginer ce qu’on fera un tant
soit peu de cet argent sans compter qu’on ne rendra
pas public, le dispatching précis !
* Bravo à
l’ambassadeur français aux Nations Unies,
Jean-Maurice Ripert, qui, entendant des inepties de
la part de l’ambassadeur libyen délégué
à l’ONU, Ibrahim Dabbashi (comparant la
situation de Gaza aux camps de concentration nazis sous
le 2ème guerre mondiale), s’est levé
et a quitté la salle, entraînant avec lui
d’autres ambassadeurs. Israël s’est
félicité de cette attitude. Le porte-parole
du ministère israélien des Affaires étrangères,
Arieh Mekel, a eu ces mots : "Nous sommes très
inquiets de ce qui s'est passé dernièrement
au Conseil de sécurité de l'ONU, qui est
pris en otage par des pays irresponsables qui ont été
par le passé impliqués jusqu'au cou dans
le terrorisme", en faisant allusion, on l’a
compris, à la Libye.