San
Finna N°461 du
28 Avril au 04 Mai 2008 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
CA
N’ARRIVE PAS QU’AUX PRINCES PRESIDENTS AFRICAINS
:
EN EUROPE, ILS CRAQUENT AUSSI
POUR LA CHAIR FRAICHE
Est-ce
un effet de mode, une conséquence de la mondialisation
ou tout simplement parce que la nature au Nord comme
au Sud, finit toujours par reprendre le dessus ? On
ne saurait trop le dire mais on voit maintenant de plus
en plus en Europe d’hommes publics, même
de présidents, qui s’enflamment pour des
femmes jeunes, belles et tant que faire se peut, célèbres,
et les épousent. L’Afrique n’en a
plus le monopole. Hier, après d’autres,
c’était Nicolas Sarkozy qui, enamouré
de Carla Bruni, vendait alentour sa passion comme un
jeune premier. On les a vus bras dessus dessous, au
gré des visites officieuses ou officielles, allant
même parfois comme on dit chez nous, jusqu’à
« lover » sans gêne devant les médias.
Les Français n’ont pas beaucoup aimé.
Ils ont beau avoir la réputation d’être
des amoureux émérites, ils sont assez
collet monté dès qu’il s’agit
de leur président. Il n’y a rien à
faire sur ce point : la rupture ne passe pas encore.
Un président ne bécote pas avec sa femme
sur le petit banc public, comme le chantait Brassens.
La
France n’est pas la Russie et aujourd’hui,
c’est du pays de Tolstoï où
les ardeurs se déchaînent plutôt
en secret, que Poutine projetterait de vivre à
fond la caisse, son amour pour Alina Kabaeva (après
25 ans de mariage), comme il vit sa folie pour
la politique, tambour battant.
Vladimir
Poutine et son ex épouse au restaurant
Pour un dîner d’adieu ?
Alina
Kabaeva
(Photo AFP/KAZUHIRO NOGI)
Alina
Kabaeva, voilà en effet celle qui de plus
en plus est présentée comme la future
femme de Vladimir Poutine. On dit même que
cela se fera le 15 juin prochain. La nouvelle
ébruitée ou essaimée par
un imprudent journaliste, lui aurait valu, outre
des volées de bois vert, des sanctions.
C’est
que
pour être toquée de la belle, Poutine
à son habitude, voudrait faire les choses
dans les règles de l’art, sans trop
heurter ni épouse, ni filles, sans faire
de vagues inutiles.
L’épouse délaissée, Ludmilla
Chkrebneva (hôtesse de l'air trilingue lorsqu’il
l’a rencontrée et avec qui il a eu deux
filles), n’a peut-être plus pour elle les
atours de la jeunesse, n’ayant plus 20 ans depuis
longtemps, pour reprendre Serge Reggiani mais il en
est, et Poutine certainement le sait, qui pense à
tout ce qu’elle a pu sacrifier pour l’accompagner
dans sa remarquable épopée. Comment le
prend-elle ? Jusqu’à preuve du contraire,
avec la résignation de la femme qui sent quand
il est vain de lutter pour rallumer une flamme qui s’est
définitivement éteinte, qu’elle
ne tiendra pas la distance avec la nouvelle élue
de 25 ans plus jeune que Poutine.
Alina Kabaeva, 25 ans est toute flambante, toute neuve
comme qui dirait. Mais ce n’est pas tout. Ancienne
championne olympique de gymnastique rythmique et sportive,
elle est restée une véritable «
bombe » même si elle s’est reconvertie
dans le cinéma d’action type Kung-fu, avant
de se retrouver députée dans le parti
de Poutine (bien entendu) : «Russie unie ».
Si avec Carla Bruni, le défi pour Nicolas Sarkozy
est d’ordre intellectuel, artistique, avec Alina
Kabaeva, Poutine aura peut-être à faire
face à d’autres enjeux pour « assurer
» mais on peut gager que le karatéka, le
cavalier et le joggeur émérite qu’il
est, pourra pour les besoins de la cause, servir même
jusqu’au grand écart pour combler sa dulcinée
!