Mise à jour le 01/02/2009
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San Finna N°500 du 02 au 08 Février 2009
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

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LAURE GUIRE
UNE COMEDIENNE QUI AIME VRAIMENT CE QU’ELLE FAIT
Pour qui connaît Laure Guiré, sait que c’est une dame dont l’optimisme n’a d’égal que son talent. C’est aussi une jeune dame qui se bat pour des valeurs et pour réussir toujours dans ce qu’elle fait. Le métier de comédien pour une femme est difficile car le plus souvent, mal perçu. Ce qui laisse libre cours à toutes sortes de commentaires. Les clichés et les idées reçues trouvent là un terrain fertile conduisant immanquablement les jeunes filles pleines d’illusions à la dure réalité. Dans ce milieu, seules les
meilleures restent et à force de travail, elles arrivent à s’imposer et à se faire apprécier. Nous connaissions de longue date Laure Guiré et son image nous renvoie à cette jeune fille que nous avions rencontré en 2002 dans les ateliers de la compagnie les ‘’gens du Wisga’’ dirigée en son temps par Désiré Yaméogo. Le rire ou le sourire ne quitte jamais le visage de notre interviewée qui ne sait pas dire


Laure Guiré Artiste Comedienne presentement en vacance à Ouagadougou

‘’je ne peux pas’’. Elle se donne toujours les moyens de réussir. Chez Laure, découragement n’est pas Guiré. Nous somme allés à quelques jours du FESPACO à la rencontre de celle qui crève les salles de ciné et le petit écran par son jeu d’acteur incomparable.

Comment es-tu venue dans ce métier de comédienne ?

Laure Guiré (LG) : Depuis l’Université, disons 1996, j’aspirais déjà à embrasser ce métier. Mais ce n’est qu’un peu plus tard que j’y suis rentrée. J’avais un pied dans le théâtre, un pied au campus et c’est après mes études en 1998 que je me suis réellement mise au théâtre. En 2001, j’ai dû arrêter parce que j’avais de nouvelles fonctions, de nouvelles charges. J’avais été nommée directrice de la Radio Gambidi, et ensuite je suis revenue. Donc disons que depuis 2004, je suis de nouveau de plain pied dans le métier.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans le théâtre ?

L.G : Une pièce théâtrale (rire). Qu’est-ce qui m’a attiré dedans ? Je ne sais pas.. Ça se passe au fond de soi et dès que tu y es, le virus te saisit et ça devient une passion. Je suis agroéconomiste de formation mais aujourd’hui ça ne m’intéresse pas de travailler dans un bureau (rire).

Dans combien de films as-tu jouée ?

L.G : Sur le vif, comme ça, je ne sais pas si je serais exhaustive, mais il y a eu quelques films où j’ai fait mon apparition il y a en vrac : ‘’La belle, la brute et le berger’’, ‘Série noire à Koulbi » où j’incarne une institutrice, ‘’L’or des Younga’’ ou j’ai joué le rôle d’une prostituée, et tout récemment ‘’L’As du lycée’’ qui n’est pas encore sorti où je joue le rôle de Clémence, un rôle principal aussi.

On te savait à Cotonou au Bénin. Que fais-tu en ce moment au Burkina ?

L.G : A Cotonou, je me suis inscrite dans une école de théâtre, la formation dure trois (3) ans. Cela pour mieux m’outiller afin de répondre aux exigences de notre métier où l’amateurisme n’a plus droit de cité. En tant qu’actrice comédienne, cela est vraiment nécessaire pour la suite de ma carrière. Je suis présentement en vacance à Ouagadougou.

Es-tu en tournage présentement ?

L.G : Oui ! On tourne un spot publicitaire sur la consommation de l’énergie dans les lieux publics.

As-tu un conseil pour les jeunes filles qui veulent embrasser le métier ?

L.G : Que ce soit le théâtre ou le cinéma, ce n’est pas facile. Il faut surtout s’armer de courage, avoir foi en ses capacités ; surtout y croire. Il y a certes beaucoup de clichés et d’idées reçues mais je tiens à dire comme mon maître à penser Jean-Pierre Guingané que seul le travail paye. Ce grand monsieur du théâtre burkinabé a été pour quelque chose dans ma carrière. Je sais que ce n’est pas le lieu, mais je tiens à le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi surtout dans mes instants d’hésitation ou quand je n’y croyais plus. Il a fallu ses conseils et son soutien pour que j’arrive là. Mais le seul conseil que je puisse donner, c’est de toujours chercher à être la meilleure ; pour cela il faut se donner les moyens en travaillant, pour celles qui ne peuvent pas s’inscrire dans des écoles, avec des troupes théâtrales. Sinon celles qui utilisent leurs charmes n’auront pas d’avenir dans le métier.

Aristide Ouédraogo





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