Mise à jour le 08/11/2009
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San Finna N°540 du 09 au 15 Novembre 2009
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

  

D'une 
                        semaine à l'autre

L’actualité cette semaine a été fort bien fournie. Nous vous proposons pour lecture quelques uns de ses maillons, dans la présente rétrospective de la semaine.


RETROSPECTIVE DE LA SEMAINE ECOULEE

Apprendre les bonnes pratiques aux importateurs et distributeurs

Le Laboratoire national de santé publique (LNSP) a organisé du 4 au 6 novembre 2009 dernier, une session de formation aux bonnes pratiques sanitaires d’importation, de conservation et de distribution des produits alimentaires au profit des intervenants des différents domaines. Importateurs, conservateurs et distributeurs de produits alimentaires ont donc été à l’école des meilleures pratiques dans leur domaine d’activité. Au nombre de 20, ces élèves de trois jours ont été formés aux « bonnes pratiques sanitaires ». La formation s’est déroulée dans les locaux du LNSP à Ouagadougou. Le directeur général (DG) du LNSP, Daouda Traoré, parlant de la session a dit qu’elle vise à apporter une sorte d’assistance aux entreprises et personnes évoluant dans la commercialisation des produits alimentaires. Poursuivant, il avancera que “Nous avons constaté un certain nombre de cas de non conformité sur les produits que nous contrôlons”, avant de préciser que les importateurs sont le plus souvent de bonne foi, mais tombent parfois dans l’erreur parce que des précautions n’ont pas été prises à différentes phases des opérations d’importation. Pour Daouda Traoré, dès la phase de l’intention, par exemple, le commerçant doit vérifier que le produit qu’il importe est conforme aux normes (nationales et internationales). Notons que pour le LNSP, un produit non conforme est dangereux pour l’économie et la santé de la population.

Coopération décentralisée
Le maire de Vandoeuvre à Poa en fin décembre

Dans le cadre du renforcement des liens de coopération entre  Poa  et la commune de Vandoeuvre en France, le maire, Stéphane Hablot, effectuera en décembre prochain, un court séjour à Poa. Avant cet évènement important, les habitants et ressortissants de Poa  se sont retrouvés la semaine dernière, occasion de mettre en place un comité communal d’organisation afin de réserver à la délégation de Vandoeuvre, un accueil digne de ce nom. Précisons juste que Poa, est une commune rurale située à 70 kilomètres de Ouagadougou sur l’axe Ouagadougou – Koudougou. L’évènement aura lieu juste après la Fête du poulet qui se tiendra du 19 au 24 décembre. Et pour mettre les petits plats dans les grands, les natifs de la localité ont mis à profit cette rencontre pour renouveler le comité communal de jumelage. Désormais, c’est le maire Jean R. Zongo qui préside aux destinées dudit comité. Il remplace à ce poste, Naaba Saga qui devient le trésorier général. Le bureau, fort de six membres, est assisté de six commissions spéciales. Ces commissions concernent les domaines tels que l’organisation, la jeunesse, les finances, les projets, la mobilisation féminine et les relations extérieures. Deux commissaires aux comptes et trois conseillers techniques accompagnent le comité de jumelage.
 
L’ADF-RDA à propos du Chef de file de l’opposition
 
C’est bien la première fois que l’actualité nous fait lire une réaction d’un membre influent de l’ADF-RDA sur la question cruciale du Chef de file de l’opposition. Courant semaine dernière, notre confrère SIDWAYA (Jeudi) a pu mettre la main sur  Ousséni Tamboura, ministre délégué chargé de l’Alphabétisation qui sur entre autres questions, s’est entretenu sur le chef de file. Morceau choisi.

«   S. :… Justement, depuis que Maître Sankara, président de l’UNIR/PS a été désigné chef de file de l’opposition, on n’a pas entendu une réaction officielle de l’ADF/RDA. Cela veut-il dire que vous consentez ?


O.T. : Je ne pense pas que l’ADF/RDA soit dans une obligation de faire une déclaration officielle, même si de mon point de vue personnel, il se devait de la faire d’abord pour ses militants et sympathisants, ensuite pour l’opinion et ses partenaires. Nous sommes un parti républicain attaché aux textes et lois de la République. La loi votée au parlement confère à maître Sankara la qualité de chef de file de l’opposition. Je pense que sur cette question de chef de file de l’opposition, peut-être même que Me Sankara devrait dire merci à l’ADF/RDA. Il faut remonter à 2000 pour savoir que c’est le gouvernement protocolaire dans lequel était l’ADF/RDA qui avait déjà, au cours des réformes politiques engagées, introduit l’idée d’un statut de l’opposition et son chef de file. L’ADF/RDA était pionnière dans ce dossier, jusqu’en 2003 où le parti a changé de direction avec Me Gilbert Noël Ouédraogo. Je pense qu’il faut tout simplement souhaiter bon vent et du succès à Me Sankara. Je ne veux pas ironiser… ».


Un déficit de points d’eau à combler dans l’espace UEMOA

Réunis à Ouagadougou du 4 au 5 novembre 2009, les directeurs généraux chargés de l’eau des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont fait le point de l’exécution du Programme d’hydraulique villageoise (PHV) de l’Union qui a connu son démarrage  en septembre 2006. Ce Programme d’hydraulique villageoise de l’UEMOA prévoyait la réalisation de 3000 forages équipés à motricité humaine. Il enregistre aujourd’hui, une exécution financière de près de 70% et une réalisation physique estimée à 60%. Le programme à terme devrait coûter un montant de 25 milliards de F CFA et concerne les huit pays de l’Union. Au Burkina, les 300 forages prévus sont presqu’achevés ; au Mali les mêmes avancées sont remarquées sur les 350 forages prévus. Idem au Bénin où 300 forages sont en construction. Au Niger, on y a prévu 350 forages et 300 pour le Togo. Par contre, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau ont démarré les travaux cette année. Au Burkina, le programme a réalisé dans le Centre-Sud et le Plateau central 302 forages, exécutés par le Fonds de l’eau et de l’équipement rural, soit deux de plus que prévus.

Exploitation des ressources minières
Accroître la transparence dans la gestion des industries extractives

Le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Burkina (SP/ITIE/Burkina) a organisé le mardi 3 novembre à Ouagadougou, une conférence de presse dans le cadre de la mobilisation des fonds pour la mise en œuvre de ses activités. Rencontre qui s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources au niveau des partenaires de développement pour lui permettre de mener à bien ses activités.  Selon le secrétaire permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries du Burkina, Djiri Dakar, l’objectif de l’ITIE est “d’obliger les sociétés minières à publier ce qu’ils doivent au gouvernement et au gouvernement de publier ce qu’il reçoit comme recettes de ces entreprises”. Depuis son lancement en 2009, près d’une trentaine de pays y ont adhéré, parmi lesquels 20 doivent achever la validation avant mars 2010 pour accéder au statut de pays conformes à l’ITIE. Les neuf autres pays, dont le Burkina Faso fait partie depuis le 15 mai 2009, doivent encore travailler à satisfaire les conditions qui leur permettront d’accéder à ce statut. En effet, il faut une année pour être candidat et 2 ans pour devenir pays conforme. « Au bout de deux années, nous avons beaucoup d’activités à mener et le budget national ne pourra pas couvrir toutes ces dépenses pour être au rendez-vous en mai 2011 », précisera le SP. L’ITIE, pour votre gouverne, est une initiative d’envergure mondiale qui vise à promouvoir une meilleure gouvernance dans les pays riches en ressources naturelles en vérifiant les paiements effectués par les entreprises extractives et toutes les recettes publiques provenant de l’exploitation des ressources pétrolières, gazières et minières. Elle est axée sur la coopération entre gouvernements, entreprises extractives et organisations de la société civile. Elle accompagne d’autres efforts destinés à accroître la transparence des pratiques budgétaires de l’Etat d’une part, et d’autre part, elle annonce un processus qui permet aux citoyens de demander des comptes à leurs gouvernements en ce qui concerne l’utilisation des recettes extractives.

Bilan céréalier 2009 : 17 provinces largement excédentaires, 17 en situation d'équilibre, 11 en situation de faible couverture

Le conseil des ministres du mercredi dernier a, au titre du ministère de l’Agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques, examiné un rapport relatif aux résultats prévisionnels de la campagne agricole 2009 - 2010. Il est ressorti que la production céréalière prévisionnelle est estimée à trois millions neuf cent un mille trois cent soixante (3 901 360) tonnes dégageant ainsi un taux de 106 % de couverture globale de besoins de consommation.  Cependant, des disparités existent selon les provinces ; en effet, dix sept (17) sont largement excédentaires, dix sept (17) en situation d'équilibre et onze (11) en situation de faible couverture. Afin de garantir l'accessibilité des céréales sur toute l'étendue du territoire, il est préconisé la dynamisation des systèmes de transfert des céréales des zones excédentaires vers les zones déficitaires et la mise en place de filets de sécurité alimentaire.  D'ores et déjà, la sensibilisation des producteurs pour un démarrage précoce de la campagne de contre saison notamment dans les localités déficitaires sera de mise.  Enfin, un observatoire veillera au suivi de l'évolution de la situation alimentaire dans les zones déficitaires.


PROJECTION SUR LA SEMAINE A VENIR

La semaine prochaine, est annoncée à Ouagadougou, l’arrivée de la délégation du CNDD dans le règlement de la crise en Guinée.

Bala S. Sibiri






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