San
Finna N° du
16 au 22 Juillet 2007 "Il
n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais
il n'est de Liberté sans capacité de refus"
ALIKO
DANGOTÉ
L’HOMME LE PLUS RICHE D’AFRIQUE
On s'est toujours demandé pourquoi dans le célèbre
magazine Forbes, qui dresse le hit-parade des hommes et
des femmes les plus riches du monde, les Africains étaient
royalement ignorés.
Pourtant, au Nord
comme au Sud, à l'Ouest comme l’Est, on pourrait
quand même grappiller quelques illustres personnalités,
même si la concurrence est difficile à tenir
avec Bill Gates, avec le sultan Brunei. Il en est tout
de même en Afrique qui valent leur pesant d’or.
On ne peut pas effet dire la famille royale marocaine,
les familles Kadhafi, Bongo, Compaoré ne valent
pas leur poids en coton .Mais il y a seulement peut être
qu’ils ont su s’acheter la discrétion
car il est des riches pour lesquels la publicité
est contre-performante.
Apparemment, ce n’est pas l’opinion de Aliko
Dangoté ce richissime nigérian qui n’aime
rien autant qu’ être sous les feux de la rampe.
Il n’a pas honte d’être multi milliardaire
et le clame à tout venant. Il n’hésitera
d’ailleurs pas à déclarer qu’il
était « bien, bien plus riche » qu’Oprah
Winfrey la célèbre animatrice américaine
Qu’est-ce qui pardi donne autant d’audace
à Aliko Dangoté ? Est-ce parce qu’il
n’a rien à se reprocher qu’il est prêt
à démontrer que en ce qui le concerne, l'origine
de sa fortune n’est pas douteuse ? Rien n’est
moins sur. Ce n’est pas pour rien du reste que dans
la presse nigériane on l’appelle le "Al
Capone de l’industrie". En effet, si pour le
moment on ne sait pas comment il a eu cette bosse des
affaires pour se transformer en "Serial milliardaire",
on sait que cette richesse a atteint sa vitesse de croisière
depuis qu’il a noué des relations les plus
solides avec Olesogun Obassanjo. Comme par une opération
du Saint-Esprit, il s’est retrouvé décrochant
les contrats les plus juteux, acquerrant des positions
les plus dominantes dans les secteurs les plus variés
(pétrole, ciment, farine, alimentation, riz, assurance,
transport….). Sur les quatre raffineries du pays,
il en contrôle rien moins que deux. Tout cela a
amené les syndicalistes à dire haut et fort
qu’il y a quelque chose de pourri dans la fortune
de Dangoté.
On
ne sait pas comment tout cela finira car au moment même
où notre milliardaire africain frappe à
la porte du magazine Forbes pour lui occuper la place
qui lui revient, les puissant syndicats ont obtenu du
nouveau président qu’il passe au peigne fin
certains contrats que le Al Capone africain a décroché
à la fin du règne de Olesogun Obassanjo.
Serait-il au carrefour de sa vie, prêt à
connaître les signes de la puissance ou les abisses
de la chute ? Seul le temps en a le secret.