AFFAIRE
CLEARSTREAM
LA CHUTE DU VASSAL DOMINIQUE DE VILLEPIN ENTRAINERA
T-ELLE CELLE DU SUZERAIN JACQUES CHIRAC ?
Ça y est
! Cette fois-ci devant Dominique de Villepin, la trappe
est largement ouverte, béante même et il
n’ait pas de grand écart possible qui puisse
lui éviter d’y tomber les pieds joints.
Les juges d’instruction en charge de son dossier,
fouineurs comme pas possible, sont tombés sur
l’ordinateur du général Rondo. Et
là, Eurêka ! Alors que le grand espion
pensait avoir effacé du disque dur des éléments
compromettants, pour ses donneurs d’ordres, les
experts ont réussi la prouesse de les ressusciter.
Et voilà encore plus mis en lumière l’implication
de Dominique de villepin mais aussi de Jacques Chirac
en personne. Bien que se léchant les babines,
les juges se sont dits que deux précautions valaient
mieux qu’une.
Ils ont alors entendu la secrétaire du général
qui présente cette particularité d’être
sa nièce. Et bien, elle a également confirmé
en tous points que les fameux éléments
de cette affaire de faux listings à travers laquelle
Jacques Chirac et Dominique de villepin voulaient mouiller
Nicolas Sarkozy, ont été bel et bien effacés
notamment par elle-même. La nièce du général
n’en reste pas là. Elle confirme l’existence
de cette note également effacée, datée
de 30 juin 2004, selon laquelle Imad Lahoud, suspecté
d’être le falsificateur des listings, aurait
rapporté des propos de Monsieur Grégorin
selon lesquels Villepin et Chirac voulaient que Nicolas
Sarkozy soit balancé. Voilà donc des notes
accusatrices obtenues par la magie du génie informatique
et qui viennent d’être authentifiées.
Les magistrats instructeurs sont maintenant si sûrs
de leur affaire qu’ils veulent couper court aux
ragots, aux manipulations comme aux fuites en avant,
d’où cette convocation à comparaître
de Villepin pour le 27 juillet, annonçant par
la même occasion qu’il pourrait mis en examen
pour pas moins de quatre infraction. Au train où
vont les choses, il ne manquerait plus que Dominique
de Villepin ait un sort moins favorable que Alain Juppé
et qu’il tâte de la geôle. C’est
le compte à rebours qui a véritablement
commencé pour lui. Mais qu’en sera-il du
grand parrain, en l’espèce Jacques Chirac
? Pourra-t-il durablement se protéger dernière
le fortin de l’immunité présidentielle
pour continuer à laisser payer les comparses
? Ce n’est pas si sûr que cela. L’homme,
pour être un grand batailleur, un grand anticipateur,
devra faire face à plusieurs handicaps lourds
alors qu’il n’a plus l’appareil et
les moyens de l’Etat à son service. Le
1er, c’est le regard de tous ceux qui ont déjà
écopé ou qui vont écoper des actes
dont ils ont été tout au plus des simples
exécutants et des auteurs moraux .Jacques Chirac
aura àsupporter leurs accusations avalées
; mais à supposer qu’emmuré dans
son égoïsme, il garde le cap de l’indifférence,
quelle sera son attitude face à l’ opinion
? Celle-ci en effet, et c’est là le deuxième
handicap, le considère majoritairement comme
un citoyen au même titre que tout Français,
mais plus important les Français ne se font pas
à l’idée qu’il ait pu se fabriquer
un article taillé sur mesures pour se protéger
de toute poursuite. Si encore cet article avait été
rédigé avant qu’il ne prenne fonction,
ou pourrait à la rigueur, en reconnaissant sa
portée générale, laisser passer.
Mais c’est après avoir commis bien des
actions répréhensibles qu’il l'
a commandé. Cela est inadmissible dans pays de
droit surtout lorsqu’il s’appelle la France,
patrie des droits de l’homme, inventrice de la
liberté de l’égalité et de
la fraternité.
Il
y a ensuite un 3e handicap et qui n’est pas des
moindres : les magistrats instructeurs, quitte à
engager une bataille qui les amène à croiser
le fer avec les plus hautes instances judiciaires(comme
semble vouloir les y engager de Villepin), veulent en
toute liberté et conscience, apprécier
si Dominique de Villepin et Jacques Chirac ne sont pas
passibles de poursuites, et qui plus est devant les
juridiction de droit commun. Si effectivement les faits
qui sont articulés contre eux ont été
commis dans le cadre de leurs charges respectives, pas
de problème mais s’ils sont tels qu’ils
cachent des visées personnelles, partisanes ou
pire des manœuvres délictuelles peu en rapport
avec l’exercice des fonctions d’un ministre
ou d’un président, alors il se donneront
le droit de détacher les faits de l’immunité.
Là comme on le voit, pour Chirac le grand risque
est de se retrouver avec toute la bande de ses obligés
sur le même banc des accusés. Mais nous
ne sommes qu’au début d’une de ces
sales affaires de plus de république cinquième
du nom et elle peut nous réserver bien de surprise.
La Rédaction