Mise à jour le 15/07/2007
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San Finna N° du 16 au 22 Juillet 2007
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

Deux sons de cloche

SARKOZY EST-IL OUI OU NON A FELICITER DE FAIRE APPEL DIRECTEMENT A DES PERSONNALITES DE BORDS DIFFERENTS ?

A peine élu, le président Nicolas SARKOZY n’a pas chômé en coups de téléphone pour rallier à sa gouvernance les personnalités les plus diverses. Prônant l’ouverture, il a pioché d’abord dans les rangs des centristes pour après plonger en plein dans celui du P.S. Cette politique menée tambours battants ne pouvait pas ne pas entraîner la polémique. Il y a en effet face à face 2 camps : Le premier considère qu’il y a de la part du nouveau président mépris des partis politiques et dénaturation des institutions et des mœurs de la Vème République . Le second applaudit à tout rompre affirmant que Nicolas Sarkozy ne fait que se conformer à l’attente du peuple Français largement acquis à la démocratie consensuelle.

PAR L’OUVERTURE, NICOLAS SARKOZY INNOVE ET LE PEUPLE FRANÇAIS APPLAUDIT


Bien avant les élections, tous les sondages l’on démontré : les Français se situaient au delà des clivages politiques et idéologique. Ils étaient majoritairement favorable à des formules de gouvernement d’ouverture, d’union,… Charmés qu’ils étaient par l’expérience allemande, ils allaient jusqu’à imaginer un ticket Nicolas Sarkozy - Ségolène Royal. Ce n’est pas étonnant que Ségolène Royal et François Bayrou qui pronaient l’ouverture aient impacté autant l’opinion. Si Nicolas Sarkozy. qui a été élu par le peuple Français, applique l’ouverture, on ne saurait -si on est respectueux de ce peuple- lui en tenir rigueur puisqu’il applique là une politique que ce peuple a toujours demandée. Au demeurant, on ne fait pas mauvais accueil en France à cette main tendue qui rassemble autour de la gouvernance nationale des femmes et des hommes de valeur. Des personnalités comme Kouchner , Strauss KHAN …. qui contribuent chacun selon sa compétence à la conduite des affaires de l’Etat, aident aussi à rehausser l’image du pays.

A un moment où la France est sujette à ses défis transversaux, il faut encourager l’intuition de Nicolas Sarkozy et surtout sa réussite dans le rassemblement des compétences pour relever les enjeux collectifs de la France. Il n’est pas superflu de relever que l’homme allant plus loin que tout autre de ses prédécesseurs dans cette voie, montre que son souci n’est pas tant d’accaparer le pouvoir mais de le gérer dans le sens de l’intérêt général.Sa préoccupation n’est pas de durer mais d’agir a-t-il dit.


TOMI.

NICOLAS SARKOZY BAFOUE LES INSTITUTIONS ET L’ETHIQUE DEMOCRATIQUE PAR UN DEBAUCHAGE QU’IL APPELLE OUVERTURE

Nicolas Sarkozy n’a pas inventé la démocratie consensuelle que certains appellent participative. Bien avant lui, elle a été pratiquée après la 2ème guerre mondiale par des pays nordiques et avec succès.

En Afrique beaucoup jusqu’au Burkina Faso s’en sont fait les promoteurs dans des conditions plus difficiles, il faut le reconnaître. Mais jusqu'à présent, la démocratie participative -pour répondre à son objectif qui est la participation négociée de courants d’opinion- se défie des débauchages individuels pour privilégier les accords de parti à parti. Il se trouve que le président français a choisi, lui, de passer outre les partis Politiques pour glaner les personnalités de son choix. Cette démarche est condamnable. D’abord, elle contribue à affaiblir les partis politiques donc à fragiliser la démocratie. Ensuite pour un homme qui s’est fait fort de promouvoir la rupture pour réhabiliter les institutions , la pratique de la politique Française au dedans comme au dehors, il y a là comme un parjure.

Qu’est ce qui lui coûtait si tant est vrai que son ambition est l’ouverture sincère dans le seul intérêt de la France, d’en référer aux partis politiques ou aux groupes parlementaires pour faire appel à toutes ces compétences. En agissant comme il l’a fait, il ne s’est guère comporté mieux qu’un Idriss Déby ou un Blaise Compaoré. Et on note que même un homme comme J. CHIRAC -malgré tout ce qu’on lui reproche- n’est pas allé aussi loin. Le plus grave, c’est que Sarkozy a fait campagne sur des valeurs de droite, hermétiques à l’ouverture et qu'il se retrouve aujourd’hui à prendre à contre pied -au delà des militants de son propre parti- le peuple Français.

TOZI.

Citation de la semaine

«La vie c'est ça, un bout de lumière qui finit dans la nuit »

Louis Ferdinand CELINE






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