San
Finna N°468 du
16 au 06 juillet 2008
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité
de refus"
MAIS
QUAND FINIRA L’ANNEE ACADEMIQUE DANS CERTAINES U.F.R
?
«
A quand finira l’année académique
dans certaines UFR ? » En faisant quelques recherches
sur le sujet, nous avons pu nous rendre compte que ni
l’administration, ni les enseignants, encore moins
les étudiants, ne sauraient dire exactement quand
prendra fin l’année académique 2007-2008
dans certaines Unités de Formation et de Recherche
(U.F.R). Il ne se passe pas une semaine en effet sans
qu’une U.F.R ne décrète un mot d’ordre
de grève. De la Science de la Santé aux
Sciences juridiques et politiques en passant par les Sciences
exactes et celle de la Vie et de la terre, toutes sont
en proie à des difficultés qui prennent
des allures de revendications invalidantes.
L’Unité de
Formation et de la Recherche en Sciences Juridiques et
Politiques (UFR/SJP) avec un effectif pléthorique
de 2507 inscrits en première année et 1367
en deuxième année se heurte avec acuité
au problème d’infrastructure d’accueil.
On assiste alors à des boycottages de devoir dus
au manque de salles disponibles. Selon le Directeur adjoint
de l’U.F.R Kouliga Nikiema, il faut deux (2) salles
pour programmer un devoir en première année,
alors que l’UFR ne dispose seulement que du «
Pavillon vert » du SIAO. Toute chose selon lui qui
complique la programmation des devoirs. La troisième
année de cette UFR n’a bénéficié
d’aucune évolution jusque là. Pire,
selon les étudiants le taux d’exécution
des cours tournent entre 15 à 20 %. Les étudiants
avaient l’espoir de voir les nouveaux amphis théâtre
ouverts mais pour une histoire de trois (3 000 000) millions
de nos francs redevables à l’entrepreneur,
celui-ci a tout bloqué. Drôle de gouvernance
tout de même !
Nombré Abdoul Rasmané,
étudiant en D.E.A en Droit public et fondamental
est plus que jamais convaincu qu’il y a problème
dans l’UFR. Pour lui il y a des professeurs qui
font huit (8) séances au lieu de 15 pour les travaux
dirigés. ‘’Et il faut qu’on arrête
la correction des devoirs par les étudiants »,
dit-il. A propos, les textes disent qu’il faut au
minimum le D.E.A pour corriger un devoir à l’université.
C’est donc tout un ensemble de problèmes
qui fait que cette UFR avance à pas de caméléon.
Le Directeur adjoint trouve que la situation est insupportable
depuis 2000 et qu’avec le système LMD (NDLR
: Licence Master Doctorat) qui implique beaucoup à
l’horizon 2010, on ne sait à quel Saint se
vouer. Pour tous, il est très prématuré
de donner une date ferme à laquelle les cours prendront
fin.
Les autres U.F.R ne sont
pas aussi exemptes de cette situation. La semaine du 2
au 8 juin, c’étaient les Sciences exactes
et appliquées qui ont tapé le Macadam. Et
la semaine du 9 au 15 juin, ce sont les étudiants
de l’U.F.R/SVT qui ont décrété
un mot d’ordre de grève de 94 heures.
Voilà le climat
en ébullition qui règne dans le Temple de
savoir, et depuis deux semaines les forces de l’ordre
veillent au grain aux alentours de la présidence
de l’Université pendant que les solutions
concrètes tardent à venir.