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ACCIDENT DE LA CIRCULATION
LE CAR STAF TERMINE
SA COURSE FOLLE DANS UN RAVIN

 

Il y a eu plus de peur que de mal et c’est le moins que l’on puisse dire. Les passagers du car de la société de transport STAF n’oublieront pas de sitôt la grosse frayeur qu’ils ont eue le dimanche 18 juillet dernier sur la route Koudougou-Ouagadougou vers Tanghin Dassouri. Le car d’une centaine de places a quitté la route avant d’être stoppé par un banc de sable à la hauteur des agents de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER).

Voilà comment la vitesse peut entrainer la mort
Le chauffeur, après la grosse frayeur, racontait à qui voulait l’entendre qu’il aurait eu une crevaison et que ce serait là la source de sa sortie de piste. Mais personne dans le car n’osait croire à cela. En effet, le car en partance de Koudougou à 14 heures, a accusé un retard de près de 25 minutes. Et pour tenter de rattraper le temps perdu à charger les bagages, le chauffeur aurait engagé une course contre la montre pour rentrer à Ouagadougou.
Les agents de l’ONACER l’aurait aperçu depuis le matin et il était à son deuxième aller-retour avec le même car. A plusieurs reprises sur le trajet avant sa sortie de route, il a eu à subir la réprobation des voyageurs par rapport à la vitesse qu’il faisait. Mais il n’a pas dit mot, il a continué comme si de rien n’était. Nous étions dans le car et nous nous promettions une fois à Ouagadougou de lui exprimer notre mécontentement pour le peu d’égards qu’il avait à l’endroit de ses passagers. Nous n’étions pas au bout de notre surprise. A peine avait-il quitté la gare de la compagnie STAF que nous étions déjà aux portes de la capitale.


Les passagers ont eu doublement la chance parce qu’il aurait pu percuter l’arrière d’un camion en stationnement. Les agents de l’ONASER procédaient à un  contrôle de tout véhicule de transport sur l’axe Ouaga-Bobo.

Chaque jour, la route tue et cela nous le répétons à longueur de journée dans nos différentes rédactions. Les Burkinabè allaient surement perdre deux journalistes dans cette affaire. En effet il y avait le fameux Alain Alain de la radio Horizon FM du doyen Moustapha Thiombiano et nous même dans le car.

Nous avons constaté que nombre de véhicules contrôlés sur la route étaient dépourvus de bons documents ;  en plus les cars de transports intra-urbains sont rarement contrôlés que ce soit par les services de Douane, de Police ou même par les agents de l’ONASER alors que rien ne prouve qu’ils sont à jour vis-à-vis de leurs contrôles techniques. A la vue de nos faciès, chacun aurait pu  se faire une idée de la situation.

Il faut des lois qui protègent les voyageurs sinon à cette allure, nous serons toujours des macchabées en puissance chaque fois que l’on empruntera un car d’une compagnie de transport.

Nombreuses sont les sociétés de transport qui ne respectent absolument pas le code de la route, surtout que les chauffeurs font ce qu’ils veulent parce que disent-ils : « personne n’est fou pour toucher aux cars de tel ou tel promoteur ! C’est un môgô puissant ». Il faut que tout ça cesse afin que nos routes soient sûres parce que personne n’est au dessus de la loi dans une république digne.

 

Djimité Aristide Ouédraogo






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