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mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

SYNDICAT BURKINABE DES MAGISTRATS
10 ANS DE COMBATS POUR L’AMELIORATION DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL DES MAGISTRATS

Le 28 mai dernier, à l’Institut supérieur des sciences et de la population (ISSP)

René BAGORO
de l’Université de Ouagadougou, s’est tenue la dixième Assemblée générale (AG) du Syndicat burkinabè des magistrats (SBM). Cette rencontre annuelle du syndicat coïncide avec ses 10 ans d’existence. Entre panels, conseils et renouvellement du bureau du conseil syndical, les membres du SBM, sont sortis de cette session avec plus de force pour les futures batailles.

En rappel, le Syndicat burkinabè des magistrats est né le 2 octobre 1999 à Bobo-Dioulasso. Répondant à une nécessité vitale, le SBM, selon les fondateurs, se voulait et se veut « être un cadre dynamique et approprié de lutte pour la revalorisation d’un corps en mort clinique dans ses principes et valeurs fondateurs ». Dès sa création donc, le SBM s’est fixé entre autres objectifs la défense des intérêts moraux et matériels des magistrats, notamment en ce qui concerne leur recrutement, leur formation et leur carrière, la défense de l’indépendance de la magistrature pour faire de l’institution judiciaire une garantie essentielle des droits et libertés des citoyens, la contribution au progrès du droit et des institutions judiciaires afin de promouvoir une justice accessible, efficace et humaine et le travail à l’unité des magistrats.  Se fixer de tels objectifs dans un pays peu démocratique comme le Burkina Faso, c’est s’attendre à des difficultés. Et dès les premières heures de la naissance du SBM, les membres ont rencontré la tempête d’une tentative de liquidation. Et René Bagoro d’être plus explicite en ces termes : « Ils (les membres fondateurs) ont enduré la marginalisation, les sanctions ouvertes ou déguisées, les calomnies de toutes sortes. Certains ont même fini par  partir du corps, mais heureusement la plupart ont tenu, parce qu’ils étaient convaincus de la justesse de leur vision pour la magistrature ».

Ces difficultés, selon René Bagoro, n’ont pas freiné les activités du SBM. Les dix ans d’action syndicale menée par cette structure ont permis d’engranger des avancées notables dans la magistrature. Sont de celles-ci, la rédaction d’une plate-forme revendicative sur les conditions de vie et de travail des magistrats ainsi que sur l’indépendance de la justice, la grève de 6 jours(du 6 au 12 mars 2001) qui a permis l’amélioration du traitement salarial des magistrats et la relecture du statut pour y inclure des éléments de renforcement de l’indépendance de la magistrature, l’adhésion en 2004 au Réseau national de la lutte anti-corruption, l’adhésion  la même année à l’Union internationale des magistrats, l’initiative d’une assemblée générale de tous les magistrats du Burkina Faso. Ces acquis engrangés ne doivent cependant pas faire perdre de vue les souffrances endurées au cours de la dernière décennie. On note selon les membres du SBM, l’hostilité ouverte de la Chancellerie et son intention affichée de liquider le SBM durant toute la période allant de fin 1999 à mi 2007, la démission de 33 membres du SBM en 2005 pour des raisons, nous dit-on, inconnues.

Le SBM est conscient que la lutte est longue, mais pas question de jeter l’éponge. Mieux, le Conseil syndical du SBM, au regard de l’ampleur de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des magistrats, a initié des actions pour un rapprochement avec les deux autres syndicats de magistrats à savoir, le Syndicat autonome des magistrats au Burkina (SAMAB) et le Syndicat des magistrats du Burkina (SMB). Lequel rapprochement a permis de lutter dans une unité d’action. Seul ou en collaboration avec le SAMAB et le SMB, le SBM a mis en chantier un certain nombre d’activités ou entrepris des démarches qui n’ont pas encore connu de résultats. Ce sont, entre autres, la levée des sanctions d’avertissement prises par la Chancellerie en réaction à l’AG extraordinaire du 27 avril 2007, la relecture des textes juridiques portant organisation judiciaire, les prêts immobiliers par le Trésor, la création d’une mutuelle santé,  la création d’un fond de recherche et de publication. C’est du reste la tâche qui attend le nouveau Conseil syndical  avec le renouvellement du mandat de René Bagoro, en tant que secrétaire général.

Issouf SIDIBE

 

A l’issue de l’AG, le Conseil syndical a été renouvelé. Trois départs à savoir Kima Florentine, Poda Laurent et Fayama Issa Safériba et autant d’entrants qui ont pour nom Gnanou Karfa, Safiata Derra/Koanda, Abasse Nombré.

 Nouveau Bureau du Conseil syndical du SBM

Secrétaire général : René Bagoro
Secrétaire général adjoint : Gnanou Karfa (nouveau)

Trésorier général : Soumaila Aouba
Trésorier général adjoint : Safiata Derra/Koanda (nouvelle)

Secrétaire à l’organisation : Losseni Cissé
Secrétaire adjoint à l’organisation : Moriba Traoré

Secrétaire à la communication : Sébastien Rapadamnaba
Secrétaire adjoint à la communication : Abasse Nombré (nouveau)






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