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Mise à jour le 25/07/2010
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San Finna N°575 du 26 Juillet au 01 Août 2010
"Il n'est de Liberté qu'en dehors de l'Abus
mais il n'est de Liberté sans capacité de refus"

 

Tribune de la femme

* Le 15 Juin dernier, le National Democratic Institute (NDI) organisait un Atelier sur la mise en œuvre de la loi sur le quota genre.  Il faut espérer que nos autorités tiendront compte des recommandations de l’organisation qui, décidément, ne ménage pas sa peine en faveur des femmes. Le NDI demande ni plus ni moins la clarification du contenu de la loi « en levant les ambigüités » sur bien de points, notamment la base de calcul du nombre de femmes nominées sur les listes par un parti lors des élections (par circonscription ou nombre global), la manière dont les listes doivent être confectionnées au niveau des titulaires, des suppléants. Le NDI demande la création d’un dispositif de contrôle de la qualité des listes et de vérification de l’identité des femmes nommées comme candidates par les partis pour éviter que des noms fictifs ne soient utilisés pour remplir le quota, augmenter le nombre de sièges dans les circonscriptions où le quota est difficilement applicable, etc, etc. Nous y reviendrons  sous peu, plus en détail, dans notre rubrique « Tribune de la Femme ».

* C’est une petite histoire véridique : une Américaine vient de laisser en héritage à son fils, 1 million de dollars et 3 à son chien. Comprenne qui pourra !  

* Au moment où nous reparlons d’autosuffisance alimentaire, défi que promet de relever Blaise Compaoré (qui vient d’ailleurs d’être décoré à Ouagadougou par la Fondation pour la démocratie en Afrique, de la médaille de gloire pour « ses efforts dans la poursuite des échanges agricoles comme un outil pour faire progresser le développement économique, social, politique et culturel » !), on se remémore ces propos  tenus en 1980 par le philosophe journaliste français, co-fondateur du  Nouvel Observateur  et qui se suicida en 2007 avec son épouse atteinte d’une maladie incurable  :  « Nous ne produisons rien de ce que nous consommons et nous ne consommons rien de ce que nous produisons .  Propos qui nous  rappellent  le slogan de l’époque chez nous ! Mais il faut reconnaître que le concept d’autosuffisance alimentaire ne date pas d’hier : les Grecs, les Cubains et bien d’autres peuples, l’ont mis en œuvre avant que chez nous, il ne soit tenté avec des résultats plutôt mitigés même s’il faut reconnaître que nous n’avons pas été aidés avec de graves problèmes de sécheresse en 1984/1985.  Si l’on reparle aujourd’hui d’autosuffisance alimentaire et de développement tous azimuts de l’agriculture au détriment des cultures de rente dans lesquelles on a voulu engouffrer avec peu de succès les pays africains, une chose est certaine : plus question de vivre en autarcie comme le suggérait le régime défunt du CNR.

* Est-il vrai que des Burkinabé auraient vendu des armes à la Corée du Nord, déclenchant contre eux une plainte du gouvernement américain ? Nouvelle explosive si c’est vrai mais le bruit court dans « Ouaga la rumeur » !

* Savez-vous que  la barre des 5 milliards de lignes mobiles dans le monde a été franchie le 08 juillet 2010 ? Il n’y en avait que 720 millions en 2000 ! De quoi tomber à la renverse, n’est-ce pas ?

* On ne comprend plus rien : chez nous, les populations d’Inata, où se trouve la célèbre mine d’or, ont accusé publiquement la société Avocet Mining de dégrader l’environnement en polluant les cours d’eau avec les produits de traitement de l’or  et la société, qui a nié ce fait, s’est dépêchée de promettre une enveloppe de 2.370.000 FCFA aux populations ; et l’on dit aujourd’hui que tout serait rentré dans l’ordre. Si c’est vrai, que les populations, qui ont tout l’air se faire acheter avec un peu d’argent, aient le courage de dire maintenant haut et fort que leurs accusations étaient fausses, sinon c’est pas la peine,  comme on dit ! 

* A Londres, un couple de Noirs a donné naissance à une petite fille blanche, blonde aux yeux bleus. Pourtant, il n’y aurait eu aucun antécédent de métissage tant du côté de l’homme que de la femme ; par ailleurs,  les tests sont formels : l’enfant est bien du père ; enfin, l’enfant n’est pas albinos. On pense à une mutation génétique d’origine inconnue. Dieu, que nous réserve l’avenir ?

* Faut-il continuer chez nous avec les fonds du Fonds d’appui aux initiatives des Jeunes (FAIJ) dont beaucoup estiment que les remboursements sont insuffisants, les prêts remis à la tête du client, que ce sont des aides pour s’acheter les jeunes en politique ? On se le demande vraiment, et souvent San Finna fait part dans ses colonnes, de ses réserves compte tenu des réalités du terrain. En tout cas, on saura par la voix même de la Gouverneure des Cascades, Jocelyne Vokouma, une chose : que le taux de remboursement dans cette région est le plus faible du Faso : 23 % seulement.  La dame a fait savoir que si des gens pensent que  « le fond est mis en place pour la campagne du président Blaise Compaoré et par conséquent,  .. (qu’) on ne court aucun risque en ne remboursant pas », ils se trompent car  « Le FAIJ a un huissier et notre souhait est que vous n’ayez pas affaire à lui ». On aimerait bien savoir combien de dossiers ont déjà atterri, aux Cascades, sur le bureau d’un huissier !

* Issa Hassan Sesay, ce nom ne vous dit certainement rien mais sachez que c’est un ex-chef de la rébellion armée en Sierra Leone. Il aurait il y a quelques jours sur   RFI, en tant que  témoin à décharge du rouquin de Monrovia, Charles Taylor, soutenu que le trafic d’armes au niveau de la Sierra Leone n’impliquait pas ce dernier, que c’est Kadhafi qui a acheté les armes, qui les faisait transiter par le Burkina Faso, lequel Faso les acheminait en Sierra Leone via le pouvoir ivoirien de l’époque.  Si c’est confirmé, sera-ce un tournant au procès de La Haye ? Nous verrons bien. En tout cas, Notre Voie du 23 juillet passé, journal pro-FPI, vient de rapporter partiellement (raisons diplomatiques obligeant certainement) les  propos de l’ex-rebelle sur la radio mondiale pour ce qui concerne l’ancien président ivoirien.     

* En principe, au niveau du pouvoir, le CDP et la FEDAP/BC ont dû tenir le 24 juillet dernier, des réunions de leurs instances respectives. Pour faire quoi ? On en saura plus dans les jours qui viennent mais sans doute qu’au regard des dernières prises de position au niveau de la FEDAP/BC, cela risque d’avoir des répercussions dans le landerneau politique.

* On murmure que les commissaires politiques régionaux du CDP ne seront pas tous appelés à gérer la campagne présidentielle du 21 novembre dans  leurs patelins.






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